Extrait de la dernière des sept bénédictions : "Qu'on puisse bientôt entendre dans les villes de Judée et dans les rues de Jérusalem, la voix d'allégresse et la voix de joie, la voix du jeune époux et celle de la jeune épouse" [Jérémie 33, 1].
" Cet acte, écrit en araméen, signé par deux témoins, énonce la liste des obligations que le marié s'engage à remplir vis-à-vis de son épouse tant durant la vie maritale qu'en cas de dissolution de leur union ; Et il précise que cet engagement a été sanctionné par un acte juridique - le kinyane soudar. Ce document sera ensuite conservé précieusement par l'épouse ou par ses parents : Il constitue une condition sine qua non de la vie maritale. Ainsi que le prescrit le choul'hane 'aroukh ; " Il est interdit de vivre avec sa femme ne fût-ce qu'un instant, s'il n'y a pas de Ketouba." Si elle était perdue, il serait indispensable d'en réécrire une autre. Une telle importance attachée à ce document est significative. C'est que la Ketouba constitue une véritable déclaration des droits de la femme. Le judaïsme y affirme avec force sa conception de l'épouse : il exclut radicalement toute notion de femme-objet ou de femme-servante. L'antiquité de l'institution de la Ketouba illustre bien le caractère futuriste du judaïsme, tel qu'il apparaît tout au long de l'histoire, en comparaison avec les options du monde non-juif. " [Grand Rabbin M. Gugenheim, mémento, Grand Rabbinat de France 5757 /97]