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Zoroastre
, en persan Zarathoustra
Réformateur religieux et mystique iranien (VIIIe ou VIIe siècle
avant J.-C.), dont le livre sacré est l'Avesta.
Zoroastre, en avestique Zarathoustra, n'est pas le fondateur de la
religion des anciens Perses comme on le croit généralement, mais son
réformateur, plusieurs siècles après l'installation des aryens en Iran et
en Inde. On nomme Gatha l'ensemble des textes attribués à Zoroastre.
Sa vie est en grande partie légendaire. La date et le lieu de naissance de
Zoroastre demeurent un sujet de controverse.
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L'abandon
des sacrifices
Ainsi, l'emploi du terme de
zoroastrisme n'est acceptable que comme équivalent de parsisme et par
opposition au mazdéisme, antérieur à la réforme de Zoroastre.
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Cette réforme trouve ses raisons dans
un développement excessif de la magie, dont la Perse était, dans l'Antiquité,
la terre d'élection. C'est néanmoins avec le prestige attaché à la science
des mages que le nom de Zoroastre circulait dans le monde gréco-romain, où
son existence était généralement rapportée à un passé fabuleux.
L'enseignement qu'il propagea repose sur une théologie dualiste : Ahura
Mazda, le dieu du Bien, s'oppose à Ahriman, le dieu du Mal. L'homme, par la
pureté de sa vie, de ses pensées, de ses paroles et de ses actes (dont il
rendra compte dans l'au-delà), doit contribuer au renforcement de la
puissance du Bien. Il est curieux qu'Hérodote, le « père de l'Histoire », ait
ignoré jusqu'à son nom.
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Il n'en est pas moins certain que la
réforme de Zoroastre entraîna l'abandon, en Iran, des anciens sacrifices, à
l'exception de celui du feu, grâce à la promulgation d'un code éthique aussi
minutieux qu'austère qui fondait le culte « de la pensée pure, de la parole
pure et de l'action pure » (G. Dumézil).
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Né en riant
Sa vie est en grande partie légendaire. La date et le lieu de
naissance de Zoroastre, comme la signification étymologique de son nom,
demeurent un sujet de controverse. Le VIIe siècle av. J.-C.
est une date approximative qui s'accorde avec la tradition pehlvie.
Christensen (l'Iran sous les Sassanides) a établi qu'à partir de cette époque
le mazdéisme est attribué, par les Mèdes, à Zoroastre. Si l'on s'en tient à
la tradition des parsis, le prophète serait né à Ouroumyah, dans
l'Atropatène, l'actuel Azerbaïdjan, ou à Ragès, dans l'ancienne Médie. Il
serait d'origine princière et aurait, pendant de longues années, vécu dans
une retraite au cours de laquelle il aurait eu de nombreux entretiens avec
Ormuzd et les saints immortels, les Amshaspends. Le Grand Dieu lui ordonna
d'aller convertir le roi Gusthâsp, dont la cour était dominée par des prêtres
adonnés à la magie. Avec l'aide de ce roi, sa propagande s'étendit vers
l'est, en Bactriane, et il serait mort en 583 av. J.-C., à l'âge de
77 ans, tué par un Touranien. Une tradition, dont Pline l'Ancien s'est
fait l'écho dans son Histoire naturelle, rapporte que c'est en riant
que Zoroastre serait venu au monde. Nietzsche a choisi Zoroastre comme
symbole de ses idées personnelles sur le « surhomme » dans Ainsi parlait
Zarathoustra.
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