Contre le délit de blasphème, La Raison, mai 1997, n° 421
Les libres penseurs ont été informés de la condamnation de cinq membres d'Act-Up et d'Egales, en première instance correctionnelle à Strasbourg, à 4000 F d'amende chacun, en vertu de deux articles d'une loi concordataire, pour avoir perturbé une messe. Ces militants risquaient jusqu'à trois ans de prison uniquement en Alsace-Moselle.
Les libres penseurs considèrent que ces textes de loi placent les Eglises en situation de privilège par rapport aux autres associations de citoyens et instituent le délit de blasphème. Cette confusion entre le religieux et l'Etat rappelle singulièrement le procès du chevalier de La Barre, quand on apprend que c'est le préfet du département qui a porté plainte au nom de "ses" ministres du culte, considérés comme "ses" fonctionnaires.
C'est l'Etat cléricalo-policier qui se profile derrière cette condamnation!
Les signataires de cet appel, informés de ces
évènements, exigent :
- la relaxe des prévenus en appel
- l'abrogation de ces lois concordataires, contraires aux lois
républicaines de séparation des Eglises et de l'Etat.
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