18 février 1564 

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Portrait de jeune homme, par Raphaël (Italie 1483-1520), National Gallery of Art (Washington)
Ce jour-là...

Michel-Ange rejoint Dieu et ses anges

Le 18 février 1564, Michelangelo Buonarroti, plus connu sous le nom de Michel-Ange, meurt à Rome à l'âge de 89 ans.
Sculpteur, peintre, architecte, ingénieur, poète, Michel-Ange est le plus démesuré des artistes de la Renaissance. C'est aussi le plus païen des illustrateurs de la foi catholique.

L'énergie et la force vitale qui se dégagent de son œuvre évoquent davantage la mythologie d'Hésiode que la compassion évangélique.

Comment ne pas songer à Zeus devant la scène du Jugement dernier, à la Sixtine ? Et les bustes d'esclaves à demi-ébauchés dan le matériau, n'est-ce pas l'Homme créé à partir de la Terre ?

Que dire encore des David-Apollon, magnifiques représentations du corps humain ?

Il n'y a guère chez Michel-Ange que la Pietà douloureuse de Saint-Pierre de Rome qui échappe au soupçon de paganisme.

La vierge de Manchester, vers 1490 (National Gallery)Né à Caprese, près d'Arezzo, l'artiste s'illustre à Florence, à la cour de Laurent de Médicis, dit le Magnifique.

Après la chute des Médicis, il se réfugie à Rome, auprès du pape Jules II. On est au temps où triomphent l'humanisme et l'individualisme.

Avide de somptuosité, Jules II commande à Michel-Ange un splendide mausolée qui restera inachevé. Il lui impose aussi de décorer le plafond de la chapelle Sixtine.

Les murs de cette chapelle vaticane ont déjà été décorés par d'illustres prédécesseurs tels Boticelli ou Le Pérugin. Les fresques de la voûte demanderont quatre ans de travail éreintant (au sens propre).

En 1546, le pape Paul III confie à Michel-Ange, architecte en chef du Vatican, le soin de reprendre la construction de la basilique Saint-Pierre de Rome, délaissée depuis la mort de l'architecte Bramante, 32 ans plus tôt.

Michel-Ange remanie les plans de son ancien rival et dessine une majestueuse coupole (136,50 mètres de hauteur totale).

Jusqu'à sa mort en pleine gloire, à Rome, l'artiste toscan poursuivra une collaboration âpre et féconde avec tous les successeurs de Jules II.

 

Mise à jour le 24 février 2003