Consécration
de la basilique Saint-Pierre de Rome
Le 18 novembre 1626, le pape Urbain VIII
consacre la nouvelle basilique Saint-Pierre de Rome.
Une première basilique avait été bâtie
1300 ans plus tôt à l'initiative de l'empereur
Constantin en ce lieu où
la tradition veut que l'apôtre Pierre ait été
enseveli après son martyre.
L'édifice menaçant ruine, le pape Jules II décide
en 1506 de le reconstruire.
La collecte des dons va donner lieu en Allemagne à
des abus qui scandaliseront le moine Martin Luther,
d'où le protestantisme et les premières guerres
de religion.
Les
plus grands artistes de la Renaissance italienne sont associés
à la construction de ll'ouvrage.
C'est ainsi que l'architecte Bramante dessine les plans de
la basilique.
En 1546, Michel-Ange (67 ans)
remanie les plans de son ancien rival, mort en 1514.
Il dessine une majestueuse coupole (136,50 mètres de
hauteur totale).
Ce n'est pas fini. En 1605, après une longue controverse,
le pape Paul V décide d'abandonner le plan initial
en forme de croix grecque (avec quatre branches égales).
La nef est prolongée et transformée en croix latine
pour se conformer aux préceptes et aux rituels de la
Contre-Réforme catholique.
Au XVIIe siècle, enfin, l'artiste baroque Le Bernin
conçoit un baldaquin monumental de 29 mètres
de haut au-dessus de l'autel et de la tombe de saint Pierre.
Il réalise la colonnade aux 140 statues qui encadre
avec harmonie le parvis et permet à un million de pèlerins
d'assister aux cérémonies et d'avoir vu sur
la célèbre fenêtre d'où les papes
adressent leur bénédiction urbi et orbi
(«dans
la ville et hors la ville»).
D'une superficie de 22000 m2 (quatre fois plus vaste que Notre-Dame
de Paris), Saint-Pierre est de fait le plus vaste et le plus
somptueux édifice religieux qui soit.
En 1940, la découverte d'une très ancienne nécropole
chrétienne a paru confirmer la présence de la
dépouille de Pierre sous le maître-autel de la
basilique.