25 février 1948

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Pour Vava, par Marc Chagall (1955)
Ce jour-là...

Le coup de Prague

Le 25 février 1948, le président de la république tchécoslovaque, Edouard Benes, doit céder tout le pouvoir aux communistes et à leur chef, Gottwald, après deux semaines de pression intenses des Soviétiques.

Quelques mois plus tôt, Staline a mis son veto à l'octroi d'une aide américaine à la Tchécoslovaquie dans le cadre du plan Marshall, isolant celle-ci de l'Occident.

De tous les pays d'Europe centrale qui ont été libérés des nazis et occupés par les Soviétiques, la Tchécoslovaquie est le seul qui avait une tradition démocratique et un parti communiste puissant. Celui-ci avait obtenu 38% des suffrages aux élections de 1946 et tenait une place importante au gouvernement.

Par leur «coup de Prague», les communistes de Gottwald mettent la main sur tous les rouages du pays. Celui-ci plonge dans l'obscurantisme pour quarante ans, sauf une brève parenthèse à l'occasion du «printemps de Prague» de 1968.

A l'Ouest, le coup de Prague est perçu comme un premier pas vers une troisième guerre mondiale. En Allemagne, les zones d'occupation alliées évoluent chacune de leur côté et Staline tente mais en vain d'asphyxier Berlin-Ouest par un blocus terrestre.

Le 4 avril 1949 est signé le traité de fondation de l'OTAN, alliance militaires de toutes les démocraties occidentales. La guerre froide entre dans une phase active et durera jusqu'à la fin des années 80.

 

Mise à jour le 24 février 2003