De la
fondation de l'OTAN à la guerre du Kosovo
Avec le traité de l'Atlantique Nord, signé à
Washington le 4 avril 1949, la guerre froide entre dans sa
phase institutionnelle.
Alarmés par le «coup de Prague» du 25 février
1948, les États-Unis, le Canada et dix pays d'Europe de l'Ouest veulent contenir une
éventuelle agression du bloc communiste aux ordres de Staline.
L'Organisation du traité de l'Atlantique Nord est rejointe plus tard par la Grèce et la
Turquie, enfin par la République fédérale allemande.
Son siège est établi à Paris, dans un bel immeuble de la Porte Dauphine. En 1966, la
France du général De Gaulle se retire des organes opérationnels sans cesser
d'appartenir à l'alliance.
Le siège de l'OTAN se transporte dans la banlieue de Bruxelles. Il y restera même après
le retour de la France au sein de l'Organisation, au début des années 90.
Au début des années 80, l'OTAN réagit avec succès à la menace que représentent les
missiles SS20 déployés par l'URSS en Europe centrale.
Sous l'impulsion des États-Unis, l'OTAN entraîne l'organisation rivale du Pacte de
Varsovie dans une course aux armements très coûteuse. L'Union soviétique ne peut pas
suivre. Elle souffre d'un délabrement croissant de son économie et sa population voit
ses conditions de vie empirer d'année en année.
Quarante ans après la création de l'OTAN, l'implosion du bloc soviétique permet à
l'Alliance de remporter une victoire totale sans avoir eu besoin de tirer un seul coup de
fusil.
Après avoir fait face pendant un demi-siècle à la toute-puissante URSS sans tirer un seul coup de fusil, l'OTAN livre sa première guerre (la dernière?) au Kossovo.
En 2002, après la Pologne, la Hongrie et la République tchèque, c'est au tour de
sept nouveaux États d'Europe centrale (dont trois de l'ancienne URSS!) de rejoindre l'Alliance, portant à 26 le nombre de ses membres: Estonie, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, Slovénie, Roumanie et Bulgarie.