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Fin de la guerre en Europe
La seconde guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai
1945, au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne.
Hitler s'étant suicidé quelques jours plus tôt dans son bunker de Berlin, le
30 avril, c'est à l'amiral Doenitz qu'il revint de demander la cessation des combats aux
puissances alliées, les Anglo-Saxons et les Soviétiques.
Son représentant, le général Jodl, signe la capitulation sans condition de l'Allemagne
hitérienne le lundi 7 mai à 2h 45 à Reims, au quartier général des forces alliées du
général Eisenhower (il s'agit d'un collège qui porte aujourd'hui le nom de lycée
Roosevelt).
L'acte est signé par le général Jodl, le général Bedell-Smith et le général
soviétique Sousloparov. Le général français Sevez est invité à contresigner l'acte
à la fin de la cérémonie, en qualité de simple témoin.
La cessation des combats est fixée au lendemain, à 23h 01 (mais certaines troupes
allemandes résisteront au-delà de cette date, notamment dans la place forte de
Saint-Nazaire).
Le dictateur soviétique Staline exige que la capitulation soit ratifiée dans la capitale
allemande, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Joukov, dans le
quartier de Karlshorst.
C'est ainsi que le 8 mai, à 15 heures, les chefs d'État et de gouvernement alliés, dont
le général de Gaulle, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle
des hostilités en Europe.
Aux États-Unis, l'annonce de la victoire revient au président Harry Truman, son
prédécesseur Franklin Roosevelt étant mort d'épuisement et de maladie le 14 avril
précédent.
La capitulation n'est pas la
paix
Après la capitulation de l'Allemagne nazie, les hostilités se poursuivent avec
acharnement dans l'océan Pacifique contre le Japon de l'empereur Showa.
La fin véritable de la seconde guerre mondiale n'a lieu que le 2 septembre suivant, avec
la capitulation du Japon suite aux deux explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les
6 et 9 août.
Les Américains distinguent ainsi le V-E (Victory-Europe) Day, jour de la
victoire en Europe et le V-J (Victory-Japan) Day, jour de la victoire sur le
Japon.
La France et la capitulation
La France, bien qu'officiellement retirée de
la guerre depuis l'armistice de 1940, est représentée à Berlin, dans la salle de
capitulation, aux côtés de l'Angleterre, des États-Unis et de l'URSS.
Charles de Gaulle a convaincu Winston Churchill d'accorder ce privilège à son pays. Pour
le chef de la France libre, le conflit qui s'achève a commencé non pas en 1939 mais en
1914. Au terme de cette guerre de trente ans, il estime que son pays a somme toute bien
mérité de la Victoire.
Son gouvernement est donc représenté à Berlin par le chef de la 1ère armée
française, le général de Lattre de Tassigny. Lorsque celui-ci exige qu'un drapeau
français soit joint aux drapeaux anglais, américain et soviétique dans la salle de
capitulation, il s'attire cette réflexion d'un officier britannique: "Et
pourquoi pas le drapeau chinois?"
Le maréchal Keitel, commandant en chef de l'armée allemande, s'exclame pour sa part en
voyant le drapeau français: "Ach, il y a aussi des Français! Il ne manquait
plus que cela!"
Négligeant de commémorer la capitulation du 7 mai, à Reims, à laquelle ils n'avaient
eu aucune part, les Français ont choisi par la suite de commémorer exclusivement le 8
mai 1945.
En 1975, le président Giscard d'Estaing a prétendu mettre un terme à cette
commémoration par souci de réconciliation avec les Allemands... mais au grand scandale
des associations d'anciens combattants.
En 1981, le 8 mai est redevenu férié. Aujourd'hui, il est qui plus est chômé...
L'attention portée à cette célébration paraît d'autant plus incongrue que le 8 mai
1945 est aussi marqué par la répression sanglante de Sétif.
A noter que ni les Anglais, ni les Américains ne chôment le 8 mai quoiqu'ils aient les
meilleures raisons du monde de commémorer cet anniversaire.
Quant aux Russes, c'est le 9 mai qu'ils célèbrent la capitulation de l'Allemagne nazie!
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