Rome en flammes

Néron règne sur l'empire romain à son apogée.

Le 19 juillet de l'an 64 après Jésus Christ, la Ville éternelle est ravagée par un incendie qui a pris naissance dans une petite boutique située près du Circus Maximus, au pied du mont Palatin où se trouve le palais impérial.

L’incendie va durer six jours. Néron, qui se reposait à la campagne, rejoint prestement sa capitale. Il contemple l’incendie qui ravage jusqu'à son palais, tout en déclamant des vers à la mesure de l’événement.

Sitôt l’incendie maîtrisé, l’empereur se consacre à la reconstruction de son palais dans des dimensions plus grandioses qu’auparavant.

La rumeur publique le suspecte d’avoir lui-même arrangé l’incendie dans ce but. Pour couper court aux médisances, Néron fait accuser les chrétiens d’être eux-mêmes à l’origine du désastre.

Il est vrai que les premiers chrétiens, bien que très minoritaires dans la population de Rome, suscitent la méfiance par leur refus de vénérer l’empereur, leur foi étrange en un Dieu unique et leur habitude de se comporter entre eux comme frères et sœurs.

Plusieurs sont livrés aux bêtes dans les arènes et mis à mort. L’apôtre Pierre, qui côtoya le Christ, serait au nombre de ces premiers martyrs. La tradition veut qu'il ait été crucifié la tête en bas puis enseveli sur la colline du Vatican, à l'endroit même où sera érigée plus tard la basilique qui porte son nom.

Le mot martyr, d'origine grecque, signifie «témoin». Il désigne ceux qui osent témoigner de leur foi en la résurrection au péril de leur vie.

Ces premières persécutions surviennent trente ans à peine après la crucifixion du Christ lui-même.

Beaucoup d’autres suivront, en particulier sous les règnes de l’empereur Marc-Aurèle (mort en 180) et de l’empereur Dioclétien, qui abdique en 305. Les persécutions cesseront définitivement avec l’édit de tolérance de Constantin, en 313.

 

Mise à jour le 23 février 2003