On a marché
sur la Lune
Le 20 juillet 1969, à 21h17
(heure française), le module lunaire Eagle de la mission
Apollo XI se pose sur la Lune. Le cosmonaute Neil Armstrong
annonce: «Houston, ici la base de la Tranquillité. L'Aigle
a atterri».
Un peu plus tard,
à 3h56, dans la nuit du 20 au 21 juillet, Neil Armstrong pose
son pied sur le sol et lance une phrase longuement mûrie: «Un
petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité».
Il est rejoint un quart d'heure plus tard par Edwin «Buzz»
Aldrin.
Dans le ciel, la capsule Apollo poursuit le tour de
la Lune avec à son bord le troisième homme de l'équipage, Michaël
Collins.
De retour sur la Terre après un peu plus de 8 jours d'absence,
les cosmonautes ramènent 20 kg d'échantillons de minéraux lunaires.
Cette mission du programme Apollo réhausse le prestige des États-Unis
que la guerre froide semblait ternir.
Le programme Apollo est le résultat d'un engagement politique
pour satisfaire les intérêts américains à l'échelle nationale
et internationale.
Il s'inscrit dans un contexte de course à l'espace entre les
États-Unis et l'URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques).
Le défi soviétique
Au sommet de la Guerre froide, les Soviétiques avaient gagné
les deux premières manches de cette course.
En octobre 1957, l'URSS surprend les États-Unis en mettant en
orbite le premier satellite artificiel au monde, Spoutnik
1. En avril 1961, elle consolide son avance en envoyant
dans l'espace le premier homme dans l'espace, Iouri Gagarine.
Le président américain John Fitzgerald Kennedy
décide alors de mettre un terme aux déboires des États-Unis
dans l'espace. Le 25 mai 1961, il prend l'engagement devant
le Congrès que les États-Unis enverraient un homme sur la Lune
avant la fin des années soixante.
Pari accompli au prix de... 25 milliards de dollars.
Cinq missions Apollo vont succéder à la mission
d'Armstrong et Aldrin jusqu'au 14 décembre 1972.
Personne n'est encore revenu sur la Lune pour marcher sur les
traces laissées ce jour-là par le cosmonaute Gene
Cerdan.