20 juillet 1969

Voir le jour précédentavant aprèsVoir le jour suivant
Pour Vava, par Marc Chagall (1955)
Ce jour-là...

On a marché sur la Lune

Le 20 juillet 1969, à 21h17 (heure française), le module lunaire Eagle de la mission Apollo XI se pose sur la Lune. Le cosmonaute Neil Armstrong annonce: «Houston, ici la base de la Tranquillité. L'Aigle a atterri».

Apollo 11 ou le triomphe de l'AmériqueUn peu plus tard, à 3h56, dans la nuit du 20 au 21 juillet, Neil Armstrong pose son pied sur le sol et lance une phrase longuement mûrie: «Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité». Il est rejoint un quart d'heure plus tard par Edwin «Buzz» Aldrin.

Dans le ciel, la capsule Apollo poursuit le tour de la Lune avec à son bord le troisième homme de l'équipage, Michaël Collins.

De retour sur la Terre après un peu plus de 8 jours d'absence, les cosmonautes ramènent 20 kg d'échantillons de minéraux lunaires.

Cette mission du programme Apollo réhausse le prestige des États-Unis que la guerre froide semblait ternir.

Le programme Apollo est le résultat d'un engagement politique pour satisfaire les intérêts américains à l'échelle nationale et internationale.

Il s'inscrit dans un contexte de course à l'espace entre les États-Unis et l'URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques).

Le défi soviétique


Au sommet de la Guerre froide, les Soviétiques avaient gagné les deux premières manches de cette course.

En octobre 1957, l'URSS surprend les États-Unis en mettant en orbite le premier satellite artificiel au monde, Spoutnik 1. En avril 1961, elle consolide son avance en envoyant dans l'espace le premier homme dans l'espace, Iouri Gagarine.

Le président américain John Fitzgerald Kennedy décide alors de mettre un terme aux déboires des États-Unis dans l'espace. Le 25 mai 1961, il prend l'engagement devant le Congrès que les États-Unis enverraient un homme sur la Lune avant la fin des années soixante.

Pari accompli au prix de... 25 milliards de dollars.

Cinq missions Apollo vont succéder à la mission d'Armstrong et Aldrin jusqu'au 14 décembre 1972.

Personne n'est encore revenu sur la Lune pour marcher sur les traces laissées ce jour-là par le cosmonaute Gene Cerdan.

 

Mise à jour le 23 février 2003