28 juillet 1755

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Le temps des Révolutions (1688-1848)
Ce jour-là...

Le Grand Dérangement des Acadiens

Le 28 juillet 1755, le Conseil de Nouvelle-Ecosse, au Canada, décide de déporter tous les Acadiens de la colonie britannique en Nouvelle-Angleterre, plus au Sud.

Sa décision est motivée par la crainte que ces colons courageux d'origine française ne prennent le parti de la France dans la guerre en préparation entre le royaume de Louis XV et celui de Georges II.

La guerre en question, dite guerre de Sept Ans, se soldera côté français par le désastreux traité de Paris et la perte de la dernière colonie française au Canada, la Nouvelle-France (à part le très petit archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon).

Un peuple courageux

Les Acadiens descendent des Tourangeaux qui peuplèrent la colonie française d'Acadie avant que celle-ci ne fut cédée à l'Angleterre par le roi Louis XIV, dans le cadre des traités d'Utrecht qui mirent fin à la désastreuse guerre de Succession d'Espagne.

La population masculine est rassemblée dans les semaines qui suivent et 46 bateaux transportent les malheureux.
Cet exode appelé «Grand Dérangement» fera 7.000 à 8.000 victimes sur un total de 13.000 personnes.

Une poignée de déportés du Maryland s'enfuira vers la Louisiane,... à la veille de son transfert sous souveraineté espagnole.

Ils deviendront les «Cajuns» (une déformation du mot Acadien). On en recense environ 800.000 aujourd'hui dont très peu parlent encore l'ancien dialecte français.

La canadienne Antonine Maillet a remis à l'honneur cette culture avec son célèbre roman: «Pélagie-la-Charrette» (1979).

 

Mise à jour le 23 février 2003