Le 29 octobre
1922, le roi d'Italie Victor-Emmanuel III nomme Benito Mussolini Président du Conseil
(l'équivalent de Premier ministre).
Mussolini va faire très vite des émules dans les petits pays d'Europe centrale (Hongrie,
Pologne, Autriche,...) et l'épithète fasciste va désigner dès
l'entre-deux-guerres les mouvements d'extrême-droite et leurs partisans réels ou
supposés.
Mussolini a fondé peu avant le Parti National Fasciste,
premier parti d'Europe occidentale ouvertement non-démocratique.
Ses revendications démagogiques et son talent d'orateur lui ont valu un grand
succès auprès des masses populaires frustrées par la paix consécutive à la première
guerre mondiale.
Le roi en a tiré
les conséquences en l'appelant au pouvoir. Pour donner l'illusion d'une prise de pouvoir
personnelle, le Duce (Guide en italien) entre dans la capitale italienne le
lendemain, entouré des hiérarques et des militants fascistes, au terme d'une très
symbolique «Marche sur Rome».
Il forme son gouvernement - le premier d'Europe occidentale qui se déclare
non-démocratique -. Son «règne» va durer jusqu'en 1943.
Il est alors renversé par ceux-là même qui ont fait
appel à lui et finit pitoyablement sa vie à la tête de l'éphémère République de
Salo.