Bonaparte met un terme à la Révolution Par Gabriel Vital-Durand
Les trois Consuls Cambacérès, Bonaparte et Lebrun siégeant au Conseil d'état (détail d'un tableau d'Auguste Couder). Conformément aux dispositions imposées par Bonaparte, le titre de Premier consul et la réalité des pouvoirs sont octroyés au vainqueur du 18 Brumaire. Il a 30 ans. A ses côtés figurent deux nouveaux Consuls. Il s'agit de Cambacérès, un ancien conventionnel régicide, et Lebrun, un ancien député de la Constituant, aux penchants royalistes. L'épopée napoléonienne commence. Pour le meilleur et pour le pire. Premiers effets du coup d'Etat La République française abordait l’année 1799 en position désespérée. Le régime du Directoire était aux abois, ses ennemis de la deuxième coalition croyaient déjà triompher, les Bourbons étaient persuadés de reprendre bientôt le pouvoir, Bonaparte était hors-jeu en Syrie. Le pape, qui s’était réfugié au Vatican par suite de l’instauration de la République Romaine, s’apprêtait à passer l’Eglise de France par pertes et profits... Fin 1800, tout a changé. Bonaparte ayant instauré le Consulat et triomphé des Alliés au terme de deux campagnes décisives en Italie (Marengo) et en Allemagne, il prépare le Concordat et le traité de Lunéville avec l’Autriche. La Russie a rassemblé la Ligue des Neutres contre les prétentions de l’Angleterre qui reste seule en lice. La deuxième coalition a vécu. La France compte 104 départements, contrôle l’Espagne, l’Italie, la mer Adriatique et les Iles ioniennes, la Suisse, la moitié des princes allemands et la Hollande. Une grande partie de la classe aristocratique s’est même ralliée au régime (Chateaubriand, Montmorency, Ségur)... Mise
à jour le 22 février 2003 |


