Le 17 mars 1861, Victor-Emmanuel II se
fait proclamer «roi d'Italie par la grâce de Dieu et la volonté de la nation»
par un Parlement national réuni à Turin...
suite de l'article
Autres anniversaires du jour
Le 17 mars 1560, à Amboise, quelques centaines de gentilshommes
tentent d'enlever le jeune roi François II afin de le soustraire à l'influence des
Guise.
Les Guise ont une grande influence à la Cour de France du fait que la reine Marie Stuart leur est alliée du côté maternel. Leur
intolérance catholique et leur ambition met en péril l'équilibre religieux entre
catholiques et protestants. C'est ainsi qu'ils entrent en rivalité avec la famille du
puissant prince de Condé, lui-même protestant.
Cependant la conjuration d'Amboise est éventée. Tous les participants sont massacrés,
comme leur chef La Renaudie, ou exécutés.
Les tensions entre catholiques et réformés ne vont pas cesser de s'accroître en dépit
des tentatives de conciliation de la reine-mère Catherine de Médicis et du chancelier
Michel de l'Hospital. Elles déboucheront sur le massacre de Wassy.
Ce sera le début des guerres de religion.
Le 17 mars 1793, la petite principauté de Salm-Salm, située à l'ouest de l'Alsace,
entre Schirmeck et Senones, sa capitale, fut rattachée à la France à la demande de la
population, empêchée de se ravitailler autrement qu'à travers le territoire français.
Le prince de Salm possédait à Paris un hôtel particulier qui abrite aujourd'hui le
musée de la Légion d'honneur.
Le 17 mars 1915, le gouvernement français interdit la production et la consommation
des liqueurs anisées extraites de l'absinthe. Ces liqueurs ont été mises au point
en 1805 à Pontarlier par le distillateur Henri-Louis Pernod. En 1830, lors de la
conquête de l'Algérie, on conseille aux soldats
français de rajouter à l'eau qu'ils boivent quelques gouttes de liqueur d'absinthe
destinées à l'assainir et à apaiser leurs dérangements digestifs. Ils y prennent goût
et, de retour en France, continuent à la consommer. Surnommée la «sorcière verte»,
l'absinthe devient à la fin du XIXe siècle synonyme de la dégradation de la condition
ouvrière... mais inspire aussi les poètes et les artistes (Verlaine, Degas,
Toulouse-Lautrec,...). Ses effets s'avèrent désastreux dans les tranchées de la Grande
Guerre d'où son interdiction. En 1920, sous la pression des distillateurs, les alcools
anisés sont à nouveau autorisés. En 1932, un jeune Marseillais du nom de Paul Ricard
commercialise une variante de l'anis de Pontarlier sous le nom de «pastis»
(mélange ou confusion en provençal). On sait ce qu'il en adviendra.