Miracles et dogmes
- les hindous trompés par un effet de capillarité (septembre 1995),
- prières pour la pluie en Inde dans l'état d'Assam:
- Un mariage a été célébré entre deux grenouilles selon le rituel hindou
en mars 1999. Les centaines de personnes ayant assisté à la scène comptent
sur cette cérémonie pour obtenir un retour de la pluie. Deux prêtres ont
célébré cette union sous le regard d'une troisième grenouille jouant le rôle
de témoin.
- le gigantesque pèlerinage hindou du Kumbh
- Du 9 janvier 2001 au 22 février 2001 s'est déroulé le pèlerinage hindou "Maha Kumbh Mela" à Allahabad dans le nord de l'Inde. Situé au confluent du Gange et la Yamuna, le lieu passe pour laver les fidèles de leur erreurs. Cette opération facile n'incite donc pas à une amélioration de soi puisque le pardon est assuré. L'évènement a lieu tous les 12 ans mais l'édition 2001 avait ceci de privilégié qu'elle s'accordait avec des délires astrologiques. Les guérisons miraculeuses y sont monnaie courante, le haschich ambiant facilitant l'apparition des miracles... 30 millions de personnes se sont rassemblées le 24 janvier, jour de la pleine lune, car aucun pèlerin ne doute que ce gros caillou détermine les vies humaines. Autre promesse du pèlerinage: un accés assuré au nirvana pour les pélerins. L'édition 1954 y en avait expédié directement 800 et en 1984 200 ont suivi, morts dans des bousculades. Mais les grands absents du pèlerinage 2001 auront été les dieux: en pleine période de pèlerinage, le 26 janvier, un tremblement de terre catastrophique s'est produit dans l'état du Gujarat (ouest de l'Inde) et a causé la mort de dizaines de milliers de personnes (20000, 30000 ?). Il est vrai que tous les textes sacrés avancent comme preuve principale de l'existence des dieux leur force destructrice.
- en Inde, l'Association Rationaliste Indienne mène depuis 1997 une campagne
de démystification des innombrables charlatans faiseurs de miracles.
- Avec quelques connaissances rudimentaires en chimie et quelques tours
d'illusionnistes, de nombreux gourous parviennent à gagner leur vie grâce à
la crédulité des populations rurales. Les rationnalistes indiens ont donc
procédé à des explications pédagogiques dans de nombreux villages pour
confondre les charlatans. Ainsi, les "gouttes divines" qui explosent au
contact avec la pierre ne sont que des gouttes d'eau projetées sur des
cristaux de sodium, matériau qui réagit de façon explosive à la moindre
humidité. La "puissance mentale" enflammant bougies et herbes sèches ne fait
que cacher des produits chimiques très inflammables par temps ensoleillé. De
même, la marche sur le feu, l'ingestion de verre, la lévitation, etc... sont
aisément démontés par les rationalistes (voir The Internet Infidels
http://infidels.org/infidels/newsletter/1999/april.html#miracles)
.
- AXA, une société d'assurance œcuménique (décembre 2001)
La dernière campagne de publicité, on appelle ça "communication", de la société AXA est allé puiser aux sources de la spiritualité sur les rives du Gange, christianisme et islam souffrant trop d'une histoire quelque peu agitée et pas forcément à proposer en modèle. C'est donc l'hindouisme et la réincarnation qui ont élevé AXA au dessus des basses contingences matérielles qui font pourtant son pain quotidien. On peut lire sur une des affiches du groupe "On peut croire qu'il y a plusieurs vies après la vie", et y sont représentés trois éléphants censés être les réincarnations de personnages prénommés Marc, Lucie et Hubert. Une autre affiche propose une vue du Gange. La métaphore voulue par AXA obéit aux principes élémentaires de l'intoxication publicitaire: peu importe le lien de ce qui est montré avec l'activité à promouvoir, l'essentiel est de présenter à la cible la mode du moment avec exotisme. Mais afin de ne facher personne, et surtout pas l'aile branchée du catholicisme, AXA finance aussi la chaine cablée catholique KTO à hauteur de 15% (Le Canard Enchaîné 21 novembre 2001). Le premier groupe d'assurance mondial peut donc se vanter d'être aussi le plus œcuménique.
- A Java, les musulmans récupèrent les offrandes des hindous faites aux dieux
Le Sénat propose, à Paris, une exposition de photographies somptueuses sur les volcans. Réalisées par Philippe Bourseiller et Jacques Durrieux, ces images sont présentées sur les grilles du Jardin du Luxembourg, rue de Medicis, du 5 novembre 2001 au 28 février 2002. Mais certaines d'entre elles s'attachent non pas au phénomène tectonique lui-même mais à la mythologie qui en a été imaginée. Ainsi on peut voir avec stupeur une scène irréelle se dérouler sur le sommet du volcan Bromo à 2329m: des hindous jettent des offrandes (un billet ici) aux dieux, une manne aussitôt récupérée par les musulmans placés quelques mètres en contrebas. Légende explicative de la photographie:
"Sur les hauts plateaux de Tengger à l'est de l'île de Java, le Bromo est un volcan sacré, lieu de culte où se déroulent de grandes fêtes en l'honneur des dieux. Les populations hindouistes vivant à ses pieds pensent que le Bromo est la demeure des dieux bienfaisants qui fertilisent les sols des rizières et permettent trois récoltes par an. La fête du Kesodo conduit ainsi chaque année prêtres et paysans hindouistes au cratère du Bromo dans lequel sont jetées des offrandes rituelles pour honorer le volcan. Celles-ci sont souvent récupérées au vol par les musulmans qui prennent position sur les pentes intérieures du cratère et interceptent l'avalanche de biens qui leur passe au dessus de la tête. Pourtant, le tout se déroule de façon pacifique, les hindouistes sont en effet convaincus que les dieux savent prendre ce qui leur revient. La caldera du Tengger est l'une des plus vastes du monde, les pentes escarpées et son massif volcanique sont extrêmement peuplées." - Des prières hindoues pour les vaches en Angleterre (Rationalist International 18 janvier 2002)
Un pandit hindou s'est déplacé d'Inde en Angleterre pour effectuer des puja à l'intention des vaches tuées suite à l'épizootie de fièvre aphteuse ainsi qu'à celles restées en vie. Le pandit Rajyogi Narendra a commencé à dire ses puja sur des sites du Lake District situé dans le nord de l'Angleterre. Il a poursuivi ses prières dans plusieurs autres lieux où ont été enterrées des vaches, un animal sacré pour les hindous.
- En Inde, un sacrifice humain pour apaiser une déesse (Rationalist International 15 mai 2002)
A Rajmahal, un village de l'Etat récemment formé du Jharkhand (dans une région qui appartenait auparavant au Bihar), une jeune fille de 16 ans nommée Manju a été tuée par ses voisins. Le gourou local Khudu Karmakar étrangla la jeune fille avec l'aide de ses disciples pour la sacrifier dans un rituel religieux destiné à apaiser la déesse locale. La jeune fille n’appartenait pas à la même communauté. De nombreuses variantes de la déesse Kali sont vénérées dans la région, une déesse vengeresse et assoiffée de sang.
- Procession en l'honneur de Ganesha à Paris le 8 septembre 2002
Une procession en l'honneur de Ganesha, le dieu éléphant, a été organisée à Paris dans le quartier indien (le carré délimité par la rue Philippe de Girard, la rue Cail, la rue du Faubourg Saint Denis et le boulevard de la Chapelle dans le 10ème arrondissement): un défilé bariolé et bon enfant qui prêterait à sourire si ses participants n'y croyaient pas autant que d'autres croient en des monothéismes. Parmi les curiosités locales, ne pas manquer l'étape du brisage de noix de coco devant le char de Ganesha où, personne n'osera en douter, le dieu est très certainement à l'écoute et se repaît du lait de coco. Mais Ganesha ne cache pas non plus son intérêt pour les offrandes des fidèles, au prix de 10 €: une corbeille contenant une noix de coco, des bananes et d'autres produits. Le prêtre casse la noix et la rend à son tout récent propriétaire ainsi que les bananes mais conserve le reste et c'est donc un bénéfice supplémentaire pour le dieu éléphant. On bénit aussi les bébés. Une trentaine de gaillards pieds nus tiraient le char mais l'effort est très relatif puisqu'il reposait sur des roues, un symbole supplémentaire sans doute... Rien à voir avec les processions catholiques de la Semaine Sainte de Séville où les porteurs finissent exténués et où les flagellations signalent les meilleurs croyants, le christianisme c'est quand même autre chose, le monothéisme est passé par là. Le tout dans une odeur d'encens qui convertira le dernier des rationalistes aux mystères de l'Inde. Par contre, la question du sati (veuves jetées au bûcher, une tradition hindoue) n'a pas été évoquée, c'était la fête. On peut consulter les photos de la procession de 2001 sur un site (perso.wanadoo.fr/temple.hindou/fetegan.htm) qui évoque aussi le miracle du lait (perso.wanadoo.fr/temple.hindou/miracle.htm) de 1995 sans donner son explication pourtant élémentaire.
- Un nouveau cas de sati (le bûcher pour les veuves) en Inde ou la barbarie de l'hindouisme
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