ÉPITOMÉ - été 2000

Conséquences 

 Situation actuelle

· Par sa décision irresponsable du 13 juin 2000 , le Grand Maître de la G.L.N.F. a créé chez tous les Maçons - et pas seulement Rectifiés - une consternation et un trouble préjudiciables à la Franc-Maçonnerie universelle.

· La G.L.N.F. se révèle incapable d'apporter les preuves tangibles des accusations qui motivent la décision du 13 juin 2000.

· Le Grand Maître de la G.L.N.F. a mis celle-ci dans une situation illicite au regard de la loi civile et du droit maçonnique .

· Par la création à son initiative d'un Directoire factice et d'un prétendu Grand Prieuré régulier (sic), la G.L.N.F. se met en infraction vis-à-vis du principe international d'un seul Grand Prieuré par pays, réaffirmé lors de la quatrième Conférence des Grands Maîtres de Stockholm en 1997.

· En agissant ainsi, la G.L.N.F. prive en outre les Maçons Rectifiés des trois premiers grades du souffle spirituel qui ne peut leur être dispensé que dans la plénitude d'un Régime cohérent, en les empêchant ainsi de poursuivre leur carrière initiatique complète.

Perspectives d'avenir :

Le Régime Écossais Rectifié, depuis sa fondation jusqu'à nos jours, a toujours su conserver son identité spirituelle forte. C'est cette force qui lui a toujours permis de survivre aux attaques, et même, comme le Phénix qui le symbolise et le personnifie, de ressusciter alors qu'aux yeux de tous il avait disparu pour toujours.
Le Grand Prieuré des Gaules, dépositaire et garant du Régime en France comme chaque Grand Prieuré l'est dans son propre pays, à commencer par le Grand Prieuré Indépendant d'Helvétie a le devoir de conserver et de défendre cette identité. Il a toujours su remplir ce devoir, parfois au prix (comme maintenant) de durs sacrifices.
La préservation de cette identité ne répond pas à la volonté d'un isolationnisme stérile et sectaire. Ce qui est en cause, c'est la chance d'offrir aux Frères qui choisissent cette voie spirituelle et initiatique la possibilité de la suivre, sans déviation, sans appauvrissement, dans la plénitude et dans l'intégralité de sa doctrine et de ses grades maçonniques et chevaleresques.
Le Régime Écossais Rectifié n'a pas vocation à diviser, il a vocation à rassembler la famille chrétienne au sein de la fraternité maçonnique. Il a vocation à rayonner, à être un foyer de lumière et d'amour amour du Christ, Dieu incarné, et des hommes en Christ.
L'existence d'un Régime et d'un Rite Écossais Rectifié fort, bienfaisant et fraternel, ne peut être que bénéfique à l'ensemble de la Franc-Maçonnerie qui croit en Dieu.
Priver la Franc-Maçonnerie du Rite Écossais Rectifié serait l'appauvrir gravement !
Le Grand Prieuré des Gaules souhaite donc, et agit, pour que les dirigeants, actuels ou futurs, de la G.L.N.F. révoquent leurs décisions injustes, aberrantes et scandaleuses, contraires à la fois à la raison, au droit et à l'intérêt bien compris de toute la Franc-Maçonnerie.
Mais il est bien clair que l'avenir ne pourra plus jamais être comme le passé. Il faut que soient créées, par un accord réciproque solide entre tous les intéressés, les conditions pour que notre Rite puisse s'épanouir librement, pleinement et intégralement, en harmonie avec tous les autres Rites.
Il faut que tous les Maçons et, pour ce qui nous concerne, les Maçons Rectifiés puissent accomplir sans obstacle et sans restriction la réalisation spirituelle et personnelle que chacun a librement choisie.
Notre voie d'accomplissement est la voie Rectifiée. Nous voulons pouvoir la suivre dans son intégrité et dans son intégralité. Nous ne voulons que cela, mais nous voulons tout cela.
C'est le sens du combat présent du Grand Prieuré des Gaules, qu'il mènera jusqu'au bout avec foi.

Épître de l'Apôtre Jacques

Mes Frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l'épreuve de votre Foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.
Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu'il la demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d'autre. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur : c'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies.
(1, 2-8)