La Grèce
assure son indépendance
Le 3 février 1830, à Londres, le sultan Mahmoud
II reconnaît l'indépendance pleine et entière de la Grèce et entérine les
protocoles qui définissent ses frontières.
Le nouvel État est limité au Péloponnèse, à la région d'Athènes et aux îles
Cyclades. Pour les habitants de cette petite Grèce, c'en est fini de quatre siècles
d'occupation ottomane.
Après la chute de l'empire byzantin et la prise de
Constantinople en 1453, les sultans turcs avaient ménagé aux Grecs une large autonomie.
Mais, en Grèce comme ailleurs, leur administration s'est montrée incapable d'assurer la
sécurité indispensable au développement économique et social.
Les Grecs profitent du déclin de l'empire ottoman et de l'immixion des Occidentaux dans
les affaires turques pour réclamer une complète indépendance.
Le 25 mars 1821, l'archevêque de Patras donne le signal de la rébellion.
Il s'ensuit une très dure guerre. Elle est d'abord favorable aux Grecs. Mais les Turcs ne
tardent pas à reprendre le dessus avec le concours de leurs vassaux égyptiens.