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Notre-Dame de
Paris sort en librairie le 16 mars 1831.
L'auteur, bien qu'âgé de moins de trente ans, n'est pas un inconnu dans les milieux
littéraires. Il s'est affirmé l'année précédente comme le chef de l'école romantique
avec sa pièce Hernani.
Avec Notre-Dame de Paris, Victor Hugo inaugure un
genre romanesque plein «de caprice, d'énormité et de fantaisie» qui le rend
célèbre dans le lectorat populaire.
Le roman a pour
héroïne une cathédrale gothique
(= «à peine digne des Goths!»). Sa lecture suscite
dans le public un nouvel intérêt pour le Moyen Âge, que l'on
tenait pour arriéré dans les décennies précédentes.
Au siècle des Lumières, le clergé, par souci de modernisme, avait rasé quantité de
chefs-d'oeuvre médiévaux et s'était débarrassé des vitraux de maintes églises (comme
à Notre-Dame de Paris ou à Saint-Germain l'Auxerrois, en face du Louvre).
Au début du XIXe siècle, beaucoup d'édifices religieux n'avaient survécu que grâce au
fait d'avoir été transformés en arsenal, en caserne ou en hospice pendant la
Révolution.
L'abbaye de Cluny, la plus grande de la chrétienté, n'eût pas cette chance et fut
vendue à un démolisseur.
Dans le sillage de Victor Hugo, les romantiques découvriront les beautés secrètes de
l'art médiéval. Ils prépareront la restauration du patrimoine architectural sous
l'égide de Prosper Mérimée et de l'architecte Viollet-le-Duc.
NB: Il paraîtrait que Victor Hugo aurait inspiré le scénario du «Bossu de
Notre-Dame», bien qu'il ne figure pas au générique du dessin animé de la maison
Walt Disney ;-)
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