21 juillet -356

Naissance d'Alexandre le Grand

Ce jour-là...

Les grandes étapes de la vie d'Alexandre le Grand:

21 juillet -356: naissance d'Alexandre

1er septembre -338: bataille de Chéronée

automne -333: Alexandre à Issos

1er octobre -331: Alexandre à Gaugamèles

13 juin -323: mort d'Alexandre

Triomphe de l'hellénisme
 

Le 21 juillet de l’an 356 avant JC, un petit Alexandre naît dans la famille du roi Philippe II et de sa femme Olympias. 

L'événement se situe à Pella, capitale de la Macédoine, un royaume montagneux et à demi-barbare situé aux limites septentrionales de la Grèce classique, loin des prestigieuses cités d'Athènes et de Corinthe.

 Alexandre dit "Guimet", buste idéalisé (RMN)Si l'on s'en tient aux légendes entretenues par la famille royale, le nouveau-né se rattache par son ascendance aux divinités de l’Olympe et à Héraklès (Hercule).

Il a tous les traits d'un héros de l'Illiade, séduisant, énergique, intempérant et brutal, mais aussi cultivé et fin politique.

Il reçoit une éducation exceptionnelle avec Aristote soi-même pour maître.

Adolescent, Alexandre témoigne de grandes qualités intellectuelles autant que physiques. C'est ainsi qu'il se signale à l'attention de la cour en domptant un cheval sauvage célèbre pour sa fougue, Bucéphale, qui le portera jusqu'aux rives de l'Indus!

De Philippe II à Alexandre


Philippe II de Macédoine, père d'Alexandre le Grand, est lui-même un homme d'État de grande envergure. Il monte sur le trône en 360 et réforme l'armée de son petit royaume. C'est ainsi qu'il organise son infanterie en phalanges.

Avec ces redoutables phalanges, il réussit par étapes à soumettre les cités et les territoires environnants. Il ne se contente pas de la force militaire et utilise volontiers la ruse et l'or pour agrandir son royaume. De lui, nous tenons cette phrase: «Aucune ville ne résiste à un mulet chargé d'or».

Dans les prestigieuses cités de Grèce, depuis longtemps déclinantes, beaucoup s'inquiètent des ambitions de Philippe II. C'est le cas de l'orateur athénien Démosthène.

En 338, les Grecs doivent capituler à Chéronée, non loin de Thèbes, devant l'armée macédonienne commandée par Philippe II et son jeune fils Alexandre. C'en est fini à tout jamais de l'indépendance des cités grecques et de la plus prestigieuse d'entre elles, Athènes.

Ayant soumis la Grèce, Philippe II prend le titre d'hégémon (guide ou protecteur des Grecs). Il s'apprête à se retourner contre les Perses de la dynastie achéménide, ceux-là même qui attaquèrent la Grèce deux siècles plus tôt, à l'époque des guerres dites médiques.

Cette expédition est destinée à libérer les cités grecques d'Asie, que les Perses ont à nouveau occupées. Elle est aussi destinée à rapprocher les Grecs et les Macédoniens en vue de mettre fin à leurs querelles fratricides.

Mais Philippe II est assassiné en -336 par l'un de ses hommes, qui craint à juste titre la perspective d'une guerre dans la lointaine et mystérieuse Asie.

C'est donc Alexandre (20 ans), fils de Philippe II et Olympias, élève d'Aristote, qui reprend à son compte ce projet.

Avant de partir à la conquête de l'Asie, il établit la sécurité sur les frontières nord du royaume, en Illyrie et le long du Danube.

Les cités grecques veulent en profiter pour s'émanciper mais Alexandre réagit avec célérité. Il détruit Thèbes au son des flûtes... à l'exception de la maison du poète Pindare et des temples. Par contre, il respecte Athènes, par amour de son passé prestigieux et par souci de se rallier ses élites.

Alexandre et Diogène

De passage à Corinthe, l'élève d'Aristote rencontre le philosophe Diogène, représentant de l'école du cynisme. Diogène affecte de se passer de tout bien superflu et se contente de s'abriter l'hiver dans un tonneau.

Selon les chroniqueurs, le roi lui déclare: «Si je n'étais Alexandre et si je pouvais choisir mon destin, je voudrais être Diogène. Je ferai tout pour répondre à tes voeux». A ces mots, le philosophe lui répond négligemment: «Tu peux effectivement me faire un grand plaisir en t'écartant car tu me caches le soleil».
 

La route de la gloire

Le nouveau généralissime des Grecs franchit le détroit de l'Hellespont avec près de 40.000 soldats macédoniens et grecs, dont 5.000 cavaliers. Il se lance aussitôt à la poursuite de Darius III, le roi des Perses.

Au départ, il ne s'agit dans son esprit que d'une expédition punitive contre les Perses mais au fil des combats, elle va déboucher sur la plus fabuleuse épopée de tous les temps.

Erostrate

La nuit même où naquit le futur conquérant du monde, de l’autre côté de la mer Égée, à Éphèse, un habitant incendie le temple de la ville. Ce temple consacré à la désse de la chasse, Artémis, était considéré comme l’une des sept merveilles du monde antique. 
 
Le pyromane cherchait par tous les moyens à acquérir la notoriété. Il est supplicié et l’on interdit de prononcer son nom. Des écrivains ont néanmoins révélé à la postérité son nom: Érostrate.
 

 

Mise à jour le 25 février 2003

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