Alexandre triomphe à Issos

Les grandes étapes de la vie d'Alexandre le Grand:

21 juillet -356: naissance d'Alexandre

1er septembre -338: bataille de Chéronée

automne -333: Alexandre à Issos

1er octobre -331: Alexandre à Gaugamèles

13 juin -323: mort d'Alexandre

Triomphe de l'hellénisme
 

A l'automne de l'an 333 avant JC, le futur Alexandre le Grand vainc le puissant «Roi des Rois», Darius III, dans la plaine d'Issos, en Cilicie, au nord d'Antioche et de la Syrie.

La mère et la famille de Darius III tombent entre les mains du Macédonien qui se fait un devoir de bien les traiter.

Le souverain vaincu est l'héritier de la dynastie des Achéménides commande aux Perses et aux Mèdes. Son empire s'étend à l'ensemble du Moyen Orient.

 Alexandre à Issos, mosaïque

Vers la conquête du monde

Alexandre, fils et successeur de Philippe II, roi de Macédoine, a traversé l'Hellespont (l'actuel détroit du Bosphore) 18 mois plus tôt, au printemps de l'an -334.

A la tête de troupes macédoniennes et grecques, 40.000 hommes au total, le conquérant remporte une première victoire sur les bords du Granique, en Troade, au sud du Bosphore, où il manque de périr.

Dans la foulée de cette victoire, il conquiert l'Anatolie et surtout libère les cités grecques de la côte ionienne. En bon stratège, il s'assure de la sorte des liaisons sûres avec la Grèce continentale et prive la flotte perse, très supérieure à la sienne, de ses ports habituels de relâche.

Le nœud gordien

De passage à Gordion, Alexandre se fait présenter le «nœud gordien». Les mages de la ville assurent que la personne qui arriverait à dénouer ce nœud acquerrait l'empire de l'Asie !  Alexandre ne s'embarrasse pas de manières et, d'un coup de son épée, tranche le fameux nœud!

La victoire d'Issos livre à Alexandre la Syrie, la Phénicie et l'Égypte. Des plénipotentiaires de Darius III proposent une paix avantageuse aux Macédoniens en leur permettant de conserver leurs premières conquêtes.

Mais Alexandre, enhardi par ses succès, rêve d'en finir avec l'empire achéménide et ne veut pas d'une paix de compromis.

A son fidèle général Parménion, qui lui dit: «J'accepterais si j'étais Alexandre», il répond d'un ton méprisant: «Et moi aussi, si j'étais Parménion!» (Parménion sera plus tard mis à mort sous le prétexte d'une conspiration conduite par son fils Philotas).

Le héros marche sur la Phénicie pour s'assurer le contrôle complet des ports méditerranéens. Il détruit Tyr après un long siège, puis s'empare de l'Égypte après avoir forcé le verrou de Gaza. Poursuivant jusqu'au temple d'Amon, dans le désert occidental, il reçoit du grand-prêtre le titre de «fils d'Amon».

Dans le delta du Nil, le conquérant en herbe fonde la ville d'Alexandrie-du-Nil, promise à un prestigieux destin.

Au large du port, sur l'île de Pharos, sera construite une tour. Et à son sommet, un feu entretenu avec soin permettra, la nuit, de guider les bateaux. Ce type d'équipement, appelé à une large diffusion, recevra le nom de phare en souvenir de son origine.

Reprenant sa poursuite au printemps de l'an 331 avant JC, Alexandre franchit l’Euphrate, à la poursuite de Darius III, et, dans la plaine de Gaugamèles, à l'est du Tigre, il bouscule l'armée perse, forte, dit-on, d'un million d'hommes.

 

Mise à jour le 23 février 2003