Désastre à
Malazgerd
Le 19 août 1071, l'armée de l'empereur byzantin est anéantie par les Turcs à Malazgerd
(ou Manzikert), près du lac de Van, en Arménie.
La chrétienté à peine débarrassée des Vikings, des Sarrasins et des Hongrois tremble
d'effroi devant l'irruption des nouveaux venus.
Quatre siècles plus tôt, Constantinople, capitale de l'empire romain d'Orient, aussi
appelé byzantin, avait repoussé les assauts de la flotte arabe grâce à une arme
secrète, le feu grégeois (ou grec).
Les Byzantins avaient ensuite résisté tant bien que mal à l'empire arabe de Bagdad. Ils
avaient même entamé la reconquête du Proche-Orient.
L'irruption des nomades turcs ruine leurs espérances. Les Turcs de la tribu des Seldjoukides, devenus musulmans, prennent le pouvoir
à Bagdad.
Profitant des querelles de palais qui paralysent Byzance, ils s'emparent de l'Arménie.
L'empereur Romain Diogène se porte à leur rencontre avec cent mille hommes,
essentiellement des mercenaires, dont beaucoup d'aventuriers normands.
A Malazgerd, trahi par ses lieutenants, l'empereur est fait prisonnier. Son vainqueur le
traite avec les honneurs. Ses compatriotes, après sa libération, lui crèvent les yeux
et reprennent leurs querelles stériles.
A Rome, le pape Urbain II s'alarme de la poussée des Turcs et des menaces sur les
pèlerins qui se rendent en Terre sainte. Il appelle les Occidentaux à se croiser.
De ces affrontements entre islam et chrétienté va surgir une nouvelle Europe.