La bataille
d'El-Alamein
Le 23 octobre 1942, l'Afrikakorps du maréchal Rommel
recule devant la VIIIe armée britannique du général Montgomery.
C'est le premier coup d'arrêt infligé à l'armée allemande après une guerre éclair
qui lui a valu d'occuper la plus grande partie de l'Europe continentale et du bassin
méditerranéen.
Erwin Rommel avait débarqué dix-huit mois plus tôt à Tripoli, capitale de la Libye
italienne, pour soutenir les Italiens face à une offensive menée par les Anglais depuis
leur protectorat égyptien.
Son énergie lui avait permis de chasser les Anglo-Saxons de la colonie italienne, mise à
part une division canadienne assiégée dans le fort de Tobrouk.
À l'automne 1941, les Anglais avaient repris l'offensive et délivré Tobrouk.
Après un long face à face des deux armées, Rommel tente une ultime offensive vers le
Nil.
Elle est brisée devant l'oasis égyptienne d'El-Alamein, sur la côté
méditerranéenne, à une centaine de kilomètres à l'ouest d'Alexandrie et du delta.
Quelques jours plus tard, les Anglo-Américains débarquent
en Afrique du nord.
Le Premier ministre britannique, Winston Churchill, peut
alors exulter: «Ce n'est pas la fin, ni même le commencement de la fin; mais c'est
la fin du commencement».
A la fin de l'année 1941, l'Axe germano-italien est chassé d'Afrique, à l'exception de
la Tunisie.
Rommel, le Renard du
désert
Très populaire auprès des jeunes Allemands et de l'armée, le maréchal Erwin Rommel
avait été surnommé le «Renard du désert» après ses premiers succès sur le
sol africain.
Il sera rappelé en Allemagne six mois après la bataille d'El-Alamein, avant que son
armée ne soit complètement chassée d'Afrique par les troupes de Montgomery.
Affecté au front de l'Atlantique, Rommel se rendra compte que l'Allemagne a perdu toute
chance de gagner la guerre. Il s'associera aux officiers qui complotent contre le Führer
mais sera démasqué après l'attentat raté du 20 juillet
1944 et devra s'empoisonner. Hitler lui accordera des funérailles nationales.