20 juillet 1944

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Les baladins, par Pablo Picasso (Espagne et France 1881-1973), National Gallery of Art (Washington)
Ce jour-là...

Attentat contre Hitler

 Les grandes étapes de la vie de Hitler

20 avril 1889: naissance de Hitler

27 février 1933: incendie du Reichstag

8 juillet 1933: Concordat

14 juillet 1933: loi sur la stérilisation des handicapés

30 juin 1934: la "Nuit des longs couteaux

15 septembre 1935: premières lois antisémites

12 mars 1938: Anschluss de l'Autriche

30 septembre 1938: les accords de Munich

9 novembre 1938: la "Nuit de Cristal"

1er septembre 1939: invasion de la Pologne; début de la seconde guerre mondiale

10 mai 1940: invasion de la Belgique

24 octobre 1940: rencontre de Montoire

20 janvier 1942: la "Solution finale"

20 juillet 1944: attentat contre Hitler
 

Le 20 juillet 1944, Hitler échappe à la bombe qui devait le tuer tandis qu'il examinait des cartes avec ses généraux au Grand Quartier Général de Rastenburg, en Prusse orientale.

Malgré douze ans de dictature et de terreur, le Führer n'a jamais pu rallier à sa cause la noblesse militaire prussienne, attachée à ses traditions et à son honneur, ni les démocrates sincères, portés par la foi chrétienne. Il a du aussi combattre les défections et les manigances de ses plus proches collaborateurs, comme Rudolph Hess ou Hermann Goering. Les uns et les autres ont sans trêve comploté contre le dictateur, non sans parfois payer très cher leur audace.

L'attentat du 20 juillet 1944, baptisé «Opération Walkyrie», est le plus spectaculaire de tous ceux qui ont visé Hitler.

Les conjurés veulent tuer Hitler pour renverser le régime et établir à sa place une dictature conservatrice en rétablissant éventuellement la monarchie. Ils espérent faire la paix avec les Anglo-Américains tout en continuant la guerre contre l'Union soviétique. 

Parmi les conjurés figurent beaucoup de hauts gradés comme le comte Claus von Stauffenberg, chef d’état-major des armées de l’intérieur. Il a combattu en Afrique aux côtés du maréchal Rommel et a été gravement blessé avant de revenir servir en Allemagne.

Le moment venu, Stauffenberg dépose en personne une valise piégée près de Hitler, sous la table autour de laquelle se déroule la conférence. Puis, il quitte la pièce sous le prétexte de donner un coup de fil et se rend immédiatement à Berlin dans l'intention d'appeler l'armée au soulèvement.

La valise dérangeant un des militaires, celui-ci la déplace derrière un panneau. Lorsque se produit l'explosion, vers midi, Hitler, protégé par la table, n'est que légèrement blessé.

Le fait qu'à cause de la chaleur de l'été, cette conférence militaire se tenait dans un chalet en bois et non dans un bunker en béton, a aussi contribué à affaiblir le souffle de l'explosion qui s'est propagé vers l'extérieur.

Ignorant du sort de Hitler, les conjurés hésitent à se saisir du pouvoir. Stauffenberg est exécuté le soir même de l'attentat et remplacé à son poste par Himmler. L’amiral Wilhelm Canaris sera envoyé au camp de concentration de Flössenburg où il sera pendu.

Le 14 octobre, le maréchal Erwin Rommel, convaincu de s’être associé aux conjurés, sera sommé de se suicider. Eu égard à sa grande popularité, Hitler lui accordera des funérailles nationales.

Au total, pas moins de deux cents familles appartenant à la noblesse militaire prussienne sont exterminées et emportent dans la tombe le souvenir de leur ancienne grandeur.

Rescapé de l'attentat, Hitler mènera l'Allemagne jusqu'au bout de sa folie.
 

Mise à jour le 23 février 2003