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Ce soir du 14 avril
1865, le président Lincoln manifesta le désir d'un moment
de détente. Il se rendit avec sa femme au Ford's Theatre
de Washington...
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Autre anniversaire du jour
Le 14 avril 1802 sort en librairie Génie du christianisme ou beautés de la religion
chrétienne. Son auteur est le vicomte François-René de Chateaubriand, un écrivain
romantique de 34 ans rendu célèbre par ses œuvres Atala et René.
Le livre est une apologie de la religion et survient opportunément quatre jours après la
promulgation de la loi du 24 germinal an X qui rétablit officiellement le culte
catholique en France, conformément au Concordat signé par le pape Pie VII et le Premier
consul Napoléon Bonaparte.
Le 14 avril 1912, le Titanic heurte un iceberg au
large de Terre-Neuve lors de son voyage inaugural.
Mani
Mani est né à Mardinu, en Babylonie, le 14 avril
216. Il est à l'origine du manichéisme, une variante du zoroastrisme
(la religion traditionnelle des Perses) qui exalte la lutte du Bien contre le Mal.
C'est sa
fête : Maxime
Maxime le Confesseur fut le secrétaire privé de
l'empereur byzantin Héraclius avant de devenir abbé.
Adversaire du monophysisme puis du monothélisme, il fut arrêté sur ordre de l'empereur
Constant II, successeur d'Héraclius, qui lui fit couper la langue et la main droite. Il
mourut en 662 en laissant de nombreux traités de théologie.
Monophysisme, monothélisme et orthodoxie
Apparu au Ve siècle en Orient, le monophysisme
soutient que le Christ a uniquement une nature divine. Il conteste le principe de la
double nature du Christ, humaine et divine, telle qu'elle avait été établie par le
concile de Chacédoine en 451.
Au temps de l'empereur Héraclius, les déchirements entre monophysites et catholiques
facilitent grandement la conquête de l'Orient par les Arabes, qui viennent de se
convertir à l'islam.
Héraclius et le patriarche Sergius tentent un compromis en développant le monothélisme,
une doctrine plus modérée que le monophysisme. Elle admet la double nature du Christ en
même temps qu'une seule volonté (du grec thelein, vouloir). Mais le
monothélisme fut combattu à son tour par les orthodoxes et condamné par le VIe concile
œcuménique de Constantinople en 680.
Les Églises coptes d'Égypte et d'Éthiopie sont restées fidèles à la doctrine
monophysite, de même que les Églises arménienne, syrienne et indienne. On les appelle
parfois «non-chalcédoniennes» en référence au concile de 451, par opposition
aux Églises «chalcédoniennes» de Rome et de Byzance, aussi appelées «orthodoxes».
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