|
Le 6 août 1806 disparaît le
Saint Empire
Romain Germanique. Suite au recez de 1803 de Napoléon 1er,
l'empereur François II de Habsbourg renonce au titre créé près de
mille ans auparavant par Otton Ier. L'empereur germanique devient
empereur d'Autriche sous le nom de François 1er. Il a pris la
précaution, l'année précédente, de regrouper ses états héréditaires
d'Autriche sous l'appellation d'empire. Autres anniversaires du jour Le 6 août 1870, à Frœschwiller, la défaite des troupes de Napoléon III face à l'armée prussienne est occultée par un fait d'armes héroïque: la folle charge des cuirassiers français dans les houblonnières, près du village de Reichshoffen, où hommes et chevaux s'empêtrent et succombent sous le feu ennemi. Le 6 août 1945, à
Hiroshima, l'explosion d'une bombe atomique précipite la fin de
la seconde guerre mondiale et inaugure l'ère de la dissuasion
nucléaire. Désormais plane sur le monde la crainte qu'un conflit
nucléaire ne dégénère en une destruction totale de l'humanité.
La destruction d'Hiroshima puis, 4 jours plus tard, de Nagasaki a été décidée par le président américain Harry Truman, fidèle à une constante de la stratégie américaine, de Dresde (1944) à Bagdad (1991): terrifier les populations ennemies avec des bombardements aériens massifs pour permettre aux forces terrestres d'avancer avec un minimum de pertes... Cette conception que les stratèges américains contemporains qualifient de «shock and awe» (le choc et l'effroi) est à l'opposé des traditions européennes héritées de la mystique chevaleresque («verser son sang pour défendre la veuve et l'orphelin...» ). Conformément aux attentes de Washington, les 150.000 victimes d'Hiroshima et de Nagasaki convainquent le Japon de mettre fin à une résistance désespérée et potentiellement coûteuse en vies... américaines. Macabre calcul. C'est sa fête: Transfiguration du Seigneur
|
