MONT-DE-SOISSONSCette commanderie, qui est un domaine agricole, est une propriété privée. Elle se visite avec l'accord préalable des propriétaires.
Vue d'ensemble de la commanderie Cette commanderie fut fondée par un acte octroyé en 1130. Elle était protégée par l'évêque de Soissons, Josselin de Vierzy. Le chevet en hémicycle de la chapelle date du XIIIe siècle alors que la nef fut reconstruite au XVe siècle.
La chapelle et le pigeonnier Une légende raconte que ce seraient les Templiers du Mont qui, d'Orient, auraient rapporté les reliques de Saint-Ursace (Arsace ou même Eustache), confesseur de Nicomédie.
La chapelle très mutilée Nous connaissons cette commanderie, tout au moins ses origines, par un acte daté de 1133 octroyé par Josselin de Vierzy, évêque de Soissons. Les constructions s'étalent sur le XIIe et le XIIIe siècle. De la période templière datent la grange, une partie de la chapelle et le bâtiment conventuel qui fut démoli en 1951. La description de la commanderie est des plus instructives, car elle présente un autre aspect des constructions templières dans une autre région de la France. Le bâtiment conventuel, transformé en logis du commandeur au XVIe siècle, avait les superstructures du XIIIe siècle. Après sa démolition en 1951 une grande partie des matériaux servit à la construction du pourtour de la fosse à fumier.
Chapelle vue sud ouest La chapelle sert aujourd'hui de grange et de bergerie. Divisée en deux parties dans le sens horizontal, elle révèle malgré tout une construction du XVe siècle. En effet, l'église primitive fut détruite en grande partie durant la guerre de Cent ans. Malgré cela, la nef est étayée à l'extérieur par quatre piliers du XIIIe siècle. Elle est éclairée par quatre baies. La seule fenêtre ajourée est située à l'entrée de l'écurie actuelle, au sud. Le portail d'entrée date du XIIe siècle, et fut réemployé au XVe et au XVIe siècle. Une frise sculptée, de toute beauté, représente des fleurs. L'hémicycle du chœur est du XIIIe siècle, jusqu'aux fenêtres qui, elles, datent du XVe siècle. Sept baies, aujourd'hui murées, étaient séparées par huit piliers, les deux derniers touchant la nef. Les colonnettes reposent sur des fûts avec bague, et les arcatures de la voûte sont ornées de deux cavets. Le chœur primitif était voûté et des restes de colonnes se voient encore, avec la bague et l'astragale. On remarque aussi une petite piscine avec une conduite de plomb se perdant dans l'épaisseur des murs. La grange de Mont-de-Soissons est du XIIIe siècle. Divisée en deux nefs par une arête médiane, on constate qu'au pignon nord furent ajoutées deux travées supplémentaires, limitées par un nouveau pignon soutenu par cinq contreforts d'inégale hauteur. Le colombier, isolé de la cour à son origine, est actuellement encastré dans les constructions des XIXe et XXe siècles. Cet ensemble à deux étages est construit en pierres de taille, chaque étage étant séparé par un bandeau. La construction est couverte d'une toiture pyramidale à huit versants.
L'hémicycle du chœur est du XIIIe siècle
La porte d'origine ouest
Chapelle vue d'angle pour les sculptures
Sculptures de l'angle nord-ouest
Sculptures porte entrée
Sculptures porte entrée
Sculptures porte entrée
Sculptures angle sud-ouest
Les bâtiments remaniés, restent en partie d'époque
Templière
L'entrée du souterrain
L'entrée du souterrain
L'entrée du souterrain
La commanderie vue du fond : à droite les bâtiments de la ferme, au fond l'habitation des propriétaires
Charpente de la chapelle
Toutes les images sont de Jack Bocar
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