Voir pour plus de détails sur les commanderies, la page Commanderies
Possessions : AUBE
Blason de Champagne
Troyes
Troyes était une des
commanderies principales de l'Ordre.
Malheureusement, la ville fut détruite par un incendie au 16 ème siècle.
Il ne reste pratiquement rien qui date du XIIIe siècle.
Mis à part quelques vestiges sur la Cathédrale St Pierre et St Paul,
dont ses merveilleux vitraux du XIII ème.
La basilique St Urbain, elle est du XIIIe en gotique Champenois, son portail
est du XIIIe, ainsi que son chœur gotique. Quelques vitraux sont aussi du
XIIIe.
La commanderie de Troyes
L'ancienne commanderie on
peut la voir aujourd'hui, reconstruite au 17e siècle, en appareil
champenois et tuiles vernissées.
Les Templiers possédaient dans la ville une cinquantaine de maisons
qu'ils louaient.
Les maisons sœurs :
A la chapelle Saint-Luc, se trouvait la commanderie de la Loge-au-Temple;
A Saint-Julien-les-Villas, celle de Sancey. Toutes deux dépendaient
de Troyes, tout comme le domaine de Rouilly-Saint-Loup et, à
Messon, la ferme templière d'Errey quelques restes du château.
À Bercenay-en-Othe, dès
1219, les Templiers avaient, au hameau de Vallée, une maison qui devint
commanderie.
En remontant la Seine, en amont de Troyes, les Templiers tenaient la
commanderie de Villiers,
à Verrières, celle de Fresnoy-le-Château, et les commanderies
jumelles de Montceaux-lès-Vaudes et de Cerres, dépendant
de Troyes.
Commanderie de Fresnoy
Sur la commune de Montpothier et aux confins du département de l'Aube
existe une ferme nommée Fresnoy. Cette ferme aurait été le siège d'une
commanderie relevant de celle de La Ferté-Gaucher.
Le nom de cette maison est rappelé dans les documents du procès : "Domus
Templi de Frenexo"
Ruines du château de Charmoy
Saint Phal
Sur la commune de Saint-Phal, se trouvait la commanderie du Perchois (ou
de la Tuilerie), membre de Troyes, il en reste quelques vestiges, et le
bois du Perchoy, et, à Auxon, la commanderie de Sivrey reste uniquement
la chapelle.
Commanderie du Perchois
Dès 1220, les
Templiers sont propriétaires à Charmoy; mais un fait, unique jusqu'à ce
jour, rappellerait au XIIIe siècle la présence des Templiers dans le
Perchois, contrée forestière dépendant aujourd'hui dé la commune de
Saint-Phal. En mars 1254, les Templiers d'une part, et l'abbaye de
Notre-Dame-aux-Nonnains de Troyes, avec les habitants du village de rays
appartenant à cette abbaye d'autre part, transigent sur des dommages
occasionnés par les habitants de Fays.
Commanderie de Perchois
Ceux-ci avaient mis le feu à la grange que les Templiers possédaient au
Perchois, et avaient en outre enlevé, à main armée, du bois dans la forêt
appartenant aux chevaliers et dans laquelle ces habitants avaient des
droits d'usage. Cette propriété des Templiers passa aux chevaliers de
Malte qui la possédèrent jusqu'aux derniers jours de l'existence de
l'ordre, sous le nom de Commanderie du Perchois ou de Saint-Phal. Dans le
voisinage du Perchois se trouvent deux villages qui portent le nom de
Loges (La Loge-Pont-Belin et les Loges Margueron). La création de ces
deux villages appartiendrait aux Templiers, en raison de faits que nous
avons cités et qui se rapportent à la commanderie de Troyes, à celle de
Bonleu et à celle d'Orient ?
Le frère Jacques de Trécis, était sénéchal de la maison de Villiers.
Commanderie de Payns
Bien que les documents paléographiques ne nous gardent le souvenir des
possessions des Templiers à Payns ou Payns qu'à partir de 1225, nous présumons
que ces possessions doivent remonter jusqu'au temps du fondateur de
l'ordre, Hugues de Payns (1118).
En 1268, les chevaliers du Temple y ont une maison habitée par eux, et
quelques années auparavant, Robert se dit :
Commandeur des maisons du Temple en la baillie de Coulours, de Payns et de
Troyes.
Nul doute que les biens de Hugues de Payns ne formèrent le noyau autour
duquel se groupèrent les possessions que l'on trouve dans le voisinage :
notamment à Blives, en 1226 et 1267; à Savières, vers la
même époque; à Saint-Mesmin en 1213, en 1216, en 1218, en 1230,
en 1233, où ils possèdent des droits immobiliers et une partie de rivière;
à Pavillon Sainte Julie, vers 1270; à Saint-Benoît-sur-Seine,
en 1271.
Cette commanderie passa aux chevaliers de l'ordre de Malte, qui conservèrent
pendant plusieurs siècles une maison et d'autres biens sur la paroisse de
Payns.
L'église de Payns
Le village de Payns
Dix kilomètres au nord de
Troyes, Payns, petit village tout en longueur. Ici est né le fondateur de
l'Ordre du Temple : 'Hugues de Payns'. Créateur de l'ordre du Temple,
avec huit autres chevaliers, Hugues de Payns en sera le premier grand maître,
de sa création, en 1119, jusqu'à sa mort survenue en 1136.
l'Ordre connaîtra deux autres grands maîtres champenois, Évrard des
Barres '1149-1152' et Renaud de Vichiers '1250-1256'.)
Hugues de Payns fit don de
ses biens à l'Ordre; Payns devint une commanderie principale avec rang de
prévôté.
Aujourd'hui, il ne reste qu'une grosse bâtisse. C'était une très grosse
commanderie dont tous les membres, y compris une 'sœur templière', les
vingt-sept serviteurs, et même le nombreux bétail, portaient la croix du
Temple.
l'Eglise de Payns a été
reconstruite, elle date du XVIe siècle comme de très nombreux monuments
dans l'Aube.
Cinq kilomètres à l'ouest, au Pavillon Sainte-Julie, se trouvait une maison du Temple, qui devint commanderie, et une pièce de terre de 450 arpents, rattachés à Payns. La maison subsiste et montre une belle salle gothique.
Maison Templière de Pavillon Sainte Julie
Pavillon sainte Julie
La Chapelle Vallon
La Chapelle-Vallon fut donnée en 1209 aux Templiers, qui en firent une
maison rattachée à Troyes.
Plus au nord, se trouvaient les commanderies d'Arcis-sur-Aube, de Ramerupt
et de Trouans (achetée par les Templiers en 1209).
A Prunay, le village de Belleville fut vendu aux Templiers en 1209 et rattachée à Coulours (Yonne).
Commanderie de Belleville
Belleville, village dont le sort, dans les siècles passés, parait avoir
été lié à celui de Saint-Flavit, situé près des sources de l'Ardusson,
et Saint-Flavit même auraient été le siège, d'une commanderie du
Temple.
Vers 1209, les Templiers achètent, moyennant une somme de 8,000 livres,
ce que le prieuré de la Charité possédait à Belleville, ainsi
qu'à Trouan-le-Grand, à la Chapelle-Vallon et à Montaulin.
Vers le même temps, Anceau de Tralnel, seigneur de Belleville, donne aux
Templiers tout ce qu'il possède à Belleville, en hommes et en
femmes de corps, en terre, revenus, terrages, etc.
La seigneurie de Belleville demeura en la possession de la
commanderie de Coulours jusqu'en 1789.
Eglise de Belleville
Tout comme la commanderie voisine de Mesnil-Saint-Loup, templière
dès le 12e siècle il reste le chœur de l'église.
Mesnil Saint Loup
Chapelle de Mesnil saint Loup
Le Mesnil-Saint-Loup, village
placé aux confins de la contrée d'Othe et de la Champagne, doit son
existence aux chevaliers du Temple, qui y ont fondé une maison considérable.
Cet emplacement est depuis longtemps livré à la culture. Il ne restait
plus de cet établissement que l'église avec son abside en cul-de-four,
et datant, dans son entier, du XIIe siècle. Cette église a disparu pour
faire place à un nouvel édifice plus conforme au goût du jour. Nous espérons
que nous n'aurons pas à regretter la disparition de ce souvenir d'une époque
déjà bien loin de nous et d'un ordre resté fameux dans les annales de
l'humanité. L'édifice nouveau est conçu de manière à satisfaire les
archéologues et les gens de goût.
On a dit que cette antique église
renfermait les restes mortels de quelques Templiers, et que naguère on y
voyait encore des tombes rappelant les noms de quelques chevaliers de
cette milice.
Nous avons avancé que le
village du Mesnil-Saint-Loup devait son origine aux Templiers. Son nom,
qui appartient au moyen-âge, sa forme régulière, ses rues larges et
presque tirées au cordeau en seraient pour nous une preuve suffisante si
nous ne trouvions d'autres éléments de preuve dans cette église des
Templiers qui fut et est demeurée la seule église paroissiale du
village.
Le nom de ce village est
souvent répété dans le procès. Il y avait une maison (Domus Templi de
Maynillio Sancti Lupi) dans laquelle eurent lieu plusieurs réceptions de
chevaliers. Les Templiers étaient établis au Mesnil-Saint-Loup dés
1162.
La seigneurie du Mesnil passa à la commanderie de Coulours après 1314.
Coulours
La commanderie fut fondée dès les débuts de l'Ordre grâce aux libéralités
de l'archevêque de Sens et de Thibaud II de Champagne. Après la révolution,
les possessions des Hospitaliers, comme toutes les autres, furent vendue
comme bien national. Elles servirent presque toutes de carrière pour la
construction de nouveaux bâtiments, c'est pour cette raison qu'il ne
reste pratiquement rien.
La commanderie fut détruite à cette époque fatidique, il reste, la base
de la tour de chapelle et quelques murs la demeure du fermier.
La chapelle à moitié ruinée possède un chœur à chevet plat, percé
de trois petites fenêtres. On remarque, à l'intérieur du bâtiment, les
armes du chevalier Thimoleon Testu de Balincourt.
Cette chapelle pose un problème aux restaurateurs qui ont entrepris de
remettre certains bâtiments du XIII en état. Mais, là encore, il n'est
pas nécessaire de rechercher les mystères !
La Saulsotte
Près de Nogent sur Seine
A Rignyle-Ferron se trouvait la commanderie de Gerbeau.
Près de Nogent-sur-Seine, sur la commune de La Saulsotte, se trouvent les
restes de la commanderie de Resson, uniquement la chapelle
Sainte-Madeleine, 12e siècle.
Commanderis de Saulsotte
La Saulsotte, aujourd'hui commune de l'arrondissement de Nogent-sur-Seine,
aurait été le siège d'une commanderie dont les restes se voient encore.
Les propriétés des chevaliers du Temple, qui passèrent aux mains des
chevaliers de Saint-Jean, sont encore bornées aux armes de l'ordre de
Saint-Jean-de-Jérusalem.
L'église de La Saulsotte passe pour avoir été construite par les
chevaliers du Temple. Ce monument important conserve des parties de
construction appartenant au XIIe siècle.
Château des Templiers à Saulsotte
Chapelle sainte Madeleine de Saulsotte
Petite mise au point
Les Loges et la foret d'Orient.
Malgré l'état désertique dans lequel se trouvent les lieux-dits Loges
dans la forêt d'Orient, nous avons tenu à donner quelques explications,
afin de faire choir les élucubrations émises au sujet de ces possessions
templières. Certains y ont vu l'origine des obédiences maçonniques ;
d'autres, des lieux de prédilection pour les " mystères templiers
", tandis que d'autres encore ont brodé toute une littérature sans
fondements à propos d'un itinéraire à travers la France templière ;
itinéraire qui d'ailleurs ne tient pas debout, puisque l'on veut nous
faire croire que le maître du Temple en France demeurait à Payns, et que
de là il s'installa à Coulours.
Les diverses Loges étaient de simples fermes dépendantes de la
commanderie de Bonlieu. La Loge Bazin fut donnée à la fin du XIIIe siècle
; la Loge Lionne et la Loge d'Orient datent seulement de 1294. Au début
du XIIIe siècle, au moment où les Templiers " se mirent à cultiver
la rose de Provins pour aller à la croisade " les Loges n'étaient
pas templières. Mais il n'y avait qu'un pas à franchir :
forêt d'Orient - Grand Orient. Et, bien sûr, la forêt d'Orient était
l'emplacement " des forteresses et des lieux sacrés inaccessibles
". Que l'on apporte la preuve de, ce que l'on avance ! La littérature
templière devient le hochet du canular pour certains auteurs en mal de
copies, dont l'imagination trop féconde détériore la véritable mission
du Temple...
Bonlieu ou Bonllieu ou Bonleu et la forêt d'Orient
Bonlieu, sur la commune de Piney, en bordure de la mystérieuse forêt
d'Orient.
Vers 1220, André de Rosson se fit templier et fit don de ses biens Rosson
et Aullefol à l'Ordre.
Une commanderie fut créée à Rosson sur la commune de Dosches.
Il existait deux autres commanderies très voisines :
Bonlieu contrôlait un ensemble de maisons sur la forêt d'Orient,
telles que :
la Milly et la Loge-Lionne sur la commune de Brévonnes, la Picarde,
Maurepaire, l'Abondance, les Usages, la Belle-Épine,
l'Étape, le Tertre, Belleville, Saint-Victor,
Beauloisir, Granges, Maison-Blanche, Saint-Blaise,
Château-Gaillard, la Villeneuve-aux-Chênes, la Belle-Guise,
Grandes-Forges, l'Ermitage et la Chapelle.
Deux commanderies verrouillaient la forêt au sud :
Sur la commune Puits-et-Nuisement, Chauffour-lès-Bailly et Nuisement.
En 1238, le comte de Brienne
vendit quatre terres aux Templiers de Beaulieu.
La commanderie de Brienne sera créée, ainsi que la commanderie de
Neuville sur la commune Saint-Léger-sous-Brienne.
Bonlieu eut des possessions
la Loge-Bazin sur la commune de La Ville-aux-Bois.
La foret d'Orient
Le visiteur prendra plaisir à parcourir les 67 000 ha du Parc naturel régional
de la forêt d'Orient, dont les noms évoquent le souvenir des Templiers.
Forêt du Temple, ruisseau du Temple, Grand-Orient, Petit-Orient, l'Éperon.
En 1231, le comte de Brienne y fonda, pour les Hospitaliers, la
commanderie d'Orient. Le paysage de forêts et de marécages se prête à
l'idée d'un trésor caché...
Celui du Templier, bien sûr. Aussi les légendes ne manquent-elles pas !
Commanderie de Bonleu ou Bonlieu ou Bonllieu
C'est surtout dans cette partie de ce département que les Templiers possédèrent
de grandes propriétés immobilières en fermes, en forêts, en étangs,
en fonderies, en tuileries, etc.
II parait certain que les Templiers étaient établis dans cette contrée
dès les premières années du XIIIe siècle, le premier acte intéressant
cette contrée porte que la date de 1220, car on ne trouve aucun acte de
donation ou d'acquisition des terrains sur lesquels les Templiers établirent
leurs commanderies de Bonleu et d'Orient. et certaines loges
dont nous parlerons bientôt. En août de cette année 1220, André de
Rosson, chevalier et frère de la milice du Temple, donnait à ses frères
en religion tout ce qu'il possédait en terres, en prés, en bois à Rosson
et à Aillefol (aujourd'hui château de Gérosdot).
En 1228, au mois d'avril, ils achetaient 4.00 arpents de bois appelés les
bois de Bateis et situés entre Piney, Aillefol et Brevonnes.
Deux ans après, Bernard de Montcuc, chambellan du comte
Thibault-le-Chansonnier, et qui, en 1238, fut maire de la ville de Troyes,
vendait aux frères de la milice du Temple tout ce qui lui appartenait
dans les villes de Rosson et d'Aillefol et dans l'étendue
des territoires de ces deux localités.
Bernard de Montcuc tenait ces propriétés de l'acquisition qu'il en avait
faite de Guyot de Bar et de Lambert, son frère, tous deux enfants de
Pierre Guin.
Le même Bernard de Monteuc et sa femme vendaient en 1230, aux mêmes
chevaliers, 420 arpents de bois situés près de l'Essart de Montcuc,
et tenant à la seigneurie du comte de Brienne.
En cette année ils possèdent d'autres propriétés dans la contrée de
la Forestière dépendant du territoire de Brevonnes. Ils
jouissent, à Vendeuvre, d'une rente de vingt sous assise sur une
maison ayant appartenu à Henri Ribault, qui la leur donne en 1230.
En 1237, au mois d'octobre, Jean de Pel, chevalier, vendait aux frères du
Temple tous les héritages et toutes les terres qu'il possédait à Pel,
aujourd'hui subdivision de la commune de Pel-et-Der.
En 1254, en juillet, Guy de Milly, chevalier, et Agnès sa femme, vendent
au maître et aux frèrès de la milice du Temple, représentée par
Hugues de Parau, précepteur de la maison de Bonleu, 600 arpents de terre
et de bois appelés la forêt Bateiz, située au comté de Brienne,
entre Brevonnes, la maison du Temple appelée Bonleu, et la grande forêt
d'Orient, avec toutes les constructions, tous les étangs, toutes les dépendances
y comprises, et aussi la justice haute et basse, moyennant 1700 livres payées
comptant.
Cette portion de territoire constitue, sans aucun doute, la ferme de La Millye,
qui subsiste encore.
Mais l'acquisition la plus considérable faite par les Templiers date d'août
1255. C'est encore ce même Bernard de Montcuc favori du prince, et en même
temps de la fortune, qui, avec sa femme Marguerite, leur vend 2,500
arpents de bois, compris dans la forêt de Der située au
territoire de Vendeuvre et d'Amance, moyennant 5,500 livres tournois.
Cette vente, qui fut approuvée par Marguerite et Jean, chevalier, sire de
Durnay, est limitée ainsi :
du Nid-de-l'Aigle à Profonde-Fosse, de Profonde-Fosse à la
Loge-aux-Convers de la Rivour, de cette loge à La Celle-Roland, de la
Celle-Roland à La Reclaie, de la Reclaie à la forêt de Dienville, de ce
lieu à l'Eperorr-de-Frouace, et de l'Eperonde-Frouace au Nid-de-l'Aigle.
Cette vente comprenait toute la superficie de la forêt, et de plus les
viviers, les étangs, les tuileries, les bergeries et les granges dont ce
territoire était couvert.
Cette délimitation peut être utile à conserver, car les différents
noms des propriétés limitrophes sont encore en usage de nos jours, sauf
le lieu dit le 'Nid-de-l'Aigle', qu'il serait facile de fixer.
En 1256, les Templiers acquièrent une partie de la forêt de Dienville.
En 1263, ils achètent une partie importante des pâturages de la
seigneurie de Vendeuvre, pour laquelle ils paient 120 livres
tournois. à Guillaume Simon et à Gallart, enfants de feu Oudon de
Clermont, seigneur de Vendeuvre en partie.
En 1270, le comte Hugues de Brienne donne aux Templiers 60 sous tournois
de rente à prendre sur sa vente de Brienne.
En 1294, Hugues de Parau, qui
parait être le même personnage que celui qui figure dans une acquisition
de 1254, prend la qualité de 'commandeur de la Maison de la Chevalerie du
Temple en France', en achetant une maison ou loge, appelée la Loge-d'Orient,
et qui n'est autre aujourd'hui que la ferme nommée la Loge-Lionne, du nom
de son vendeur de 1294. Cette acquisition comprend la maison ou loge
servant à l'habitation des Templiers, et de plus les maisons, les
granges, les bergeries, et toutes les dépendances comprises dans le clos
de ladite loge, ayant une étendue de 400 arpents tant en terres arables,
prés, bois et étangs. Elle est faite par Clément de Ravières,
citoyen de Sens, et de Félize, sa femme. Cette terre, cette loge
provenait de messire Lyonnies, chevalier, demeurant à Méry. Elle dépendait
déjà de la censive des Templiers, comprenait environ 400 arpents, tant
en terres arables, prés, bois et étangs, et était assise dans la
paroisse de Brevonnes, au diocèse de Troyes.
Tel est le résumé des
contrats d'acquisition ou de donation qui nous rappellent le passage des
Templiers dans la partie de la contrée du Der, renfermée dans le
quadrilatère formé par Brienne, Vendeuvre, Lusigny et Piney.
Mais à ces propriétés seulement ne se bornaient pas leurs possessions.
Ils étaient en outre propriétaires de la commanderie de Bonleu,
de L'Hôpitau, de la Loge-Bazin, de la Loge-aux-Converts,
de Maurepaire, de la Loge-Madame, la Loge-aux-Bourgeois,
etc. Sans doute possédèrent-ils la Loge-aux-Chèvres, qui plus
tard devint la Loge-Mesgrigny, et forme aujourd'hui une commune du
canton de Vendeuvre, sise au midi de la grande forêt d'Orient et peu éloignée
du siège de la commanderie de ce nom, qui remplaça sans doute celui,
bien plus ancien, de Der.
La préférence accordée à
celui d'Orient fut sans doute déterminée en raison des riches
possessions des Templiers arrivant de l'Orient.
Pendant plus d'un siècle,
cette milice religieuse anima tout un grand territoire dont l'ensemble fut
au moins de 15,000 arpents, y créa de nombreuses fermes, des fonderies de
minerai de fer et y entretint des tuileries. Quelques-unes de ces créations
ont survécu, les autres ont disparu.
Aujourd'hui, il faut soulever
une couche de feuilles mortes plus de cinq fois séculaire pour retrouver
les vestiges qui jonchent le sol et rappellent la vie animée, luxueuse,
peut-être licencieuse des chevaliers du Temple; et cette couche, ce
linceul couvre la plus grande partie des territoires de Vendeuvre,
d'Amante, de Dienville, de Brienne, de Pel-et-Der, de Brevonnes, de Piney,
de Gérosdot, etc.
Comme souvenir de l'art et de
la sculpture dans cette contrée au XIIIe siècle, nous avons eu la
satisfaction de signaler à l'attention publique un beau tympan sculpté,
en pierre, représentant la glorification de la Vierge, alors qu'il était
placé au-dessus de la porte de la chapelle des Templiers, à l'Hôpitau,
commune de Gérosdot. Cette chapelle, aujourd'hui démolie, était
construite en briques et était ornée d'autres détails sculptés de la même
époque. Ce beau morceau fait partie des collections d'archéologie du musée
de Troyes.
Cette contrée passa presque
entière en la possession de l'ordre de Malte.
En 1346, Miles, sire de Noyers et de Vendeuvre, traite avec Pierre
Bruyant, commandeur de la maison de l'Hôpital de Bonleu, et frère Guy de
Pringey, commandeur de celle d'Orient, à l'occasion de droits de justice
et de chasse qui lui appartenaient sur le territoire dépendant de la
ferme de la Loge-Bazin, que les contractants limitent. Roger Miles, de
Noyers, se réserve les droits de haute et moyenne justice, ceux de
chasse, des mesures à blé et à vin. Les Hospitaliers sont déclarés
exempts de la juridiction du prévôt de Vendeuvre, mais ils sont soumis
à celle du bailli, et les sergents, qui ont le droit d'exercer sur le
territoire de la Loge-Bazin, sont institués par le seigneur de Vendeuvre.
Mais le temps des aliénations
arriva dès le XVe siècle.
Aussi voit-on, dès cette époque, les commanderies d'Orient et de Bonleu
se fondre en une seule, et enfin se réunir à celle de Troyes, qui ne
prit fin qu'en 1789.
Thors
Maison forte de Thors
Nous savons peu de choses sur
cette commanderie, c'est pourquoi je donne les trois possibilités
-
Certains disent qu'elle est Templière dès le début.
-
D'autres pensent qu'elle est Teutonique ?
-
Et, d'autres disent qu'elle a été donnée à l'Ordre Teutonique après le procès.
Commanderie de Thors ou du Val de Thors
Comme nous avons trouvé cette commanderie sous ce double nom, on peut se
demander aujourd'hui si elle était située dans la commune de Thors, au
canton de Soulaines, ou dans le val de Thors, contrée comprise dans le
territoire de Bar-sur-Aube, près de la route qui, de cette ville, conduit
à Soulaines et où il existe des substructions dont la date de l'ensemble
ne paraît pas encore avoir été fixée d'une manière satisfaisante.
Ce qui nous éloigne de penser que cette commanderie eut son siége dans
la commune de Thors, c'est qu'il n'en reste aucun vestige, comme aucun
souvenir, à moins que là, les chevaliers de fondre teutonique sur
lesquels nous devrons dire quelques mots, n'aient succédé aux Templiers.
Entre Champagne et Haute Marne
A la limite de la Haute-Marne, la puissante commanderie de Thors, fondée
en 1193, avait rang de prévôté.
Elle conserva toute son influence avec les Hospitaliers. On peut encore
voir l'église du 12e siècle.
Thors possédait les fiefs de Fresnay et Lévigny, ainsi qu'une dépendance
à Maisons-lès-Soulaines : il ne reste que la chapelle.
Trois commanderies se trouvaient sous la dépendance de Thors :
Ville-sur-Terre, Arrentières et Bar-sur-Aube.
Dans cette contrée, les Templiers sont propriétaires, en 1215, d'immeubles à Bar-sur-Aube; à Urville, dans le cours du XIIIe siècle; à Lévigny, à Fresnois, ils possèdent des maisons habitées par des chevaliers. Ils sont en outre seigneurs de ces villages et de celui de Maisons, voisin des deux premiers.
A Arrentières ils possédaient des droits de dunes sur toute la
paroisse et des forêts.
A Bar-sur-Aube, ils auraient élevé la chapelle de Saint-Jean, qui
daterait du XIIe ou du XIIIe siècle et qui passa aux mains des chevaliers
de Malte.
M. Chevalier, auteur d'une
histoire de Bar-sur-Aube, avance que cette chapelle dépendait de la
commanderie de Thors et de Gorgebin. Nous n'avons trouvé jusqu'à ce jour
ce dernier nom que dans la citation faite par cet auteur.
L'église de Thors, village
perdu au fond d'un ravin creusé dans la roche presque nue, quoique
moderne dans ses parties principales, n'en conserve pas moins quelques détails
du XIIIe siècle. On remarque à l'extérieur de cette église, dans le
contrefort placé près de la porte principale, une porte, aujourd'hui murée,
portant dans son tympan un arc trilobé où est inscrite une croix, dont
la forme fait croire à un souvenir des chevaliers du Temple ou de l'ordre
teutonique.
A l'intérieur, il existe un autre souvenir du second de ces ordres qui,
créé en Allemagne, y eut une part d'influence considérable jusqu'au
XVIe siècle, et qui subsistera jusqu'à sa suppression décrétée en
1809 par Napoléon.
Ce souvenir est un tableau
peint sur toile, représentant l'institution du Rosaire.
Au bas du sujet se trouve le donateur, beau vieillard portant le costume
et les insignes de l'ordre teutonique et dont la disposition des cheveux,
celle de la barbe, de quelques détails du costume rappellent le
commencement du règne de Louis XIII.
Ses armoiries sont :
d'argent à la bande de sable, accompagnée de sept billettes du premier,
quatre en haut, trois en bas; au-dessous de l'écu et hissant de la pointe
sept drapeaux renversés de différentes couleurs, tous chargés d'un
croissant.
Ces insignes extérieurs rappelleraient-ils les exploits de l'ordre
teutonique contre les Turcs ?
C'est possible.
La commanderie ou maison de
Thors, Domus Templi de Tauris, fut, pour l'ordre teutonique, sans doute la
plus avancée vers l'ouest de la France. Cette possession ne fut cependant
pas la seule de cet ordre dans notre département.
A Beauvoir, aujourd'hui commune de Chaumesnil, l'ordre teutonique aurait
possédé des biens qui, au XVe siècle, furent réunis à ceux de
l'abbaye de Clairvaux.
L'ordre teutonique a-t-il
succédé à Thors à l'ordre des Templiers ?
Le fait est possible, le nom de ce lieu se trouvant indiqué dans les documents du procès.
Bar sur Aube
Ancienne chapelle Templière de Bar-sur-Aube.
Au sud de Bar se trouve la célèbre abbaye cistercienne de Clairvaux, fondée par Saint Bernard qui participa, au concile de Troyes, à la création du Temple.
Près de Bar sur Seine
Avalleur
Commanderie d'Avaleur
Avaleur, c'est une commanderie tardive pour ces constructions, elle se
caractérise par son style gotique campagnard tel qu'on le rencontre dans
les autres maisons de l'Ordre de cette région. L'église de la
commanderie a un chevet plat qui est largement utilisé par les Templiers
dans leurs constructions gotiques, surtout aux confins de la Champagne et
de la Bourgogne.
Maison du Maître Jacques de Souvré.
Avalleur, est la cinquième grande commanderie de l'Aube, elle se trouve
sur la commune de Bar-sur-Seine.
Avalleur a conservé la belle chapelle gotique des Templiers, du 12e siècle,
aux armes des commandeurs hospitaliers Jean de Choiseul et Jacques de
Souvré.
Porte romane de la chapelle d'Avaleur aux armes de Jacques de Souvré
La commanderie, a été rebâtie
par les Hospitaliers, elle date du 16ème siècle à la suite d'un
incendie.
Chapelle d'Avaleur.
Bar-sur-Seine fut un fief de Guillaume de Chartres, grand maître du
Temple, mort à Damiette en 1219.
De l'autre côté de la Seine, à Buxières-sur-Arce, se trouvait la
commanderie jumelle d'Avalleur.
Sur la commune de Fontette,
on rencontrait les commanderies de Vitry-le-Croisé et de Beauvoir, qui,
avec les Hospitaliers, passa sous la coupe d'Épailly.
Au sud d'Avalleur, le fief d'Arrelles appartenait aux Templiers.
Trouan-le-Grand
Commanderie de Touan le Grand
Cette commanderie parait
prendre son origine par l'acquisition que les Templiers firent, en 1209,
de tout ce que possédait le couvent ou prieuré de la Charité, sur le
territoire de Trouan-le-Grand; acquisition qui fut encore augmentée, en
1219, de l'achat de deux parts du moulin, la troisième leur ayant été
donnée.
Les biens de Trouan-le-Grand
furent donnés aux chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.
Le commandeur de Troyes fut seigneur de la moitié de Trouan-le-Grand jusqu'en 1789.
1209 : rachat des biens du
prieuré de la Charité-sur-Loire, en même temps qu'à Montaulin,
Chapel-le-Vallon, Belleville, Savières (moulin d'Espincey).
1219 : on retrouve trace de
nouvelles acquisitions.
1220 : les Templiers avaient
les deux tiers des grosses dîmes, et ceci jusqu'en 1761.
En 1236, Lambert de Nogent
leur vend deux parties d'un four, un homme de corps, les coutumes d'une
mine d'avoine, d'une poule.
En 1469, elle est unie à
Troyes en même temps que celle d'Arcis et celle de Chapelle-Vallon. Le
commandeur eut la moitié de la seigneurie jusqu'en 1761.
L'église est de la fin du
XIIe siècle, avec un triforium obscur et un beau portail roman.
De nombreux souterrains,
refuges aboutissent à l'édifice religieux.
On peut parler de l'église aux cent visages. Il y a en effet des têtes sculptées aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, sur les chapiteaux, dans les murs, les piliers, les cintres des fenêtres. Surgissent également de la pierre des dragons, des animaux fantastiques et effrayants dans le style des gargouilles de cathédrale.
Un des mille visages de Touan
Beaucoup de faciès ont été mutilés volontairement. Très présents,
les décors végétaux avec toutes sortes de formes, complètent
l'ensemble très riche.
Les souterrains semblent aussi nombreux que les portraits statufiés. Le tuf friable a permis l'établissement d'un réseau considérable.
Côte d'Or
Bures et Voulaines.
La propriété jouxte l'église à loue elle est inscrite dans un quadrilatère délimité par, la construction, le ruisseau le chemin de la tourelle et celui d pèlerins.
Romagne
Commanderie de Romagne
Commanderie de Templiers fondée
avant 1144, La Romagne devient, au début du XIVe siècle, commanderie de
l’ordre de Malte. Ses fortifications sont renforcées à la fin du XVe
car c’est une forteresse de frontière. Après la bataille de
Fontaine-Française, en 1595, elle reçoit Henri IV qui y installe son
camp. Actuellement restauré, le bâtiment du pont-levis est aménagé
pour accueillir des hôtes dans ce lieu où les pierres se marient avec
l’eau et les bois.
Aux confins de trois provinces, Bourgogne, Champagne et Franche-Comté, la
Romagne, l’une des commanderies les plus riches de l’ancien Grand
Prieuré de Champagne, mire ses tours dans la Vingeanne.
Sur place déjà, l’attendent les souvenirs des commandeurs : Pierre de
Boresdon aimé et féal conseiller et chambellan du Roi Louis XI, qui édifia
la majeure partie des bâtiments de la Romagne et laissa ses armes sur la
porte Saint-Jean.
Autres possessions possibles de part les noms et les actes, mais non confirmées :
Bagneux :
'Bois de la commanderie'.
Les Riceys :
Contrée dite 'sous le Temple'. Présence d'un prieuré templier ?
Rouilly Saint Loup :
Cadastre : 'champ du Temple' (Possession de Verrières ?)
Polisot :
Rue des Templiers.
Laines aux Bois :
Au cadastre 'les Temples'. Vente en 1231 par Thiébaud de Rosières,
approuvée par Thiébaud IV, pour le Temple de Troyes.
Sibrey hameau d'Auxon :
Moulin, maison et dépendances existaient en 1302. Don de Gaucher de
Brion. Après avoir dépendu de Coulours, revient sous la tutelle de
Troyes en 1469. Par la suite devait se ranger sous l'obédience de l'ordre
de Malte. A remarquer une ancienne chapelle St Eloi du XIIIe siècle.
Rosson :
Gagnage de Troyes. Dépendance de Bonlieu. 1220 : donation d'André de
Rosson, templier.
1230 : don de Bernard de Montcuc.
Prospère jusqu'en 1333.
Ruiné au Xve siècle.
Chapelle Vallon :
1209 : cession de terres et dîmes par le prieuré de la Charité-Saint-Sépulcre.
En 1789, les grosses dîmes étaient versées au commandeur de Troyes.
Cette maison dépendante de Troyes a été détruite au XVe siècle.
Il y avait une chapelle et une tuilerie.
L'église conserve une nef et une tour du XIIe Siècle.
Maison de Beauboir (Fontette)
:
1214 : des acquisitions diverses constituent sans doute sa fondation.
1260 : vente d'Isabelle, soeur de Thomas de Dinteville.
1298 : autre achat à Félicie, fille de Guillaume dit des Prés. Ce fut
une dépendance d'Epailly.
1855 : les ruines étaient encore visibles :
pierres appareillées, tuiles vernissées, à la lisière du bois de Nagé,
à droite sur le chemin de Fontette à Cunfin.
Fresnay :
Les templiers, et après eux les hospitaliers, avaient la moitié de la
seigneurie qui dépendait de leur commanderie de Thors.
En 1197, Guiard Goin de Bar-sur-Aube donne terres, bois, justice et hommes
de Fresnay aux templiers de Thors.
Le même bourgeois fit don de ses possessions à Lévigny et Arrentières.
Arrentières :
Une maison templière existe en 1296.
En 1326, frère Guillaume de la Ville neuve se disait 'commandeur d'Arrentières'.
Le commandeur de Thors avais en sa possession la seigneurie et justice des
dîmes de vin et de blé.
Les moine; de Clairvaux les rachetèrent en 1632.
Ville sur Terre :
D'après une charte de 1263, les templiers possédaient une grange dépendant
de Thors. A signaler le lieu-dit 'pièce de la commanderie'.
Maison forte de Beuville :
Située en Haute-Marne, en limite de l'Aube, dans la vallée du Ceffondet,
à 15 km de Bar et 12 de Colombey, son lien privilégié avec Thors l'a
rattaché notre département.
Haute Marne, chez nos
voisins, on dénombre 12 commanderies :
Etury, Orges, Le Gorgebin, Morment, Beauchemin, Montrangeon, Langres,
Reynel, Esnouveaux, Tronchoy, Bussière, Arbigny.
Dans l'Yonne
Cet article provient de " L'Yonne Républiquaine ", Sur les
traces des Templiers à Migennes
C’est la première fois dans l’Yonne qu’une exposition est consacrée à la présence des Templiers dans le département. Livres et photographies font découvrir l’impact du grand et mystérieux ordre monastique dans l’Yonne à la bibliothèque municipale. Un ouvrage sur les Templiers dans l’Yonne est en cours d’écriture. Il est né de la rencontre de deux femmes, passionnées de recherches, d’histoire médiévale, et du patrimoine icaunais. En attendant sa parution prochaine, on peut découvrir à la bibliothèque municipale une partie du travail entrepris par Josiane Maxel et Isabelle Maire. Une exposition retrace la passage et la présence de l’ordre bâtisseur des Templiers. On la doit pour partie aux Guides de pays de la vallée de l’Yonne qui ont pris des photographies des sites les plus significatifs de cette présence des Templiers.
Une quinzaine environ sont recensés dans le département : églises, chapelles, sculptures, croix, etc. On peut citer, et admirer dans les baies vitrées de la bibliothèque, ici la Chapelle Saint Marc à Nuits-sur-Armançon, là l’église de Fontenay Près Chablis, ou encore la chapelle privée de Coulours Sens, une croix à Merry Montigny-la-Resle, des sculptures d’une maison templière à Saint Bris-le-Vineux et bien d’autres édifices. En tout une cinquantaine de clichés évoque cette enquête sur les traces des Templiers Gloire et décadence La bibliothèque en a profité pour sortir la vingtaine de livres et documents disponibles sur place et donc consacrés à l’histoire de cet ordre controversé, qui a connu la gloire et la prospérité pendant plus de deux siècles avant d’être harcelé et exterminé par la Papauté et la Royauté. À l’origine il s’agit de moines soldats qui se regroupent dans un ordre fondé en 1119 par Hugues de Payns après la première croisade. Le but est essentiellement religieux, protéger le royaume de Jérusalem contre les infidèles. Rapidement l’ordre se développe et, tout acquis à la gloire de leur grand maître et à la hiérarchie féodale, les moines soldats fondent domaines, temples, commanderies. Les “manteaux blancs à la croix de vermeille” essaiment dans toute l’Europe occidentale et même aux portes du Moyen Orient. Son rayonnement inquiète car l’ordre devient puissant et on lui prête des rites initiatiques controversées. Garant d’un certain ordre moral pendant plus de deux siècles, les Templiers vont être progressivement catalogués de sectaires.
En 1312, le pape Clément V
supprime l’ordre et les templiers meurent au bûcher, dont Jacques de
Molay, censé être le dernier grand maître en 1314, sur ordre du roi de
France, Philippe Le Bel. Pourquoi cette disgrâce? S’agissait-il de
motivations religieuses ou bien financières comme on le pense, car on a
toujours parlé du Trésor des Templiers. Le lien a d’ailleurs été
fait avec le mystère de la soudaine fortune du curé de Rennes-le-Château,
dont il se dit qu’il aurait pu l’avoir découvert.
P. H