Politique générale


    Hindouisme et sikhisme

     
  • Révisionnisme hindou (Libération 24 janvier 2002)

      Comme le façonnage des mentalités commence dès le plus jeune âge, le gouvernement indien a décidé de supprimer des manuels scolaires quelques passages sur l'hindouisme pour de ne plus les enseigner ni même en parler. Les paragraphes ou pages en question traitaient de divers sujets relatifs à la religion hindoue en des termes qui auraient pu surprendre et gêner les croyants : on y apprenaient que les hindous mangeaient autrefois du bœuf dans certaines circonstances et que des sacrifices de vaches pouvaient être faits, les pillages perpétrés par un chef sikh y étaient aussi évoqués. Sachant que le parti au pouvoir est le très nationaliste Bharatiya Janata Party, cette mesure vise à "safraniser" l'histoire de l'Inde, en référence à la couleur jaune symbole de l'hindouisme. Les protestations ont été vives chez les historiens et dans l'opposition. En faisant disparaître des livres de classe les parties critiques à l'égard de l'hindouisme, les nationalistes perpétuent le mythe d'une Grande Inde dont la pureté originelle aurait été souillée, un mythe exploité par les partis extrémistes hindous.

  • Communautarisme sikh au Québec (février 2002)

      La commune de LaSalle au Québec connaît actuellement les conséquences nocives d'un communautarisme qui, loin de garantir une coexistence harmonieuse entre tous les citoyens, distingue plutôt chacun de son voisin par des références que l'on prétend culturelles. Ainsi, un différend est apparu entre les parents d'un écolier de religion sikh et l'école Sainte Catherine Labouré sans doute habituée à des pratiques plus chrétiennes. Les parents exigent qu'au nom du respect de leur religion, assimilé frauduleusement au respect de la culture, leur enfant de 12 ans soit autorisé à aller en classe en portant sur lui en toutes circonstances un couteau de 20 centimètres, le kirpan, comme cela est l'usage chez les sikhs! Malgré un recours en justice, l'affaire est dans l'impasse. Plus que jamais, il faut affirmer que la loi est unique et que personne ne saurait s'y soustraire pour des raisons de particularisme ayant trait à la croyance ou à l'incroyance, à l'origine du pays de naissance...