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Les Obédiences: Voici une présentation des obédiences les
plus représentatives du paysage maçonnique Français.
Les Obédiences Régulières:
La Loge Nationale Française.
Une Obédience Féminine :
Les Obédiences Libérales (ou co-maçonnerie) :
Obédiences internationales
une nouvelle organisation maçonnique,
née en France Le 18 juin 2000
La Régularité Maçonnique: Les principes généraux
(Landmarks) de la régularité maçonnique tels qu'ils ont été formulés par
la Grande Loge Unie d'Angleterre en 1927.
La Régularité Maçonnique Française : Quelles sont
les obédiences Françaises qui respectent les Landmarks ? |
La Loge Nationale Française

La Loge Nationale Française est une petite obédience
régulière Française dont le but est de promouvoir l'enseignement
traditionnel de la Maçonnerie opérative et spéculative. Ses membres
entretiennent des relations très fraternelles avec les autres obédiences.
Histoire de la Loge Nationale Française d'après le
texte d'Antoine P\
La Loge Nationale Française (LNF) est officiellement née
le 26 avril 1968, de la décision de trois Loges pourvues de Patentes
régulières, issues de la Grande Loge Nationale Française (Opéra),
de se fédérer. Il S'agissait des trois Loges Jean-Théophile
Désaguliers, James Anderson et Fidélité.
La première de ces Loges, fondée à Paris au Rite Écossais Rectifié,
travaillait selon le Rite Moderne Français Rétabli
(ultérieurement dénommé Rite Français Traditionnel) ; la
deuxième, à Lille, avait été constituée au Rite Moderne Français ;
la troisième, également parisienne, pratiquait le Rite anglais Émulation. Elles devinrent, dans cet ordre, les trois premières
Loges du Tableau de la nouvelle Fédération.
Les Frères qui prirent la décision de fonder la Loge Nationale
Française, sous la conduite éclairée du Frère René Guilly, dit René
Désaguliers (1921-1992), alors l'un des plus grands érudits de la
Maçonnerie française, le firent parce que leur exigence de rigueur
traditionnelle, et leur désir de restitution exacte des usages et de
l'esprit d'une Maçonnerie conforme à ses principes d'origine, n'avaient pu
être respectés au sein de diverses Obédiences. Les préoccupations de
politique maçonnique, les rivalités humaines, et l'étroitesse d'esprit de
certains responsables les avaient conduits à différentes impasses.
La Loge Nationale Française fut conçue comme une organisation
maçonnique d'un type nouveau, dont les fondateurs voulaient faire un lieu
où sans contrainte aucune, dans la sérénité, dans la liberté et dans la
rigueur, des Maçons sincères pourraient mener à bien cette recherche. Ils
se qualifièrent pour cette raison de " Maçons Traditionnels Libres
".
L'un des premiers actes de la Loge Nationale Française fut
d'attribuer des Lettres Patentes à une nouvelle Loge, travaillant à Paris
au Rite Écossais Rectifié, L'Équerre n°4, qui fut ainsi la première
Loge née dans la Fédération. D'autres suivirent, et à ce jour la Loge
Nationale Française a accordé des Lettres Patentes à seize nouvelles
Loges dites de plein exercice (la plus récente porte le n°20), ainsi qu'à
six Loges d'Étude et de Recherche (distinguées par les lettres de
l'alphabet hébreu, d'Aleph à Vav), au statut particulier, véritables
laboratoires de la Fédération, et dont le seul objet est d'approfondir les
sources historiques et les fondements de la tradition maçonnique. Cette
étude demeure en effet l'une des préoccupations majeures des Loges de la
Loge Nationale Française. Il existe enfin des Loges de Maîtres
Installés qui rassemblent, pour des travaux particuliers, les
Vénérables en Chaire et les Passés-maîtres des Loges de la Loge
Nationale Française .
La Charte de la Maçonnerie Traditionnelle Libre.
Voici la Charte de la Maçonnerie Traditionnelle Libre, adoptée par la
Loge Nationale Française en 1969.
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La Franc-Maçonnerie est de nature spirituelle, religieuse et
traditionnelle. Elle a pour but la transformation initiatique de ses
membres par la méditation de la Loi d'Amour de l'Évangile de Saint Jean
et la pratique rigoureuse des usages, des rites et des cérémonies
maçonniques. Cette transformation doit, et ne saurait s'opérer
effectivement que dans un climat de tolérance, de modestie, de
modération, de discrétion, de loyauté absolue, de calme et de
courtoisie.
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C'est pourquoi la Franc-Maçonnerie doit bannir avec une extrême
rigueur de ses Loges, sous peine de manquer à sa mission fondamentale
tout ce qui est contraire à ces définitions. Elle doit notamment se
refuser à toute activité dans le domaine confessionnel, politique,
social, économique et financier, ce qui est une source abondante de
mésentente et de conflits entre ses membres. Les Loges s'interdiront
tout exposé et tout travail sur ces sujets et leurs membres
s'abstiendront de toute conversation de ce genre lors des réunions
maçonniques quelles qu'elles soient.
Les Maçons se doivent également d'observer une grande décence dans
leurs propos et de s'abstenir de tout excès susceptible de modifier et
d'altérer leur comportement.
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L'entraide a toujours été une des grandes règles de la
Franc-Maçonnerie. Elle exige cependant d'être exercée avec beaucoup de
discernement. Elle doit notamment se limiter aux services qui allègent
les difficultés réelles que rencontrent les uns et les autres au cours
de leur existence et ne jamais devenir une sorte d'association
matérielle ou de complicité pour le profit.
Ainsi, sous la réserve de la discrétion qui est une des grandes lois
de la Franc-Maçonnerie, l'entraide qui intervient entre les Maçons peut
à tout instant être connue de tous, en particulier des Officiers des
Loges et des dirigeants fédéraux, sans que personne ait à en rougir ni à
formuler de réserves.
On s'abstiendra en outre de demander un service à un Maçon qui n'est
pas vraiment en mesure de le rendre et l'on s'interdira de même de
rendre un service s'il sort de sa compétence réelle ou s'il comporte, un
risque, si faible soit-il, pour sa propre situation.
On se souviendra toujours que l'exercice imprudent et erroné de
l'entraide est une autre des grandes causes des conflits qui peuvent
surgir dans les Loges et mettre en danger le travail initiatique qui
doit seul s'y accomplir.
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La bienfaisance est aussi un des buts les plus anciens de la
Franc-Maçonnerie. Elle se distingue de l'entraide en ne se limitant pas
aux membres de l'Ordre. Elle est pratiquée soit par les Loges, soit
individuellement par leurs membres.
Cette bienfaisance s'exerce matériellement grâce aux fonds recueillis
par le tronc qui circule pour cet objet dans les assemblées. Le don qui
est fait dans cette circonstance est un acte essentiel qui doit être
proportionné aux ressources de chacun. C'est pourquoi les membres des
Loges se feront une règle d'adresser leur obole chaque fois que les
circonstances les empêcheront d'assister aux assemblées. Ils n'omettront
jamais non plus de déposer leur obole lorsqu'ils sont dans l'obligation
de se retirer avant la clôture des travaux.
Cependant les Maçons ne perdront pas de vue qu'à notre époque les cas
de détresse matérielle se font heureusement relativement rares et qu'il
existe une autre forme de bienfaisance tout aussi importante. C'est
celle par laquelle nous essayons d'apporter à autrui l'aide de notre
expérience et de nos connaissances. Cette forme de bienfaisance
toutefois est très délicate car elle ne doit jamais prendre la forme
d'une intrusion ou d'une contrainte. Elle se heurte généralement à une
résistance ou à une pudeur instinctive que l'on a l'obligation de
respecter. C'est cependant un devoir pressant que de tenter d'éviter à
autrui des erreurs qui peuvent mettre en péril son bonheur ou celui de
ses proches, son activité professionnelle, voire même sa vie.
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Parmi les dangers qui menacent la vie initiatique des Loges, la
recherche des honneurs et les rivalités qui en résultent doit
certainement être considérée à l'égal des plus graves. La hiérarchie qui
est une des structures naturelles de la Franc-Maçonnerie peut en effet
tenter des Maçons plus soucieux d'apparence que de réalité, plus
désireux d'exercer une autorité illusoire que d'assumer pleinement des
charges et des responsabilités.
Il faut reconnaître par ailleurs que la place importante que prennent
nécessairement des Maçons compétents, actifs et dévoués est un autre
péril, car ces derniers. habituent les membres des Loges à la facilité
et leur succession devient d'année en année plus difficile.
C'est pourquoi les Maçons Traditionnels Libres estiment que le
changement de Vénérable chaque année dans les Loges est une pratique à
recommander vivement. Il est également souhaitable que le futur
Vénérable ait occupé les différents postes des filières propres à chaque
rite. Les aptitudes de tous peuvent ainsi apparaître clairement et les
listes des Officiers à élire chaque année ne doivent être établies que
dans le seul intérêt de la Loge et du rite, et jamais dans un esprit de
complaisance ou de concession à une vanité trop humaine. Il n'y a
d'ailleurs pas d'exemple qu'un Frère désireux de servir la Maçonnerie,
ne puisse y parvenir pleinement dans la limite de ses capacités.
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Les Loges sont dirigées de façon collégiale par les Maîtres Maçons
réunis en Conférence de Maîtres, limitée aux seuls membres actifs. La
plus large unanimité est toujours recherchée. Les Apprentis et les
Compagnons ne sont jamais associés ou mêlés aux décisions à prendre ni
aux discussions qu'elles suscitent.
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Les initiations et les affiliations ne sont décidées qu'à
l'unanimité, ce qui signifie que chaque membre d'une Loge dispose d'un
droit d'opposition pour des motifs sérieux et légitimes. On ne doit pas
permettre en effet qu'une Loge soit troublée par l'admission d'un
nouveau membre contre le gré d'un membre plus ancien. Si la répétition
ou le nombre de ces oppositions crée une crise au sein d'une Loge, une
issue possible est la création d'une nouvelle Loge, ce que tous doivent
faciliter dans un climat de conciliation.
Ces initiations et ces affiliations devront être précédées de la plus
large publicité maçonnique permise par les circonstances, ces actes
importants devant être accomplis au su de tous en toute clarté et
loyauté.
D'une façon plus générale, on ne perdra pas de vue que l'association
maçonnique étant fondée sur la libre cooptation et la coexistence
paisible et harmonieuse, aucune règle supérieure à celles-ci ne saurait
imposer à des membres, séparés momentanément ou durablement par des
antipathies ou des incompatibilités, de continuer à se fréquenter dans
la même Loge. Cette situation, profondément regrettable certes, mais qui
se rencontre malheureusement parfois, compromet en effet tout travail
initiatique et toute évolution heureuse des uns et des autres. On devra
dans ce cas s'efforcer de parvenir d'un commun accord à des essaimages
ou à des changements d'appartenance ce qui, en supprimant dans
l'immédiat des causes de frictions, sera aussi un moyen sûr de rétablir
dans l'avenir des relations plus normales et plus satisfaisantes.
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Les augmentations de salaire sont de la même façon décidées à
l'unanimité. Les candidats subissent un examen sérieux sur leur
instruction maçonnique. Leur conduite doit être, à tous égards,
irréprochable. Seule la Loge mère a qualité pour accorder ces
augmentations de salaire, au besoin par délégation.
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Les Maçons Traditionnels Libres constatent que le pluralisme des
rites est désormais une réalité maçonnique qui doit être admise. Ils
affirment qu'à travers ce pluralisme des rites une recherche initiatique
méthodique et prudente doit permettre de retrouver l'essence
traditionnelle de la Maçonnerie. Les rites ne s'excluent pas, ils se
complètent. Ils doivent cependant conserver tous leur plus grande pureté
ainsi que leurs traditions et usages propres. Un Maçon peut pratiquer
plusieurs rites mais il faut dans ce cas qu'il s'abstienne soigneusement
de les mêler par ignorance ou par un désir irréfléchi de bien faire.
Les Maçons Traditionnels Libres font choix à ce jour de trois rites :
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Le Rite Français Traditionnel (Rite Moderne Français
Rétabli, issu de la Grande Loge de 1717).
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Le Rite Écossais Rectifié (issu en 1778 et 1782 de la
Stricte Observance).
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Le Rite Anglais Style " Émulation " (issu en
Angleterre de l'Union de 1813).
Ils estiment que la réunion de ces trois systèmes, égaux en intérêt
et en valeur initiatique, a de fortes chances de rassembler la quasi
totalité de la tradition maçonnique et que tous les autres systèmes sont
composés des mêmes éléments, parfois avec moins de cohérence.
Chacun de ces trois rites comporte un ou plusieurs grades
complémentaires qui sont conférés dans des organismes nettement
distincts des Loges symboliques et de leur fédération.
Chaque rite doit être pratiqué dans le respect absolu des textes et
définitions fondamentaux à savoir :
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Pour le Rite Français Traditionnel (Rite Moderne Français
Rétabli), les schémas directeurs reconstitués selon les textes
français des XVIIe et XIXe siècles et les
vieux documents anglais et écossais sur les rituels et les
instructions par demandes et réponses, dont le plus ancien
actuellement connu remonte à 1696.
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Pour le Régime (ou Rite) Écossais Rectifié, les textes
définitifs rédigés à Lyon de 1785 à 1787 sous la direction de
Jean-Baptiste Willermoz et selon les schémas adoptés au Convent de
Wilhelmsbad (1782).
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Pour le Style " Émulation ", les textes actuellement en
usage dans la Loge de Perfectionnement Émulation.
Ces trois rites devront s'aligner, en particulier les deux premiers,
sur les décisions essentielles de la Loge de Promulgation tenue à
Londres de 1809 à 1811 et les usages universels suivants :
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l'ordre ancien des mots sacrés, c'est-à-dire B. pour le premier
grade et J. pour le second.
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l'énoncé normal des noms des trois colonnes qui doit se faire
dans l'ordre : Sagesse, Force, Beauté.
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l'association de ces trois colonnes avec les trois premiers
Officiers de la Loge et les deux colonnes du Temple de Salomon :
Enfin les Maçons Traditionnels Libres portent tout leur intérêt à la
Maçonnerie opérative d'avant 1717 ainsi qu'aux systèmes opératifs qui
auraient survécu jusqu'à nos jours et se réservent soit de les pratiquer
soit d'y puiser les enseignements nécessaires à une meilleure
compréhension de leurs rites.
Ils adoptent les armes accordées en 1472 à la Compagnie des Maçons de
Londres et sa plus ancienne devise : " God is our Guide ", "
Dieu est notre guide ", qui doit s'entendre dans tous les sens
mais aussi et surtout au sens opératif, en se souvenant que l'Éternel
sur le Sinaï guida Moïse en lui donnant tous les plans du Tabernacle,
qui devait lui-même être le modèle du Temple élevé à Jérusalem sous les
ordres du Roi Salomon, avec l'aide du Roi Hiram de Tyr et le précieux
concours d'Hiram Abif. .
Cette charte a été adoptée à l'unanimité en tenue de Loge Nationale le
26 Janvier 1969.
Adresse: Loge Nationale Française BP 154 92113 Clichy Cedex
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