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De
la "drôle de guerre" à la campagne de France:
1er
septembre 1939: la Wehrmacht envahit la
Pologne
3
septembre 1939: l'Angleterre puis la France déclarent
la guerre à l'Allemagne
16
février 1940: Début des hostilités en Norvège
12
mars 1940: la Finlande cesse de résister à l'URSS, alliée
de l'Allemagne
21
mars 1940: Paul Reynaud remplace Edouard Daladier
à la tête du gouvernement français
10
mai 1940: Hitler envahit la Belgique et la Hollande; à Londres,
le Premier ministre Chamberlain est remplacé par Churchill
14
mai 1940: les blindés allemands font une percée
foudroyante à Sedan et prennent les Alliés en tenaille
19
mai 1940: Maxime Weygand prend le commandement
des armées françaises
24
mai 1940: les troupes allemandes interrompent leur
progression vers Dunkerque
26
mai 1940: entretien entre Churchill et Reynaud
à Londres
26
mai 1940: entretien entre Churchill et Reynaud
à Londres
27
mai 1940: Léopold III
se résigne à capituler
27
mai-5 juin 1940: embarquement
des troupes anglo-françaises à Dunkerque
14
juin 1940: les Allemands entrent à Paris
16
juin 1940: Philippe Pétain devient le chef du gouvernement
et demande les conditions d'armistice et de paix
18
juin 1940: appel du général de Gaulle
22
juin 1940: signature de l'armistice à Compiègne
25
juin 1940: sonnerie du cessez-le-feu; la campagne
de France est finie

Les opérations militaires
de la Seconde Guerre mondiale
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Le 16 février 1940 au soir,
un destroyer britannique pénètre dans un fjord de Norvège
et arraisonne l'Altmark, un navire allemand qui s'y
était réfugié avec à son bord 299 prisonniers anglais.
Les prisonniers sont délivrés à la grande satisfaction du Premier
Lord de l'Amirauté, le ministre de la marine de guerre, qui
n'est autre que Winston Churchill (66 ans).
Il s'agit du premier coup d'éclat des Britanniques depuis leur
entrée en guerre officielle contre l'Allemagne de Hitler, le
3 septembre 1939.
Après avoir dénoncé en vain pendant sept ans la menace hitlérienne,
Churchill a été récompensé de son opiniâtreté par le portefeuille
de la Royal Navy, celui-là même qu'il détenait au début
de la... première guerre mondiale.
Agir ou ne pas agir?
Le Premier ministre du gouvernement a nom Neville Chamberlain.
Il a cédé devant Hitler à la conférence de Munich et continue,
même après la déclaration de guerre, de préconiser l'«apaisement».
Ce n'est pas le cas de Churchill qui, à défaut de pouvoir agir
sur le Continent, a l'idée de priver l'Allemagne de ses approvisionnements
en minerai de fer suédois, essentiels au bon fonctionnement
de son industrie.
Le minerai du gisement de Kiruna, en Laponie, est transporté
par chemin de fer jusqu'au port norvégien de Narvik.
Churchill suggère de miner la côte de la Norvège pour empêcher
les navires allemands de charger le minerai.
Sa proposition est d'abord rejetée par ses collègues. Le ministre
des Affaires étrangères, lord Halifax, partisan de l'«apaisement»,
objecte non sans raison que la Norvège est neutre.
Mais le 30 novembre 1940, l'URSS, alliée de l'Allemagne, attaque
la Finlande.
Soucieux de soutenir ce petit pays ainsi que de protéger la
Suède, les Français et les Anglais se rangent à l'idée d'une
intervention en Norvège.
Ils vont même plus loin que Churchill en préconisant une attaque
terrestre contre les ports norvégiens et même une occupation
des mines suédoises,... sous réserve de l'assentiment des gouvernements
concernés!
Plusieurs semaines s'écoulent en vaines discussions, le roi
de Norvège Haakon IV n'étant pas lui-même disposé à accueillir
des soldats anglais.
En ordonnant à sa marine d'arraisonner l'Altmark dans
les eaux norvégiennes, Churchill veut mettre fin aux atermoiements
du Cabinet de guerre britannique.
Mais Hitler, de son côté, a été piqué au vif par le coup de
force et a pris secrètement la décision d'attaquer de son côté
la Norvège.
Prenant de vitesse le corps expéditionnaire franco-britannique,
les parachutistes allemands se jettent le 9 avril sur les ports
norvégiens.
Le corps expéditionnaire tente néanmoins de remplir sa mission.
Mais il n'est plus question de miner la côte ni de secourir
la Finlande.
Celle-ci a dû rendre les armes le 11 mars face aux Soviétiques,
provoquant à Paris, dix jours plus tard, la chute du gouvernement
d'Edouard Daladier et son remplacement par Paul Reynaud.
L'échec des Alliés est bientôt patent. Au début mai, la Chambre
des Communes désavoue le gouvernement et contraint Chamberlain
à la démission, en évitant soigneusement d'accuser Churchill
de quoi que ce soit.
Chacun sent que la situation exige un chef de guerre résolu
et Churchill est de toute évidence celui-là.
Il est nommé Premier ministre le 10 mai, le jour de l'offensive
allemande contre la Belgique. Il pourra désormais faire la guerre
sans compromis ni atermoiements.
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