Principales péripéties des guerres d'Italie:
14 mai 1509: Venise battue à Agnadel
13 septembre 1515: François 1er bat les Suisses à Marignan
24 février 1525: François 1er prisonnier à Pavie
14 janvier 1527: traité de Madrid
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Le 14 mai 1509,
la République de Venise est vaincue à Agnadel, non loin de Milan, par la Ligue de
Cambrai.
Quelques mois plus tôt, le 10 décembre 1508, à Cambrai, le pape Jules II, le roi de
France, Louis XII, l’empereur d’Allemagne, Maximilien 1er, et le roi
d’Aragon, Ferdinand, s'étaient en effet ligués en vue de contrer les ambitions de
la Sérénissime République.
Venise prétendait étendre ses possessions de Terre Ferme et conquérir la Romagne.
Cette ligue de circonstance est une péripétie parmi d'autres dans les guerres d'Italie
qui agitent la jeunesse guerrière d'Europe pour pas grand-chose pendant plus d'un
demi-siècle.
Les guerres d'Italie ont débuté le 25 janvier 1494 avec le départ pour la péninsule du
roi Charles VIII, fils et successeur de Louis XI, à la tête d'une armée de 30.000
hommes.
Charles VIII puis son successeur Louis XII alternent victoires et défaites.
Les Français, notamment le chevalier Bayard, s'illustrent à Agnadel, aux côtés de
leurs alliés. Et leur victoire met la République de Venise à la merci d'une invasion,
voire d'une disparition.
Mais le pape renverse les alliances et se retourne contre les Français. Avec le doge de
Venise et le roi d’Espagne, il crée cette fois une Sainte Ligue contre le roi Louis
XII.
En 1513, non seulement les Français sont chassés d'Italie mais encore les Anglais
débarquent à Calais et les Suisses entrent à Dijon. Louis XII signe in extremis
une trêve avec le roi d'Aragon et se réconcilie avec le pape ainsi qu'avec le roi
d'Angleterre.
Les guerres d'Italie pourraient s'arrêter là mais François 1er, le successeur de Louis
XII, va les relancer en revendiquant pour lui-même le duché de Milan.
Le pape formera contre lui une nouvelle ligue qui sera défaite à Marignan.
Déclin de Venise
Le rétablissement de Venise, après la
bataille d'Agnadel, ne fait pas illusion. Dès le XVe siècle, la Sérénissime
République est entrée dans un déclin irréversible, quoique somptueux.
La chute de Constantinople et la découverte du Nouveau Monde ont porté un coup fatal à
son commerce, source de sa grandeur. Son empire colonial de Méditerranée orientale s'est
réduit comme peau de chagrin... Heureusement, il nous reste la plus belle ville du monde.
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