François 1er et
Charles Quint signent le traité de Madrid le 14 janvier 1526.
Charles Quint, roi d'Espagne et empereur germanique, retient le roi de France prisonnier
à Madrid depuis la bataille de Pavie, l'année
précédente.
En échange de sa
libération, François 1er renonce à toute prétention sur l'Italie. Il s'engage aussi à
ne plus revendiquer l'Artois, la Flandre et la Bourgogne.
En gage de sa bonne foi, il remet en otage à l'empereur son propre fils, le Dauphin
Henri, futur Henri II. Celui-ci, alors âgé de sept ans,
se morfondra plusieurs années en Espagne.
Mais sitôt rentré en France, le roi oublie ses promesses et reprend la guerre avant
d'arriver à une paix de compromis. L'honneur des chevaliers n'est plus ce qu'il était...
Pour les monarques de la Renaissance, la raison d’État prime sur la morale
chrétienne. C'est si vrai que François 1er osera conclure plus tard contre Charles Quint
une alliance impie avec les protestants allemands et même le sultan Soliman le
Magnifique.