24 février 1525

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Portrait de jeune homme, par Raphaël (Italie 1483-1520), National Gallery of Art (Washington)
Ce jour-là...

François 1er est fait prisonnier à Pavie

   
Principales péripéties des guerres d'Italie:
  
  14 mai 1509: Venise battue à Agnadel
  
  13 septembre 1515: François 1er bat les Suisses à Marignan
  
  24 février 1525: François 1er prisonnier à Pavie
  
  14 janvier 1526: traité de Madrid
    

Le 24 février 1525, François 1er est fait prisonnier en tentant d'assiéger Pavie, l'ancienne capitale de la Lombardie, au sud de Milan. «De toutes choses ne m'est demeuré que l'honneur, et la vie qui est sauve», écrit-il à sa mère Louise de Savoie dans la belle langue de l'époque.

Le maréchal Jacques de La Palice meurt au cours de cette désastreuse bataille. Ses soldats, orphelins de leur chef, chantent à son propos: «Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie». A leur manière naïve, ils veulent dire qu'il s'est battu avec la dernière énergie avant de succomber. De là vient le mot «lapalissade» qui désigne une évidence.

Le vainqueur de la bataille de Pavie est lui-même un Français, le connétable Charles de Bourbon. Il a servi brillamment François 1er à la bataille de Marignan, dix ans plus tôt.

Après cela, avec une armée de mercenaires, il s'est mis aux ordres de l'empereur Charles Quint. Il a chassé les Français d'Italie l'année précédente, occasionné la mort du chevalier Bayard et mis à sac la Provence.

Charles Quint descend des Habsbourg et du duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Il a hérité de l'Espagne, des États autrichiens, des Pays-Bas et de quelques autre terres européennes sans parler des colonies espagnoles.

Depuis son élection comme empereur d'Allemagne, Charles Quint est devenu le rival du roi de France et les deux monarques n'en finissent pas de s'affronter autour de l'Italie.

Après sa capture, François 1er est emprisonné à Madrid. Il obtient sa libération en signant un traité calamiteux et en laissant ses deux fils en otage. Mais sitôt libéré, il renie le traité et reprend la lutte contre Charles Quint, n'hésitant pas à s'allier avec les protestants allemands et les Turcs.

Une bataille aux conséquences lointaines

La défaite de Pavie inaugure une longue inimitié des Français envers les Habsbourg et une totale incompréhension des Autrichiens. Elle va perdurer jusqu'en 1918... et au-delà.

C'est ainsi que Voltaire et ses amis «philosophes» appuient le roi de Prusse Frédéric II contre sa rivale Marie-Thérèse de Habsbourg. De la même façon, Napoléon III encourage l'union de l'Allemagne pour faire pièce à l'Autriche.

Pendant la guerre de 1914-1918, Georges Clemenceau rejette une offre de paix séparée de l'Autriche-Hongrie et, après l'armistice, il n'a de cesse d'affaiblir l'héritage des Habsbourg... pour le plus grand profit du IIIe Reich allemand.  

 

Mise à jour le 24 février 2003