Principales péripéties des guerres d'Italie:
14 mai 1509: Venise battue à Agnadel
13 septembre 1515: François 1er bat les Suisses à Marignan
24 février 1525: François 1er prisonnier à Pavie
14 janvier 1527: traité de Madrid
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Le 13 septembre
1515, le jeune roi François 1er écrase les Suisses dans la plaine du Pô, à Marignan...
comme ne l'ignore aucun écolier ou ancien écolier de France.
François 1er (19 ans) est devenu roi de
France à la mort de son cousin Lous XII, le 1er janvier 1515.
Il est né à Cognac le 12 septembre 1494, de Louise de Savoie et Charles d'Angoulême. Il
a épousé le 8 mai 1514 la fille de Louis XII et d'Anne de
Bretagne, Claude de France.
Grand (plus de deux mètres) et bien qu'affligé d'un visage ingrat, le nouveau roi,
élégant, «porte beau». Cultivé et brave mais peu intelligent, il engagera le
pays dans de folles aventures militaires et s'alliera
sans profit au sultan.
François
1er, dès son avènement, veut reprendre la conquête de l'Italie entamée par ses
prédécesseurs Charles VIII et Louis XII, à commencer
par le duché de Milan, qu'il revendique comme étant l'héritage de son
arrière-grand-mère Valentine Visconti.
À défaut d'un projet politique cohérent, François 1er a autour de lui la noblesse
française, jeune et fougueuse, avide de combats et de gloire, avec des chefs aussi
prestigieux que le connétable de Bourbon, La Trémoille, La
Palice (qui donnera naissance, bien malgré lui, aux lapalissades) et bien sûr le
chevalier Bayard.
Vingt mille Suisses, alliés des Milanais,
barrent aux Français l'accès de l'Italie. Ils tiennent les principaux cols alpins, à
Suse et Pignerol. Ces milices paysannes sont la terreur des armées féodales. Elles ont
coutume d'attaquer en masses compactes au son lugubre des trompes de berger (pire
qu'Assurancetourix;-).
Mais François 1er et son armée remontent la vallée de la Durance et déboulent
hardiment dans la plaîne du Pô en empruntant le difficile col de l'Argentière.
Une délégation suisse entame des négociations avec les Français et signe un projet de
traité le 8 septembre. Mais elle est prise de vitesse par ses propres soldats.
Conduits par le cardinal de Sion, Matthaüs Schiner, les Suisses de la garnison de Milan
se précipitent au-devant des Français.
La rencontre a lieu à Marignan, entre Milan et Pavie. D'un côté les redoutables
fantassins suisses, de l'autre la cavalerie et l'artillerie du roi François 1er.

Dans un premier temps, les Suisses tentent de s'emparer
de l'artillerie française.
Voyant cela, François 1er n'hésite pas à les charger à la tête de 200 hommes.
Épuisés, les combattants luttent jusqu'à la nuit tombée et s'endorment sur place.
L'arrivée des alliés vénitiens le lendemain transforme la bataille en un succès total.
14.000 Suisses restent sur le carreau.
A la fin de la bataille, le jeune roi se fait sacrer chevalier par le glorieux seigneur
Pierre Terrail de Bayard. Le rituel est désuet mais séduit ces jeunes gens qui cultivent
le souvenir romanesque de leurs aïeux des temps féodaux.
La victoire de Marignan aura sur le moment un grand retentissement en Italie. Le 29
novembre 1516, François 1er concluera une «paix perpétuelle» avec les
Suisses. Ces derniers se mettront même au service des rois de France jusqu'à la
Révolution française.
La France occupera aussi le duché de Milan et imposera l'année suivante un Concordat au
pape Léon X. François 1er se portera même candidat au titre d'empereur allemand (il
sera évincé par le futur Charles Quint)!
Dix ans plus tard, la situation sera complètement renversée. Après une défaite à Pavie, les Français devront définitivement renoncer à
l'Italie. Repliés sur leur pays, les jeunes nobles ne tarderont pas à se déchirer dans
les guerres de religion.
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