Les grandes heures de la démocratie américaine:
16 décembre 1773: "Tea
Party" de Boston
19 avril 1775: échauffourée de Lexington
4 juillet 1776: "Independance
Day"
17 octobre 1777: victoire de Saratoga
19 octobre 1781: victoire de Yorktown
3 septembre 1783: reconnaissance de l'indépendance des États-Unis
17 septembre 1787: une Constitution
fédérale pour les États-Unis
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Le 19 octobre
1781, la base anglaise de Yorktown, sur la côte de Virginie, se rend aux Insurgents
américains et aux troupes françaises qui l'assiègent depuis plusieurs semaines.
L'assaut final est conduit par le marquis de La Fayette (24 ans).
Depuis l'échauffourée de Lexington et la déclaration
d'indépendance du 4 juillet 1776, les indépendantistes des Treize Colonies anglaises
d'Amérique n'avaient remporté qu'une médiocre victoire, à Saratoga,
sur l'armée du roi Georges III et les Loyalistes américains fidèles à la couronne.
Mais ils avaient pu convaincre le roi de France Louis XVI et son ministre, le comte
Charles de Vergennes, de reconnaître leur indépendance et de signer avec eux une
alliance en bonne et due forme. Ils avaient obtenu aussi le soutien de l'Espagne et de la
Hollande.
C'est ainsi que les 8.000 Anglais de Yorktown, commandés par lord Charles Cornwallis, se
retrouvent assiégés par les 6.000 insurgés américains, les volontaires de La Fayette
et les 5.000 soldats du corps expéditionnaire français du comte Jean-Baptiste de Rochambeau.
Dans la baie de Chesapeake, la flotte de l'amiral François de Grasse
empêche toute fuite.
Le général O'Hara, adjoint de Cornwallis, tend son épée au comte
de Rochambeau. Mais celui-ci refuse et c'est à George Washington,
le chef des rebelles américains, que le vaincu doit remettre
son épée et se rendre.
L'Angleterre conserve de solides positions au nord du pays et au Canada. Mais à Londres,
les partisans de la négociation prennent le pas sur les jusqu'auboutistes.
Pour les États-Unis, l'heure de l'indépendance est
proche.
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