3 septembre 1783: reconnaissance de l'indépendance des États-Unis
17 septembre 1787: une Constitution
fédérale pour les États-Unis
Le 16 décembre
1773 se déroule une bien étrange «Tea-party».
Dans le grand port de la colonie anglaise du Massachusetts, Samuel Adams et quelques
colons déguisés en Indiens montent sur un vaisseau à l'ancre et jettent sa
cargaison de thé à l'eau (343 caisses d'une valeur de 100.000 livres).
Cette manifestation d'humeur fait suite à une longue série de malentendus entre la
colonie et le gouvernement de Londres (les colons gardent le souvenir du «massacre»
du 5 mars 1770, où 5 des leurs furent tués à Boston lors d'une échauffourée).
Les colons affichent leur loyauté à la couronne mais se plaignent de ne pas être
représentés au Parlement de Westminster.
La coupe déborde lorsque celui-ci supprime une modeste taxe sur les importations de thé
en Angleterre mais la maintient sur le thé destiné aux colonies d'Amérique.
L'arrivée à Boston de trois navires de la Compagnie des Indes chargés de thé incite
les colons et les importateurs à passer à l'action.
Le roi George III répond à la «Tea-party» par cinq «lois intolérables»
qui sanctionnent la colonie et ferment le port de Boston en attendant le remboursement de
la cargaison de thé par les habitants.
Face à cette décision arbitraire de Londres, toutes les colonies d'Amérique font cause
commune avec le Massachusetts.
De protestation en algarade, après la fusillade
de Lexington, le conflit entre la monarchie anglaise et
ses Treize Colonies finit par déboucher sur la déclaration
d'Indépendance et la naissance des États-Unis d'Amérique.