Avant

Depuis longtemps les historiens savent que la Bible n’est pas un livre d’histoire. Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman vont plus loin : pour eux, des chapitres entiers du Livre ont été rédigés au VIIe siècle avant J.-C. dans un but politique et sont légendaires (lire : "ce qu'il faut croire de la Bible"). Il va de soi qu'une rédaction aussi tardive a forcément été influencée par les religions de l'Orient antique : Mésopotamie, Assyrie, Perse et Inde et en particulier par l'Egypte et la Perse ( zoroastrisme). Les mythes et légendes relatés par la Bible sont récurrents (exemple avec Jésus) dans la plupart des religions. Cette section en donne un aperçu.

  L'Égypte et les religions d'orient

L'évolution de la religion dans l'Égypte antique et les grandes réformes de deux personnages extraordinaires Imhotep et Amenhotep. L'impulsion d'Imhotep, nommé grand Vizir sous Djeser où est apparue une nouvelle spiritualité doublée d'une prise de conscience individuelle. Tell El-Armana, ou la trop brève expérience du pharaon Akhenaton qui voulait rétablir la spiritualité fervente de l'Ancien Empire et instaurer le culte du dieu unique solaire dans lequel se trouve : le Grand Dieu Invisible et Tout Puissant.

 L'histoire des religions de l'Orient antique : Mésopotamie, Assyrie, Perse et Inde. Répertoire des différentes divinités honorées dans l'ancienne Sumer et chronologie de la vie religieuse de l'époque. Période des invasions et éloignement religieux. Retour aux véritables valeurs spirituelles sous Cyrus. Étude de la spiritualité Hindoue : évolution du Védisme vers l'Hindouisme et le Bouddhisme.

   Égypte (encyclopédie)

Lorsque le christianisme se répandit dans la vallée du Nil, il fallut traduire dans la langue du peuple les textes révélés. Depuis le IIIe siècle de notre ère environ, les Égyptiens avaient pris l’habitude d’écrire leur langue en caractères grecs, ce qu’on appelle le copte. On sait combien il est difficile de traduire en langage populaire des textes religieux qui utilisent des conceptions abstraites comme celle de Dieu unique. Pour le copte, il n’y eut aucune difficulté; tout naturellement, les traducteurs coptes désignèrent Dieu par le mot Nute, de l’égyptien ancien Neter, qui apparaît dans les premiers textes hiéroglyphiques. Comment expliquer qu’une religion apparemment polythéiste ait eu aussi, dès son origine, une conception abstraite, que l’on peut qualifier de monothéiste, de la divinité ?

  La Mésopotamie et L’épopée de Gilgamesh – Le panthéon sumérien

Les peuples qui s'établirent dans les vallées fertiles entre les fleuves du Tigre et l'Euphrate en Mésopotamie conçurent une très riche mythologie vers 3200 avant notre ère.

Née dans la civilisation sumérienne, la plus ancienne des civilisations occidentales, la religion s’est enrichi des apports des civilisations akkadienne, assyrienne et babylonienne qui se sont succédées en Mésopotamie. Le pouvoir est passé de Sumer à Akkad, à l'Assyrie et à Babylone (voir carte ) mais la même mythologie demeura.

L'épopée de Gilgamesh a exercé sur le Proche-Orient ancien une influence considérable. Malgré le caractère fragmentaire de ce qui nous est parvenu suffit à faire comprendre les raisons de ce succès. Ces poèmes posent en effet les questions fondamentales de l'homme : les rapports conflictuels entre les dieux et les hommes, la place de l'homme et son originalité face aux animaux, l'amour, et surtout la mort.

Les hommes de la Bible n'ont pas échappé à la fascination exercée par l'aventure de Gilgamesh. Plus personne ne met en doute que les auteurs de Genèse 1-11 avaient sous les yeux l'épopée de Gilgamesh. On en a la certitude quand on compare le déluge de la Genèse avec celui de Gilgamesh. L'originalité d'Israël n'est pas le résultat d'un isolement culturel comme on pouvait le croire naguère. Bien loin de rejeter systématiquement tout ce qui l'entourait, Israël a eu le génie de faire siennes les richesses culturelles ou religieuses de ses voisins. Il les a adaptées et reliées à son expérience historique religieuse.  (voir la traduction intégrale des tablettes cunéiformes)

Liens vers : Histoire des anciennes religions d’orient (Mésopotamie, Assyrie, Perse, Védisme et Hindouisme)

   Zoroastrisme (Mazdéisme )

La religion de Zoroastre fut celle de l’Iran avant qu’il ne fût islamisé par la conquête arabe. On la nomme aussi «mazdéisme», du nom de son dieu suprême, Ahura Mazdah (le Seigneur Sage), ou «parsisme», du nom des Parsis (Persans) qui, vers le Xe siècle, pour échapper à la domination musulmane, émigrèrent de Perse vers l’Inde du Nord-Ouest où ils forment encore une communauté solide et prospère. Ce fut par elle que la langue et les textes de l’antique religion de l’Iran parvinrent à la science européenne. C’est donc une religion vivante, dont on peut suivre l’histoire des croyances dans ses livres anciens, et le culte dans sa pratique actuelle, fort traditionnelle, tant en Inde qu’en Iran.

Les Gâthâs   Avesta    Zarathoustra    Zoroastrisme

   Les prophètes d'Israël

Les prophètes d’Israël occupent une place importante dans l’Ancien Testament et ont fait l’objet de commentaires nombreux et variés. Pour la tradition juive, ils continuèrent l’œuvre de Moïse et furent ses fidèles interprètes; pour l’Église chrétienne, ils ont prédit la venue du Christ et annoncé notamment ses souffrances (Is., LIII) et son règne glorieux (Is., IX et XI); au début du XXe siècle, des critiques ont vu en eux avant tout des prédicateurs intervenant dans les affaires publiques de leur temps, ils ont souligné cependant la modernité de leurs préoccupations éthiques.

   Mithraïsme (mithriacisme ou mithracisme)

Dans l'Avesta, les écritures sacrées zoroastriennes des anciens Perses, Mithra apparaît comme le yazata («le bénéfique»), l'esprit du bien et l'ordonnateur du monde. Il est le dieu du «contrat». Il représente l'apport juridique de la fonction royale. Il tua le taureau divin et du corps agonisant de ce dernier jaillirent toutes les plantes et les animaux bénéfiques à la race humaine. Après avoir conquis l'Assyrie au VIIe siècle av. J.-C. et Babylone au VIe siècle av. J.-C., Mithra devint le dieu du soleil qui était désormais adoré en son nom.

   Mitra et les Veda

Veda (en sanskrit, «connaissance»), écrits sacrés de la littérature brahmanique, les plus anciens de l'hindouisme. Cet ensemble de textes est composé de quatre recueils d'hymnes, de passages poétiques et de formules rituelles, qui se nomment Rigveda, Samaveda, Yajurveda et Atharvaveda.  

 Les quatre Veda furent écrits dans une forme archaïque du sanskrit appelée védique. Selon les spécialistes, les parties les plus anciennes seraient essentiellement dues aux Aryens qui envahirent l'Inde entre 1800 et 1200 av. J.-C. Avant l'apparition des textes, des sages (rishi) avaient transmis oralement la parole védique, la modifiant et la complétant progressivement. D'importants passages, hérités du fonds culturel aryen archaïque ou empruntés au substrat dravidien de l'Inde pré-aryenne, furent préservés et sont reconnaissables dans les textes.

Mitra : Au sommet de la hiérarchie divine, le Veda plaçait l’Asura Varuna, à qui était attribué un coadjuteur en la personne du dieu Mitra. La situation était alors conforme au schéma indo-européen ; la fonction magico-religieuse de souveraineté se trouvait partagée entre deux personnes divines d’égale importance, mais spécialisées : à Varuna revenaient la coercition, la violence faite au pêcheur; à Mitra la sérénité, la distribution des récompenses aux gens de bien, etc. Pourtant, parmi les mille hymnes du Rigveda, un seul est dédié à Mitra ; et les mythes et légendes qui le concernent se réduisent à très peu de chose. Le même phénomène s’observe en Iran, où l’Avesta place Ahura Mazda (autre nom de Varuna) au rang de Dieu suprême et «oublie» l’existence de Mitra. Le culte de Mitra réapparaîtra en Iran au début de l’ère chrétienne et se répandra dans tout l’Empire romain; mais le Mithra des mystères aura assimilé tant d’éléments non iraniens qu’il sera difficile de reconnaître en lui le Mitra archaïque du Veda et de l’Avesta.

Les témoignages continentaux sur la religion des anciens Celtes comprennent, d’une part, des sources contemporaines indirectes, grecques et romaines, d’autre part, l’épigraphie et l’iconographie gallo-romaines ; ils ne comportent aucune source littéraire indigène. En revanche, dans les îles Britanniques, on dispose du vaste répertoire des textes mythologiques et épiques rédigés dans les langues indigènes médiévales, l’irlandais et le gallois. Ces textes constituent des sources directes mais postérieures à la christianisation, et ne comportant pas d’iconographie. 

   Histoire de la Palestine un siècle avant Jésus Christ

Histoires de la "Royauté Juive" inspirées  des chroniques de FLAVIUS JOSÈPHE qui rédigea vers 80 toute l'Histoire des juifs en 27 livres.

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