Le 9 avril 1865, la bataille
d'Appomattox met fin à la guerre de Sécession («Civil
War» ou guerre civile, pour les Étatsuniens).
Le général Robert Edward Lee, qui commande l'armée des confédérés du Sud, capitule
avec les 26.000 hommes qui lui restent, face au général Ulysses Simpson Grant.
C'est la défaite définitive des Sudistes après une lutte impitoyable de quatre ans, qui
aura fait 617.000 victimes parmi les combattants et quelques centaines de milliers parmi
les civils.
Ainsi, la guerre la plus dure qu'aient jamais livrée les États-Unis aura été une
guerre civile.
Fin de la guerre
Après de premières offensives à l'avantage des sudistes, la victoire
sourit finalement aux gens du Nord, les «Yankees».
Du fait des insuffisance et des lenteurs du général Mac Clellan,
les Nordistes avaient gagné les batailles d’Antietam,
le 17 septembre 1862, et de Gettysburg, le 3 juillet 1863.
Grant (qui avait été congédié de l’armée pour alcoolisme)
était devenu commandant en chef des Nordistes en mars 1864. Appuyé
par les généraux Sheridan et Sherman, il avait pris Atlanta le
2 septembre et Savannah le 21 décembre.
Quand Abraham Lincoln est réélu président, la fin de la guerre
est proche. Le général Grant s'empare le 3 avril 1865 de Richmond,
la capitale des confédérés. Il reçoit une semaine plus tard la
capitulation de ses adversaires.
Le président Lincoln se prépare à réconcilier le Sud et le Nord
avec charité et sans esprit de vengeance.
Mais il est assassiné une semaine après la fin de
la guerre, le 14 avril 1865.
En son absence, la reconstruction du pays va s'avérer
incomplète et laisser des séquelles profondes dans le pays.