Le 12 mars 1938, l’armée
allemande franchit les postes frontières autrichiens.
Le pari perdu de Dollfuss
La petite république d'Autriche avait en 1932 succombé à la séduction d'un chancelier
d'extrême-droite, Engelbert Dollfuss.
Chrétien convaincu, déçu par le
régime parlementaire et sensible aux réalisations de Mussolini en Italie, Dollfuss
combat sans état d'âme les militants nazis de son pays et n'hésite pas à les enfermer
dans des camps!
Mais le chancelier est assassiné par des SS hitlériens le 25 juillet 1934. Sa mort livre
l'Autriche sans défense aux ambitions du Führer allemand, un an à peine après
la prise de pouvoir de celui-ci.
Mise au pas de l'Autriche
En occupant l’Autriche, Hitler réalise l’Anschluss
(le «rattachement») dont rêvaient depuis un siècle les nationalistes
allemands et autrichiens.
L’Anschluss avait été expressément interdit par le traité de
Saint-Germain du 10 septembre 1919 qui consacrait le démantèlement de l’ancien empire austro-hongrois.
En violant cette interdiction au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (sic),
le Führer allemand fait un pas de plus vers la guerre générale.
Le surlendemain de l’entrée des troupes allemandes dans le pays natal d'Adolf Hitler
(le Führer est né en 1889 en Basse-Autriche, à Braunau), celui-ci proclame
officiellement l’Anschluss du balcon de la Hofburg, le palais impérial de
Vienne.
Le rattachement est avalisé par un référendum qui recueille plus de 99% de votes
favorables parmi les Autrichiens.