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Médecins et savants
au grand coeur:
François Rabelais
né près de Chinon, vers 1484
mort à Paris le 9 novembre 1553
Michel Servet
né en Navarre vers 1510
mort à Genève le 27 octobre 1553
Ambroise Paré
né près de Laval en 1510
mort à Paris en 1590
Théophraste Renaudot
né à Loudun en 1586
mort à Paris le 25/09/11653
Joseph-Ignace Guillotin
né à Saintes le 28 mai 1738
mort à Paris le 26 mars 1814
Edward Jenner
né à Berkeley en 1749
mort à Berkeley le 27 octobre 1823
Louis Pasteur
né à Dôle en 1822
mort à Villeneuve-L'Etang en 1895
Arthur Conan Doyle
né à Edimbourg le 22 mai 1859
mort le 7 juillet 1930
Alexandre Yersin
né près de Lausanne en 1863
mort au Vietnam en 1943
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L'Institut
Pasteur est inauguré à Paris le 14 novembre 1888 par le président de la République
Sadi Carnot.
Financé par une souscription internationale à hauteur de deux millions de francs, ce
centre de recherche sur les virus comble les voeux du plus populaire savant qu'ait connu
l'humanité.

Né à Dole, dans le Jura, le 27 décembre 1822, Louis
Pasteur suit des études scientifiques et entre à l'Ecole normale supérieure.
Le jeune chercheur se passionne pour les fermentations et découvre qu'elles prennent
naissance dans des microorganismes. C'en est fini de la croyance en la génération
spontanée!
Il met au point une technique de chauffage destinée à protéger les liquides tels que la
bière ou le lait contre les ferments. C'est la «pasteurisation».
Comme une mystérieuse maladie affecte les vers à soie, dans la vallée du Rhône,
ruinant d'un coup la sériculture ardéchoise, le savant met en évidence l'existence d'un
«microbe» responsable de la maladie.
Le corps médical et le public découvrent ainsi qu'il est possible, grâce à l'hygiène,
de se protéger contre les maladies transmises par les microbes. Il s'ensuit une
amélioration notable de l'espérance de vie partout dans le monde.
Ses succès valent à Louis Pasteur fortune et considération. Mais le meilleur reste à
venir.
Le 6 juillet 1885, tandis que la France de la IIIe République est à son zénith, Louis
Pasteur reçoit dans son cabinet parisien un petit berger alsacien, Joseph Meister.
Celui-ci a été mordu par un chien enragé et exige des soins immédiats.
Indifférent à notre «principe de précaution», Louis Pasteur prend le risque
de lui inoculer un nouveau vaccin de son invention. Et à
son grand soulagement, l'enfant sort guéri de l'épreuve (il deviendra plus tard le
dévoué gardien de l'Institut Pasteur et lorsqu'en 1940, des officiers allemands
demanderont à se recueillir devant la tombe du grand homme, il choisira de se suicider
plutôt que de les laisser entrer).
Au comble de la gloire, Pasteur en profite pour lancer une souscription en vue de fonder
l'Institut qui portera son nom. «Il n'est pas une pierre qui ne soit le signe d'une
généreuse pensée», dit-il de l'édifice élevé au sud de Paris, dans le quartier
de Vaugirard. Il le dirigera jusqu'à sa mort, le 28 septembre 1895, et y repose
depuis lors.
Les succès sont au rendez-vous. Les collaborateurs et les successeurs de Louis Pasteur
multiplient les découvertes. C'est ainsi qu'en 1894, Alexandre Yersin isole à Hong-Kong le bacille de la peste.
Huit prix Nobel viennent couronner les succès des «Pastoriens», dont les
professeurs Jacob, Monod et Lwoff en 1965.
En 1921, Albert Calmette et Camille Guérin mettent au point le vaccin BCG contre la
tuberculose. En 1983, le professeur Luc Montagnier découvre le virus du sida.
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