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La ville de Nicée fut le premier objectif
des croisés, la capitale du sultanat Seldjoukide de Roum. Située à un
endroit stratégique important, sa prise était nécessaire afin d'assurer le
succès de toute avance en territoire Turc. Très bien fortifiée, Nicée
était constituée de 240 tours et ses remparts formaient un pentagone, dont
le côté ouest touchait aux berges du lac Ascanius. Dirigée par le sultan
Kilidj Arslan, ce dernier ne réalisa pas l'ampleur du danger auquel il
faisait face, car quelques mois auparavant il avait facilement écrasé les
troupes de Pierre l'Ermite. Il avait quitté sa capitale avec son armée
pour disputer la suzeraineté de Mélitène. Lorsqu'il apprit l'arrivée des
croisés en Asie Mineure, il était déjà trop tard.

Prise de Nicée
(1097).
Godefroy de Bouillon, accompagné de
Tancrède, Robert de Flandres et Hugues de Vermadois arriva à Nicée le 6
mai 1097. Godefroi installa son camp au nord, Tancrède à l'est et le sud
fut réservé à Raymond. Le siège commença le 14 mai 1097. Le 21 mai, le
sultan arriva à Nicée. Il attaqua les soldats de Raymond, qui fut un
moment en difficulté. La bataille dura toute la journée, et l'avantage ira
aux hommes du comte et au contingent Flamands qui était venu lui prêter
mains fortes. Les turcs se replièrent, et le sultan abandonna la ville à
son sort. Elle tomba ainsi aux mains des croisés le 20 juin 1097.
Le 26 juin 1097, les croisés se
préparèrent à lever le camp et à entreprendre la longue route vers
Jérusalem. Mais la soif, la difficulté des chemins et les attaques
incessantes des hordes asiatiques commandées par Kilidj-Arslan leur
rendirent extrêmement pénible la traversée de la Phrygie et de la Syrie.
Le sultan pratiquait la politique de la terre brûlée, dévastant les
campagnes et bloquant les puits.
Le 5 juillet 1097 Kilij Arslan et
Ghazi sont écrasés lors de la bataille de Dorylée. Le sultan lui-même
abandonnera son camp avec toutes ses richesses et son trésor personnel. Du
côté turc les pertes sont énormes, certains historiens annoncent 80 000
morts abandonnés sur le champ de bataille. Puis, les croisés, soumis à une
marche forcée de quatre mois atteignirent Antioche le 20 octobre 1097.
La ville d'Antioche était à environ une vingt kilomètres de
kilomètres de la Mer Méditerranée. Les fortifications furent construites
sous l'empereur Justinien et réparées par les Byzantins. Au sud, à 300
mètres au-dessus de la ville, se trouvait la citadelle. La ville possédait
cinq portes. Malgré les 400 tours qui complétaient le système défensif de
la ville, et après plus de huit mois de siège, Antioche redeviendra
chrétienne le 3 juin 1098.

Le 11 décembre
1098, après quinze jours de résistance, les notables de la ville de Maara,
voisine d'Antioche, obtiennent de Bohémond la vie sauve pour tous les
habitants. Malgré la promesse du nouveau maître d'Antioche, la ville fut
pillée et quinze mille habitants furent égorgés. Le chroniqueur Raoul
affirma :
"Les nôtres faisaient bouillir des païens adultes dans des marmites et fixaient des enfants sur des broches et les dévoraient grillés."
Ces faits furent confirmés dans une lettre officielle des chefs adressée au pape depuis la Palestine :
"... une terrible famine a mis l'armée dans la cruelle nécessité de se nourrir des cadavres de sarrasins et de chiens..."
En janvier 1099, Raymond quitta Antioche avec
tous ceux qui voulaient le suivre. Il ne rencontreront que peu
d'opposition sur le chemin qui allait les mener vers Jérusalem. Ils
s'emparèrent de la forteresse d'Hisn al-Akrâd, le futur Krak des
Chevaliers. Le 19 mai, ils traversèrent la rivière du Chien. Ils passèrent
à Beyrouth, Sidon et s'arrêtèrent quelques jours devant Tyr. Le 20 mai,
ils furent à Acre, puis vînt ensuite Haïfa, Césarée.
Et
finalement, le 7 juin 1099, soit deux ans et demi plus tard ils arrivèrent
enfin en vue de Jérusalem. Du haut de la colline Montjoie, au cri de
HIERUSALEM ! HIERUSALEM !, tous se prosternèrent et demandèrent le combat.
Le siège commença aussitôt. La puissante armée partie nombreuse d'Europe,
se trouvait réduite à environ 20 000 hommes de pieds et à 1 500 chevaux.
Toutefois, ils étaient aguerris après plus de deux années de campagnes et
de privations.
La flotte génoise qui apportait des vivres, fut en
grande partie prise et brûlée. A la résistance de l'ennemi se joignirent
les horribles tortures de la soif. Manquant de tout, et tentant le tout
pour le tout, l'assaut général fut donné le 15 juillet 1099. La ville
sombra dans un sinistre carnage, les croisés se livrèrent à un des plus
abominables massacre de l'Histoire. Les portes furent enfoncées, les
civils, hommes, femmes, enfants, vieillards furent exécutés sans
distinction, ni pitié. Toute la communauté juive fut enfermée dans une
synagogue où l'on mit le feu. La victoire fut totale, en deux jours, 70
000 personnes tant juifs que musulmans furent massacrées, si bien que les
vainqueurs marchaient dans le sang jusqu'à la cheville.
Jérusalem venait de changer de religion et d'Etat.

Le 15 juillet 1099, les croisés remercient le ciel de leur victoire, peint par Emile Signol. Musée de Versailles.
1099
Leur devoir accompli, la
plupart des chevaliers retournèrent en France. Ravivée, la Foi allait
entraîner une multitude de chrétiens sur des chemins infestés de brigands
et de voleurs. Les proies devenaient faciles.
1100
Godefroy de
Bouillon, est le nouveau roi de Jérusalem, élu en 1099 aux
1ères Assises de Jérusalem. Il préféra prendre le titre d'Avoué
du Saint Sépulcre. Son règne sera court, car selon le chroniqueur
Ibn-Al-Qualanissi, il serait mort le 18 juillet à l'âge de 41 ans, d'une
flèche empoisonnée lors du siège de Saint Jean d'Acre, les francs diront
de la peste.
1102
Tancrède, le neveu de Bohémond est
nommé prince d'Antioche. Il sèmera la terreur dans les environs d'Alep.
Redwan fait savoir à Tancrède qu'il est près à se soumettre s'il consent à
s'éloigner.

1103
Prise d'Haïfa,
Jaffa et Acre par le roi Baudouin de Jérusalem. Raymond de Saint Gilles
entame le siège de Tripoli. 2000 jours après, soit en 1108 la ville sera
prise.
1105
Raymond de Saint Gilles meurt le 28 février dans une forteresse
qu'il avait fait érigé à l'entrée de Tripoli pour mieux contrôler la ville
côtière. Alphons de Jourdain son fils, reçut en héritage le comté de
Toulouse.
1114
Le comte Hugues de Champagne part
pour la Terre Sainte en compagnie d'Hugues, seigneur de Payns.
1118-1119
Création de la milice des pauvres chevaliers du Christ.
"A la suite de ces événements (la prise de Jérusalem) et tandis que de toutes les parties du monde, riches et pauvres, jeunes gens et jeunes filles, vieillards et enfants accouraient à Jérusalem pour visiter les Lieux Saints, des brigands et des ravisseurs infestaient les routes publiques, tendaient des embûches aux pèlerins qui s'avançaient sans méfiance, en dépouillaient un grand nombre, et en massacraient aussi quelques-uns. Deux chevaliers agréables et dévoués à Dieu, brûlant de charité, renonçant au monde, et se consacrant au service du Christ, s'astreignirent par une profession de foi et des vœux solennels, prêtés entre les mains du Patriarche de Jérusalem : Baudouin II, à défendre les pèlerins contre ces brigands et ces hommes de sang, à protéger les routes publiques, à combattre pour le Souverain Roi, en vivant, comme des chanoines réguliers, dans l'obéissance, dans la chasteté et sans propriété"
Jacques de Vitry
"Ils furent deus frères chevaliers dont l'un avait pour nom Hues de Paiens de les Troies et l'autre Godefroiz de Seint-Omer"
Guillaume de Tyr
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Ils sont neufs chevaliers :
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Saint Bernard |
1118
Hugues de Payens
ou de Pains (de Paganis), ainsi nommé de la terre de Pains
en Champagne, située entre Méry-sur-Seine et Troyes. Il était issu de la
maison des comtes de Champagne. Tous ses compagnons appartenaient aussi à
la plus haute noblesse. En 1135, Saint Bernard composa cette belle
exhortation qui est adressée à Hugues, chevaliers chrétien,
grand-maître de la milice du Christ. Hugues mourut en 1136, emportant
les regrets de tout ce qu'il y avait de chrétiens zélés en
Palestine.
1120
Baudouin II, patriarche de Jérusalem,
voulant encourager le zèle de ces nouveaux défenseurs de la foi, leur
prêta pour un certain temps une maison qui lui appartenait, située au
nord, et tout près de l'emplacement qu'occupait jadis le temple de
Salomon. C'est de là qu'ils prirent le nom de Templiers ou de Chevaliers
de la Milice du Temple. De là vint aussi le mot Temple, nom qui fut donné
à toutes les maisons de leur Ordre.
1125
Il envoie Hugues de Paganis en
Europe pour solliciter une seconde croisade. Hugues retourna en Orient en
1130, accompagné d'une brillante et nombreuse jeunesse, portant le nouvel
habit des Templiers.
1126
HUGUES DE CHAMPAGNE rejoint les
Pauvres Chevaliers après avoir donné au futur Saint Bernard ses terres sur
lesquelles sera élevée l'Abbaye de CLAIRVAUX. Il est le lien indéniable
entre Hugues de Payns et Bernard de Clairvaux.
1127
Hugues de Payns
et cinq de ses compagnons reviennent en Occident pour organiser solidement
la milice et obtenir une reconnaissance officielle du
Pape.
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