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L'HISTOIRE DU TEMPLE |
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8
1306
Philippe le Bel confisque les
biens des Juifs, les torture puis les bannit. Puis il procède à de
nouvelles mesures financières et monétaires qui suscitent une émeute
contre lui. Le roi se réfugie au Temple de Paris. Il demande une entrevue
au pape, et lui faire part des accusations qu'il vient de recueillir
contre les Templiers. Le 6 juin, sous prétexte d'une nouvelle croisade, le
pape fait venir les principaux dignitaire de l'Ordre du Temple en Europe.
Le Maître, Jacques de Molay et ses chevaliers s'empressent de se
rendre à l'invitation du pape. Ils se rendirent au Temple de Paris et
Jacques de Molay alla à la cour, où Philippe lui fit l'accueil le plus
gracieux. Il parla d'augmenter les privilèges des Templiers, et pria le
Maître d'être le parrain d'un de ses enfants, honneur que l'on n'accordait
guère qu'à des princes de sang ou à des
souverains.
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1307 |
Scènes de tortures. |
27 octobre :
lettre de protestation adressée à Philippe le Bel par Clément V.
9
novembre : Interrogatoire de Hugues de Pairaud.
15 novembre :
Interrogatoire de Geoffroy de Gonneville.
Le 17 novembre : bulle
du pape ordonnant l'arrestation de tous les Templiers d'Europe.
Fin décembre : le roi accepte, en principe de remettre les
prisonniers au pape.
![]() Jacques de Molay |
![]() Clément V |
![]() Philippe le Bel |
1308
Clément V casse
les pouvoirs des Inquisiteurs. Les prisonniers reprennent espoir et
Jacques de Molay désavoue ses "aveux". Philippe le Bel fait mener
une campagne pamphlétaire contre Clément V dénoncé comme trop favorable
aux Templiers.
15 mai - 8 juin : à Tours, le roi réunit une
assemblée et lui fait adopter une sorte de "motion de confiance"
en sa faveur et contre l'Ordre du Temple.
27 mai : Philippe le
Bel rencontre le pape à Poitiers, et fait encore pression sur lui contre
les Templiers.
17 - 20 août : Jacques de Molay et les dignitaires
de l'Ordre du Temple qui devaient être conduits à Poitiers pour être
interrogés par Clément V, sont arrêtés à Chinon, sous prétexte de maladie
et questionnés sous le contrôle de Nogaret.
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Chinon, ancienne carte postale. Ruines du château. |
1309
Août : début du
deuxième procès des Templiers qui font de grands efforts pour organiser
leur défense.
1310
Le 13 mai :
Philippe de Marigny, imposé par le roi au pape comme archevêque de Sens,
fait exécuter 54 Templiers sur un bûcher jugés comme
"relaps".
1311
5 juin : fin du
deuxième procès. 16 octobre : ouverture du concile de Vienne. Le pape y
proposa trois raisons de la convocation de cette assemblée : 1° l'affaire
des Templiers ; 2° le recouvrement de la Terre Sainte ; 3° la réformation
des mœurs et de la discipline de
l'église.
1312
3 avril : à
l'ouverture de la deuxième session du concile, le pape fait lire sa bulle
Vox clamantis portant l'extinction du Temple.
"non pas en vertu d'une sentence judiciaire, mais par manière de décision en ordonnance apostolique...".
2 mai : deuxième bulle Ad providam Christi Vicarii, traitant particulièrement de la dévolution aux Hospitaliers des biens du Temple. La remise des biens des Templiers aux Hospitaliers donna lieu en Poitou à un procès-verbal daté du 20 mai 1313.
"A tous ceux qui verront et orront ces présentes lettres, Guillaume Demer, clerc, garde du scel du roi de france établi à Poitiers, salut. Sachent tous que à la requête de religieux homme frère Hugues de Theil, commandeur de la maison de l'hôpital de la Rochelle... Guiot de Lamote, sergent du roi, ayant pouvoir et commandement espécial de noble homme monseigneur Pierre de Ville-Boulain, chevalier du roi et son sénéchal en Poitou et en Limousin, de bailler et délivrer audit procureur la possession des biens du Temple étant en la sénéchaussée de Poitou... audit maître de la Rochelle, procurateur, si comme dessus est dit, bailla ledit Guiot le dimanche après fête saint-Nicolas d'été la possession des biens de la maison des Roches et de Touffou par la vertu dudit mandement, et le lundi ensuivant de la maison de la Bruère et de la Crozillère, de la Barre-Clairin, et le mardi ensuivant de la maison de Bret et d'Ensigné, et le jeudi ensuivant de la maison de Sainte-Gemme et de Cenan, et le samedi ensuivant de la maison de la Boissière. Ce fut fait le dimanche avant les Rogations, présent Guiot de Lamote, sergent du roi, Nicolas Fièvre, prêtre, Guillaume de Laroche, valet, l'an 1313".
D'après Charles Tranchant, "Procès-verbal de remise de maisons diverses des Templiers", dans B.S.A.O., 2è série, tome II, 1880-1882, pages 455-458.
6 mai : troisième bulle, Considerantes dudum, apportant une conclusion au jugement du Temple.

Le pape Clément V
1313
22 décembre, le
pape délègue trois mandataires à Paris pour suivre le procès de Jacques de
Molay et des autres dignitaires du
Temple.
1314
18 mars : Sur le
parvis de Notre-Dame , jugement puis rétractation de Jacques de Molay et
de Geoffroy de Charnay. Le vieux maître s'écrie :
"Il est bien juste que, dans un si terrible jour et dans les derniers moments de ma vie, je découvre toute l'iniquité du mensonge et que je fasse triompher la vérité. Je déclare donc, à la face du ciel et de la terre, et j'avoue, quoique à ma honte éternelle, que j'ai commis le plus grand des crimes, mais ce n'a été qu'en convenant de ceux qu'on impute avec tant de noirceur à notre Ordre : j'atteste, et la vérité m'oblige d'attester, qu'il est innocent. Je n'ai même fait la déclaration contraire, que pour suspendre les douleurs excessives de la torture, et pour fléchir ceux qui me les faisaient souffrir. Je sais les supplices qu'on a infligés à tous les chevaliers qui ont eu le courage de révoquer une pareille confession ; mais l'affreux spectacle qu'on me présente, n'est pas capable de me faire confirmer un premier mensonge par un second : à une condition si infâme je renonce de bon cœur à la vie."
Tous deux, clamant leur innocence montent sur le
bûcher dressé en toute hâte sur l'Ile aux Juifs.
"Les corps sont au roi de France, mais les Ames sont à Dieu"
Le peuple
de Paris avait compris et, maudissant le roi, se précipita vers les
cendres brûlantes afin de recueillir quelques os calcinés, reliques
insignes car nul ne doutait plus de la sainteté, ni de l'honneur du
Temple.

FIN DE L'ORDRE DU TEMPLE
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Il devait en être
ainsi... "NOTRE DAME A ÉTÉ LE COMMENCEMENT DE NOTRE RELIGION, ET EN ELLE, ET EN SON HONNEUR SERA, S'IL PLAIT A DIEU, LA FIN DE NOS VIES ET LA FIN DE NOTRE RELIGION : QUAND IL PLAIRA A DIEU QUE CE SOIT..." Légende... Une tradition affirme qu'en proie aux flammes, Jacques de Molay se serait écrié :
1314 |
BIBLIOGRAPHIE
HISTOIRE des TEMPLIERS.
J.-J.-E. ROY, Editions Mame (1848).
LES TEMPLIERS, CES INCONNUS.
Laurent DAILLIEZ, Librairie Académique Perrin (1975).
LA CHEVALERIE et
les CROISADES. D'après les ouvrages de Paul Lacroix. Paris 1890.
LA
FRANCE des CROISADES. ASSE Eugène. Librairie de Firmin-Didot. Paris.
LA
VIE des TEMPLIERS. Marion MELVILLE, Gallimard (1974).
LES TEMPLIERS.
Albert OLLIVIER, Editions "Le temps qui court"(1958).
HUGUES DE PAYNS.
Thierry LEROY, Editions de la Maison du Boulanger (1997).
HISTORIA
Spécial N°385 bis : Les Templiers, coupables ou innocents ?
(1978).
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