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Le 2 mars 1807,
les Anglais interdisent la traite atlantique, c'est-à-dire la déportation des Noirs en
Amérique, où ils doivent travailler sur les plantations de coton ou de canne à sucre.
Trois ans plus tôt, les Danois ont montré la voie en interdisant la traite avant tout le
monde.
L'année suivante, en 1808, les États-Unis interdisent à leur tour l'importation
d'esclaves en provenance d'Afrique.
Ces gouvernement agissent sous la pression d'un puissant mouvement
abolitionniste inspiré par la secte des Quakers et par les «philosophes»
français du XVIIIe siècle.
Dès 1770, les Quakers établis en Nouvelle-Angleterre se sont
interdits la possession d'esclaves.
En 1788, un jeune député anglais, William Wilberforce, a créé la «Société pour
l'abolition de la traite» avec le soutien de son ami, le Premier ministre William Pitt.
En France, l'abbé Henri Grégoire l'a imité en créant la «Société des Amis des
Noirs», juste avant la Révolution.
Prenant exemple sur l'Angleterre, les participants au Congrès de Vienne demandent
le 8 février 1815 à chaque pays d'abolir la traite dans les meilleurs délais. En
France, Napoléon 1er, de retour de l'île d'Elbe pour deux mois, décide d'une abolition
immédiate. Sa décision est confirmée par le traité de
Paris du 20 novembre 1815.
L'Angleterre va dès lors multiplier les traités internationaux pour dénoncer la traite
clandestine. Sa flotte s'autorisera le "droit de visite" sur les bateaux
suspects de transporter des Africains.
Après l'abolition de la traite viendra enfin l'abolition de l'esclavage. Toujours sous
l'impulsion de William Wilberforce, celui-ci sera aboli en Angleterre en 1833, puis en France en 1848, aux États-Unis en 1865, au Brésil en
1888...
Le combat n'est pas fini et l'on voit aujourd'hui réapparaître le trafic d'esclaves au
Soudan et dans d'autres malheureux pays.
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