14 octobre 1806

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Le temps des Révolutions (1688-1848)
Ce jour-là...

La Prusse s'incline à Iéna

Les grandes batailles de la Révolution et de l'Empire:

20 avril 1792: déclaration de guerre

1ère coalition (1792-1797)

20 septembre 1792: Valmy

6 novembre 1792: Jemmapes

26 juin 1794: Fleurus

21 juillet 1798: Pyramides

2ème coalition (1798-1802)

26 septembre 1799: Zurich

14 juin 1800: Marengo

3 décembre 1800: Hohenlinden

3ème coalition (1805)

15-16 octobre 1805: Ulm

21 octobre 1805: Trafalgar

2 décembre 1805: Austerlitz

4ème coalition (1806-1807)

14 octobre 1806: Iéna et Auerstaedt

8 février 1807: Eylau

7 juillet 1807: traité de Tilsit

5ème coalition (1809)

26 novembre 1812: Bérézina

6ème coalition (1813-1814)

7ème coalition (1815)

18 juin 1815: Waterloo

Etoile

voir aussi Les grandes journées de la Révolution
et
Les guerres de Vendée
 

Le 14 octobre 1806, les Prussiens sont battus à Iéna et Auerstaedt, en Saxe, par les armées napoléoniennes.

Après son illustre victoire à Austerlitz sur les armées austro-russes et l'élimination de l'Autriche, Napoléon 1er avait engagé des négociations avec l'Angleterre et la Russie tout en caressant l'espoir de s'entendre avec la Prusse sur un partage d'influence en Allemagne.

Comme les «philosophes» français du siècle précédent, l'empereur croyait aux vertus de la monarchie prussienne. Il feignait d'ignorer les discours anti-français encouragés par la reine Louise, épouse du pâlichon Frédéric-Guillaume III de Hohenzollern.

Sur les marches de l'ambassade de France à Berlin, les officiers prussiens se plaisaient à aiguiser leur sabre en guise de provocation.

Le 26 août 1806, ayant formé une quatrième coalition avec la Russie et l'Angleterre, le gouvernement de Berlin lance un ultimatum à Napoléon, exigeant un retour de ses troupes au-delà du Rhin.
De Bayreuth, l'empereur s'engage en Saxe avec 135.000 hommes en direction de Berlin.

Face à lui, trois armées prussiennes: 60.000 hommes sous le commandement de Frédéric-Guillaume III et du vieux duc de Brunswick (71 ans), 50.000 Saxons et Prussiens sous le commandement du prince de Hohenlohe, enfin 30.000 hommes sous celui de Ruchel.

Brunswick et le prince de Hohenlohe regroupent leurs deux armées à Weimar pour attaquer les Français sur le flanc.

Mais Napoléon ayant dépêché ses maréchaux Ney au sud et Davout au nord, l’armée prussienne se scinde en deux: le prince de Hohenlohe reste à Weimar tandis que le roi et le duc de Brunswick tentent de gagner Leipzig par le nord.

Le même jour se conclut cette campagne de Saxe: tandis qu'à Iéna, Napoléon écrase l'armée du prince de Hohenlohe, à Auerstaedt, Davout affronte avec 28.000 hommes seulement l'armée du roi de Prusse et du duc de Brunswick.

Ce dernier est mortellement blessé d'un coup de fusil aux yeux et le roi ordonne la retraite sans attendre. C'en est fini de la résistance prussienne. Napoléon 1er entre à Berlin en triomphateur le 27 octobre 1806. Seule la Russie lui résiste encore sur le continent.

 

Mise à jour le 23 février 2003