|
|
|
Le 16 mai 1703,
le tsar Pierre 1er le Grand fonde une nouvelle capitale sous le nom
de Sankt-Petersburg.
Son nom signifie «ville de Saint-Pierre» en allemand, cette langue étant alors
en faveur à la cour de Russie. Les Français l'ont francisé en Saint-Pétersbourg.
Située à l'embouchure de la Néva, sur la mer Baltique, Saint-Pétersbourg a l'avantage
sur Moscou, l'ancienne capitale de l'empire russe, d'être plus proche de l'Occident.
L'architecte français Alexandre Leblond dessine le plan en ovale de la nouvelle capitale.
Il a fort à faire pour surmonter les difficultés liées au terrain spongieux et aux
multiples bras de la Néva.
Les palais et les bâtiments officiels, construits dans un style qui évoque le baroque
italien, s'ordonnent autour de la forteresse Pierre-et-Paul.

Dans un panorama grandiose et lumineux, ils composent
l'une des plus belles villes du monde actuel. Le palais de l'Ermitage, à l'extrémité de
la perspective Nevski (l'équivalent des Champs-Élysées), rivalise avec le Louvre pour
ses collections de peintures.
Les contemporains de Pierre 1er le Grand n'ont guère eu le loisir de savourer ces
merveilles.
Contraintes de construire dans la nouvelle capitale un palais en pierre, les principales
familles de la noblesse russe ont longtemps persisté à résider à Moscou.
Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la métropole de la Baltique a gardé l'image d'un
chantier sale et malodorant.
Saint Pétersbourg a russifié son nom en Petrograd lorsque le pays est entré en guerre
contre l'Allemagne en 1914. Après la mort de Lénine, en 1924, elle s'est appelée
Léningrad. Un référendum populaire a entraîné en 1991 le retour à l'ancienne
appellation, Saint-Pétersbourg.
|
|