12 février 1541

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Portrait de jeune homme, par Raphaël (Italie 1483-1520), National Gallery of Art (Washington)
Ce jour-là...

Fondation de Santiago du Chili

 Histoires de cités:

11 mai 330: Constantinople

12 février 1541: Santiago

17/05/1642 : Montréal

6 avril 1652: Le Cap

16 mai 1703: Saint-Pétersbourg

3 juin 1800: Washington

 

Le 12 février 1541, Pedro de Valdivia découvre dans les Andes du sud une magnifique vallée, verdoyante à souhait.

Il appelle la région Chili (Chile en espagnol), d'après un mot indien qui désigne la neige.

L'Espagnol dresse aussitôt l'acte de fondation d'une nouvelle ville, qu'il baptise Santiago del Nuevo Estremo, en l'honneur de Saint Jacques et de la province d'Estrémadure où il est né.

Elle deviendra la capitale du Chili.

 Pedro de Valdivia, fondateur de Santiago du Chili

Le fondateur de Santiago est un rude «conquistador» (conquérant) qui fait partie de l'armée de Pizarre.

Après avoir renversé l'Inca qui règne sur le Pérou, Pizarre a envoyé une première mission d'exploration au-delà du terrible désert qui sépare le Pérou du Chili.

Son chef, Almagro, se heurte à la farouche résistance des Indiens Araucans de la tribu des Mapuches. Il bat en retraite pour finalement se faire tuer par Pizarre.

L'expédition de Valdivia, avec 175 Espagnols et un grand nombre de supplétifs indiens, a plus de chance et, après avoir tracé la «plaza de armas» (place d'armes) de la future métropole, Valvidia entreprend la soumission de la région.

Il succombe douze ans plus tard sous les coups des Araucans mais les Espagnols ne renoncent pas pour autant à leur nouvelle annexion et commencent à s'installer en nombre.

Les soldats reçoivent autorité sur de vastes territoires avec les Indiens qui y vivent, à charge pour eux de les protéger et de les évangéliser, ce dont ils s'acquitteront fort mal. C'est le principe de l'«encomienda» sur lequel s'est bâtie la colonisation de l'Amérique espagnole.

Indépendance du Chili

250 ans plus tard, l'indépendance des Treize colonies anglaises d'Amérique du nord et la Révolution française suggèrent aux colons espagnols, les créoles, l'envie de se libérer à leur tour de la tutelle monarchique.

Profitant des malheurs de l'Espagne, livrée aux armées de Napoléon, un groupe de créoles proclame l'indépendance du Chili le 18 septembre 1810.

Le gouverneur Bernardo O'Higgins, fils naturel d'un Irlandais, est porté à la tête du pays. Mais les Espagnols, sitôt débarrassés de Napoléon, reviennent en force en profitant des rivalités entre Chiliens.

Réfugié à Buenos Aires, O'Higgins obtient l'appui du général José de San Martin, qui vient de son côté de libérer l'Argentine. Il repasse les Andes avec lui.

Les Espagnols sont défaits à la bataille de Chacabuco le... 12 février 1817. O'Higgins devient «directeur suprême» du Chili, avec des pouvoirs dictatoriaux. L'année suivante, encore un 12 février, il renouvelle solennellement la déclaration d'indépendance.

Après plusieurs années de troubles, le Chili accèdera en 1833 à la stabilité avec une Constitution et un gouvernement respectés. Il y gagnera le surnom, à l'époque élogieux, de «Prusse de l'Amérique du Sud».

Le pays, qui s'étend sur 4000 km entre la Cordillère des Andes et l'océan Pacifique, est de moitié plus étendu que la France (756.000 km2). Il compte environ 15 millions d'habitants: descendants d'Indiens ainsi que de colons espagnols, italiens, allemands et même français (L'ancien dictateur Pinochet a lui-même des origines françaises!).

 

Mise à jour le 24 février 2003