23 août 1939

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Les baladins, par Pablo Picasso (Espagne et France 1881-1973), National Gallery of Art (Washington)
Ce jour-là...

Le pacte germano-soviétique

De la drôle de guerre à la campagne de France:

23 août 1939: le pacte germano-soviétique

1er septembre 1939: la Wehrmacht envahit la Pologne

3 septembre 1939: l'Angleterre puis la France déclarent la guerre à l'Allemagne

16 février 1940: Début des hostilités en Norvège

12 mars 1940: la Finlande cesse de résister à l'URSS, alliée de l'Allemagne

21 mars 1940: Paul Reynaud remplace Edouard Daladier à la tête du gouvernement français

10 mai 1940: Hitler envahit la Belgique et la Hollande; à Londres, le Premier ministre Chamberlain est remplacé par Churchill

14 mai 1940: les blindés allemands font une percée foudroyante à Sedan et prennent les Alliés en tenaille

19 mai 1940: Maxime Weygand prend le commandement des armées françaises

24 mai 1940: les troupes allemandes interrompent leur progression vers Dunkerque

26 mai 1940: entretien entre Churchill et Reynaud à Londres

26 mai 1940: entretien entre Churchill et Reynaud à Londres

27 mai 1940: Léopold III se résigne à capituler

27 mai-5 juin 1940: embarquement des troupes anglo-françaises à Dunkerque

14 juin 1940: les Allemands entrent à Paris

16 juin 1940: Philippe Pétain devient le chef du gouvernement et demande les conditions d'armistice et de paix

18 juin 1940: appel du général de Gaulle

22 juin 1940: signature de l'armistice à Compiègne

25 juin 1940: sonnerie du cessez-le-feu; la campagne de France est finie
 

Le 23 août 1939, le monde apprend avec stupéfaction la signature au Kremlin, à Moscou, d'un pacte d'amitié germano-soviétique.

Staline, le maître tout-puissant de l'URSS, soupçonnait les Occidentaux de vouloir détourner vers l'Est les appétits de conquête de Hitler.

Il croit voir dans le lâchage de la Tchécoslovaquie à la conférence de Munich la confirmation de ses craintes. Il annonce donc le soir du 19 août à son Politburo (bureau politique) son intention de signer un pacte avec son turbulent voisin.

Von Ribbentrop signe le pacte entre Molotov et StalineL'affaire est bouclée trois jours plus tard par le ministre nazi des Affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, et son homologue soviétique, Molotov.

Le pacte est conclu pour une durée de dix ans. Les termes méritent d'être rappelés: «Les hautes parties contractantes s'engagent à s'abstenir de tout acte de violence, de toute agression, de toute attaque l'une contre l'autre, soit individuellement, soit conjointement avec d'autres puissances». Une clause secrète prévoit le partage de la Pologne.

Hitler est dès lors débarrassé de la crainte d'avoir à combattre sur deux fronts. Quelques jours plus tard, le 1er septembre, il déclare la guerre à la Pologne en prenant le risque d'un conflit avec la France et le Royaume-Uni.

L’URSS en profite pendant ce temps pour agresser la Finlande, annexer les pays baltes et envahir la Roumanie!

Winston Churchill, témoin et acteur de premier plan, écrit dans ses Mémoires à propos du pacte: «(...), seul un régime de despotisme totalitaire, comme celui qui existait dans chacun des deux pays, était capable de supporter la réprobation qu'inspirait un acte aussi anormal» (1) .

(1) Winston Churchill, La deuxième guerre mondiale - tome premier, Plon, page 400 [retour]

 

Mise à jour le 23 février 2003