De la drôle de guerre à la campagne de
France:
23 août 1939: le pacte germano-soviétique
1er septembre 1939: la Wehrmacht envahit la Pologne
3 septembre 1939: l'Angleterre puis la France déclarent la guerre à l'Allemagne
16 février 1940: Début des hostilités en Norvège
12 mars 1940: la Finlande cesse de résister à l'URSS,
alliée de l'Allemagne
21 mars 1940: Paul Reynaud remplace Edouard Daladier à la tête du gouvernement français
10 mai 1940: Hitler envahit la Belgique et la Hollande; à
Londres, le Premier ministre Chamberlain est remplacé par Churchill
14 mai 1940: les blindés allemands font une percée foudroyante à Sedan et prennent les
Alliés en tenaille
19 mai 1940: Maxime Weygand prend le commandement des armées françaises
24 mai 1940: les troupes allemandes interrompent leur progression vers Dunkerque
26 mai 1940: entretien entre Churchill et Reynaud à Londres
26 mai 1940: entretien entre Churchill et Reynaud à Londres
27 mai 1940: Léopold III se résigne à capituler
27 mai-5 juin 1940: embarquement des troupes anglo-françaises à Dunkerque
14 juin 1940: les Allemands entrent à Paris
16 juin 1940: Philippe Pétain devient le chef du gouvernement et demande les conditions
d'armistice et de paix
18 juin 1940: appel du général de Gaulle
22 juin 1940: signature de l'armistice à Compiègne
25 juin 1940: sonnerie du cessez-le-feu; la campagne de France est finie
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Le 23 août 1939, le monde
apprend avec stupéfaction la signature au Kremlin, à Moscou, d'un pacte d'amitié
germano-soviétique.
Staline, le maître tout-puissant de l'URSS, soupçonnait les
Occidentaux de vouloir détourner vers l'Est les appétits de conquête de Hitler.
Il croit voir dans le lâchage de la Tchécoslovaquie à la
conférence de Munich la confirmation de ses craintes. Il
annonce donc le soir du 19 août à son Politburo (bureau politique) son
intention de signer un pacte avec son turbulent voisin.
L'affaire est bouclée trois jours plus tard par le ministre nazi des
Affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, et son homologue soviétique, Molotov.
Le pacte est conclu pour une durée de dix ans. Les termes méritent d'être
rappelés: «Les hautes parties contractantes s'engagent à s'abstenir de tout acte de
violence, de toute agression, de toute attaque l'une contre l'autre, soit
individuellement, soit conjointement avec d'autres puissances». Une clause secrète
prévoit le partage de la Pologne.
Hitler est dès lors débarrassé de la crainte d'avoir à
combattre sur deux fronts. Quelques jours plus tard, le 1er septembre, il déclare la
guerre à la Pologne en prenant le risque
d'un conflit avec la France et le Royaume-Uni.
L’URSS en profite pendant ce temps pour agresser la Finlande, annexer les pays baltes et envahir
la Roumanie!
Winston Churchill, témoin et
acteur de premier plan, écrit dans ses Mémoires à propos du pacte: «(...),
seul un régime de despotisme totalitaire, comme celui qui existait dans chacun des
deux pays, était capable de supporter la réprobation qu'inspirait un acte aussi
anormal» (1) .
(1) Winston
Churchill, La deuxième guerre
mondiale - tome premier, Plon, page 400 [retour] |
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