Syrie - Mouvements terroristes


Depuis la chute de l'URSS, la Syrie cherche à se rapprocher de l'Occident et a ralenti son soutien au terrorisme international, mais elle reste sur la liste américaine des pays parrainant le terrorisme international. Nombre de mouvements terroristes résident en zone contrôlée par la Syrie. La plupart de ces mouvements ont des bureaux de contact ou leur quartier-général à Damas.

La construction de plusieurs barrages dont le Barrage Atatürk a donné à la Turquie la possibilité de régler le niveau de l'Euphrate. Les négociations sur l'utilisation du fleuve ont permis à la Turquie d'utiliser ce levier pour faire cesser le soutien syrien au PKK. Le 20 octobre 1998, un accord de coopération entre la Syrie et la Turquie définit le PKK comme un mouvement terroriste et lui interdit l'usage du territoire syrien pour toute activité, qu'elle soit logistique, opérationnelle ou de simple passage. La Syrie a ainsi fermé les camps de Kamishli et d'Al-Hasaka, ainsi que l'Académie Militaire Mahsoum Korkmaz à Al-Hilwa, au Liban et sous contrôle syrien.

Les liens entre la Syrie et le Hezbollah sont étroits et s'exercent par l'entremise des services de renseignements syriens. Les opérations du Hezbollah contre l'Armée du Sud-Liban et l'armée israélienne s'effectuent sous la bienveillance de la Syrie. Toutefois, depuis la fin 1998, la Syrie exerce son influence sur le mouvement pour limiter l'ampleur de ses actions contre Israël. Notamment, la Syrie s'efforce d'interdire l'usage des Katioucha (lance-fusées d'artillerie) contre les villages israélien.

Depuis 1992, la Syrie s'oppose aux livraisons d'armes iraniennes au Hezbollah par la voie des airs.

En juillet 1999, on rapportait que la Syrie a entamé des discussions avec les principaux groupes terroristes basés sur son territoire et au Liban, y compris le Hezbollah pour les inciter à arrêter la lutte armée et s'engager dans un processus de négociations.