Mouvement de Libération de la Palestine, el-Fatah


Nom anglais:

Palestine Liberation Movement,al-Fatah

Nom original:

Harakat al-Tahrir al-Filastini,al-Fatah

Pays:

Territoire palestinien occupé???


Acronyme inversé - signifiant " victoire " ou " conquête " - de Harakat Al-Tahrir Al Filistini (Mouvement de Libération de la Palestine)

Mouvement nationaliste palestinien, créé en 1957 par des Palestiniens exilés au Koweït, mais apparu en plein jour en 1959.

A la suite de la guerre de 1948-49, plus de 500 000 palestiniens trouvent asile dans les pays arabes. Parqués dans des camps de réfugiés plutôt que d'être intégrés, ces Palestiniens constitueront un instrument, que Nasser exploitera pour stimuler le nationalisme arabe.

Dans la bande de Gaza sont organisées des bandes armées palestiniennes, qui prennent le nom de Feddayin (" ceux-qui-se-sacrifient "), et qui mènent des actions contre les villages israéliens près de la frontière. L'organisation de la résistance palestinienne est alors encouragée par un mouvement islamique, les Frères Musulmans. Ces derniers constituent rapidement une menace au pouvoir séculier et nationaliste du Président Nasser, qui déclare le mouvement hors-la-loi en 1957. Une partie des cadres du mouvement - parmi lesquels Yasser Arafat (" Abou Ammar "), qui en deviendra le chef - s'exilent vers le Koweït.

Le Fatah commence ses actions armées contre Israël en janvier 1965. Après la Guerre des Six-Jours de 1967, l'occupation israélienne et les nombreux réfugiés dans les pays voisins favorisent le développement du Fatah, qui adhère à l'OLP en 1968, et dont il devient le bras armé. Dès 1969, Yasser Arafat assume la direction de l'OLP et le Fatah devient l'organisation la plus importante de l'OLP.

Les actions terroristes du Fatah à partir du territoire jordanien et les représailles israéliennes dès 1968, créent des tensions entre les Palestiniens et le gouvernement jordanien. En septembre 1970, l'expulsion des Palestiniens de Jordanie donne lieu à des affrontements sanglants entre l'armée jordanienne et le Fatah dans la vallée du Jourdain (qui donnera naissance à " Septembre Noir ").

Les Palestiniens alors sont contraints de s'établir au Liban. La surveillance des frontières et les représailles israéliennes poussent le Fatah à recourir au terrorisme international dès 1971.

La stratégie terroriste du Fatah est infléchie en 1973 par Yasser Arafat, afin d'obtenir une reconnaissance internationale à travers les processus de paix qui se développent sous l'impulsion des pays occidentaux. Pour améliorer l'image du Fatah à l'égard de ces derniers, Yasser Arafat décide de limiter les activités terroristes palestiniennes à la zone du Moyen-Orient (Liban, Israël et les territoires occupés).

La lutte d'influence qui suit l'opération israélienne contre le Liban contraint le Fatah à fuir le Liban et à se disperser entre la Tunisie, l'Algérie, l'Irak et le Yémen. Son quartier-général est établi à Tunis à la fin 1982. Le raid aérien israélien du 1er octobre 1985 contre le quartier-général du Fatah à Tunis oblige l'organisation palestinienne à se décentraliser.

Le potentiel du Fatah est estimé à 6 000-8 000 membres actifs. C'est la plus importante composante de l'OLP. Le personnel du Fatah occupe les " ambassades " de l'OLP à l'étranger. Jusqu'à la Guerre du Golfe, le Fatah était soutenu financièrement par les pays arabes modérés comme l'Arabie Saoudite et le Koweït. Le rapprochement opportuniste entre Yasser Arafat et Saddam Hussein a conduit à l'interruption de cet appui financier. Cette situation a certainement joué un rôle important dans le rapprochement israélo-palestinien. Le Fatah a également reçu un soutien matériel de l'ex-URSS, de la Tchécoslovaquie, de la Chine populaire et de la Corée du Nord.

Le Fatah se compose de plusieurs " cellules ", dont le Secteur Occidental (al-Jihaz al-Gharbi).
Cellule la plus importante, responsable des attentats en Israël et dans le monde. Il est probablement actuellement désactivé. Tout d'abord dirigé par Khalil al-Wazir (" Abou Djihad ") - jusqu'à son élimination par le Mossad israélien - puis dirigé personnellement par Yasser Arafat, le Secteur Occidental coordonnait les actions Comité 77, du Djihad Islamique Palestinien, de la Force 17 et du Groupe Haouari.

Le Fatah comportait également plusieurs brigades de combattants qui étaient implantées dans plusieurs pays d'accueil:

  • Brigade Badr (Jordanie)
  • Brigade Al-Aksa (Irak)
  • Brigade Sabra et Chatila (Yémen)
  • Brigade Ajnadin (Algérie)
  • Brigade Al-Qods (Libye)
  • Brigade Aïn Jalout (Egypte)
  • Brigade Kadisiya (Soudan)

A la suite de l'accord israélo-palestinien, ces brigades ont été en partie rapatriées dans la bande de Gaza et à Jéricho afin d'y former la base des forces de sécurité palestiniennes.

Les principaux camps d'entraînement du Fatah au Liban étaient situés à Rachidié et à Aïn Al-Hiloué. Ils ont été désactivés à la suite des accords du Taïf (1989).



Autres appellations:

Al-'Asifa, Septembre Noir;autres orthographes: Al Fatah, Al Fateh, El-Fath