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Les Templiers

ballade en Provence

templiers.net Apporte la gloire, Seigneur,
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LA PROVENCE

Influences Romaines

Le pont du Gard, aqueduc à trois étages enjambant la vallée du Gard, est probablement un des témoins le plus impressionnant de l'époque Gallo-romaine en Provence. Les Romains colonisèrent tout d'abord Marseille et lui apportèrent un héritage architectural.
Le théâtre, l'amphithéâtre et la nécropole des Alyscamps d'Arles, le temple et l'amphithéâtre de Nîmes, ainsi que le théâtre d'Orange font partie des vestiges les plus renommés et les plus visités de part le monde hormis en Italie.
Parmi les sites les plus étonnant se trouvent Vaison-la-Romaine, qui donne une excellente idée du plan d'une ville romaine, et les ruines étendues de Glanum, près de Saint-Rémy-de-Provence.


ANNOT

Cette ville antique qui domine la Vaire, de caractère à la fois alpin et provençal, est entourée d'étranges formations rocheuses. Elle se trouve à 75 km au nord-ouest de Nice.
Cette ancienne cité alpine est extrêmement pittoresque.
Lieu le plus anciennement peuplé de la vallée, habité depuis la création de la voie romaine allant de Cimiez (au nord de Nice) à Digne, le bourg actuel d'Annot est du XIe , époque où il fut déplacé pour ne plus être régulièrement inondé.
Le vieux quartier entourant une vaste place provençale, ombragée par des platanes, est la plus jolie partie du village. La Grande-Rue, bordée de maisons Renaissance, part de la porte fortifiée médiévale principale et mène à l'église romane Saint-Pons, au clocher Renaissance, dont l'abside surélevée forme tour de défense. A côté se trouve la chapelle des Pénitents-Blancs. De la place rayonnent de charmantes et étroites ruelles, aux beaux linteaux sculptés.


ANSOUIS

Bien situé sur les premiers contreforts du Lubéron, ce village historique et pittoresque s'étend sur une pente face au sud, dominé par son château médiéval, à 8 km au nord-ouest de Pertuis.
Ansouis est dominé par son château du XIe siècle. La façade nord, faisant partie d'une forteresse, mais la belle façade d'époque Louis XIII est plus accueillante.
Sous l'enceinte du XIIIe siècle se trouve la place des Hôtes, d'où partent des rues étroites bordées de jolies maisons médiévales et Renaissance. Le clocher , avec son campanile en fer forgé, faisait autrefois partie des vieux remparts.
La seule des fortifications qui reste est la porte le Petit Portail, d'où la rue du Château grimpe vers le sévère presbytère du XIIIe siècle, caché derrière sa façade du XVIIIe siècle. L'église romane, dédiée à saint Martin, est de la même époque et formait à l'origine la salle de justice du château.


BARGEME

Ce petit village perché, le plus haut du Var, dominé par son château médiéval et son église romane, que le temps paraît avoir oublié, est situé à 40 km au nord-est de Draguignan.
A plus de 1 000m d'altitude et couronné par les hautes tours de son château, Bargème domine le beau paysage de montagne à des kilomètres à la ronde. Le château est mentionné dès le XIIIe siècle, et l'église est du Xie.
Les ruines du château, encore très imposantes, se découpent sur le ciel comme le clocher de l'église romane, en pierre blanche de la région. Son beau retable de saint Sébastien est du XVIe siècle.
Mais c'est en flânant dans les rues de Bargème que vous en goûterez tout le charme, en admirant ses maisons de pierre, ses massifs fleuris et ses beaux arbres, et surtout en savourant le calme de ce site haut perché.

BARJOLS

Situé dans une vallée verdoyante au confluent de trois rivières, ce vieux village possède près de trente fontaines. Il se trouve à 22 km au nord de Brignoles.
Le vieux quartier de Barjols, disposé autour d'une vaste place, offre une série de jolies maisons, dont la plus intéressante est peut-être l'ancien hôtel de Pontevès, avec sa belle porte Renaissance. Des passages voûtés relient les maisons, et partout on trouve de petites places avec des fontaines, ainsi qu'une douzaine de lavoirs. La fontaine la plus remarquable, grande vasque surmontée d'un 'champignon' et incrustée de mousse, se dresse près de la mairie.
L'eau était indispensable au tanneries qui faisait autrefois la prospérité de Barjols. L'église romane, en partie rebâtie en style gothique au XVIe siècle, abrite de belles boiseries sculptées.


LES BAUX-DE-PROVENCE

Ce beau village fortifié, où se dressent les ruines d'une cité médiévale, dans un site spectaculaire, l'un des plus beaux de France, est à 20 km au nord-est d'Arles.
En partie creusé dans le roc, le village des Baux se tient sur un éperon aride qui se détache des Alpilles, entouré par deux ravins à pic, tombant de 80 m dans les vallées environnantes.
Les Baux sont formés du village bas - habité - et de la 'ville morte' située plus haut, qui avec ses tours, murailles, escaliers et fenêtres taillés dans le roc, constitue un spectacle inoubliable.


LA BRIGUE

Peintures de Notre-Dame-Des-Fontaines

La Brigue est située à l'est de Saint-Dalmas-de-Tende. A l'est du village se dresse Notre-Dame-des-Fontaines. Un sentier conduit à la chapelle peinte en blanc, ressemblant à une maison.
Tout près de là jaillissent sept sources qui arrosent la vallée. Au XIIe siècle, elles furent taries par un par un tremblement de terre, mais les habitants de la vallée prièrent la Vierge, et les sources jaillirent à nouveau, comme miraculeusement. Pour la remercier, ils bâtirent alors une chapelle qui devint par la suite un lieu de pèlerinage.
Au milieu du XVe siècle, les murs de la chapelle furent décorés de scènes de la vie du Christ, fresques remarquablement composées et exécutées. Elles offrent une vue réaliste du sort qui attend ceux qui s'éloignent de l'enseignement de Jésus, et dépeignent tout aussi concrètement le procès et la crucifixion du Christ.


LA CAMARGUE

A l'ouest de Marseille s'étend la Camargue, l'une des régions les plus remarquables d'Europe, pays de terre gorgées de sel et d'eau, qui abrite les oiseaux les plus exotiques des climats européens.

ARLES

A la limite nord de la Camargue, Arles, capitale de la Provence romaine, où Van Gogh résida quelque temps, conserve de remarquables vestiges. Le circuit part d'Arles et visite la Camargue, où vous découvrirez peut-être des spécimens de la faune étonnante de la région. En revenant vers Arles, le circuit englobe l'une des cités médiévales les plus parfaites de France.



ITINERAIRE

Quittez Arles par la D570, que vous suivez jusqu'aux Saintes-Maries-de-la-Mer, la route passant entre les rizières et offrant des vues splendides sur la Camargue.
Revenez des Saintes-Maries par la même route sur environ 13 km, puis prenez à gauche, vers Aigues-Mortes, la D38c qui devient la D58. Restez sur cette route, en traversant le Petit Rhône et un canal juste avant d'arriver à Aigues et suivez les panneaux pour entrer dans la ville.
Quittez Aigues-Mortes par la D979 en direction de Nîmes, et continuez en contournant Saint-Laurent-d'Aigouze. Environ 6 km après Saint-Laurent et 1,5 km après un passage à niveau, prenez à droite vers Vauvert. Continuez pendant 3 km puis, juste après un double virage, prenez à gauche la D136 vers Nîmes. Continuez sur la D136 jusqu'à sa jonction avec la D42, au sud de Nîmes, que vous prendrez vers le sud en suivant la direction de Saint-Gilles et Garons (aéroport).
Continuez jusqu'à Saint-Gilles où vous entrez sous un grand pont blanc qui fait passer le canal Philippe-Lamour au-dessus de la ville. Continuez tout droit jusqu'au centre-ville et descendez la rue principale. Traversez un autre canal (le canal du Rhône à Sète), un passage à niveau et le pont sur le petit Rhône pour arriver à la N572 qui vous ramènera à Arles.

Curiosités

MAS DU PONT DE ROUSTY
Cette ancienne bergerie abrite un musée retraçant l'histoire de la Camargue, sa situation géographique particulière, sa faune, sa flore et la vie de ses habitants tout au long des siècles. Du Pont de Rousty, un sentier permet d'apprécier toute la richesse du pays camarguais. Près du Pont de Rousty se trouvent une réserve ornithologique et un centre d'information qui, s'il ne peut vous garantir d'apercevoir les nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs ou résidents qui vivent en Camargue, saura au moins vous donner tous les renseignements nécessaires.

AIGUES-MORTES
Saint Louis bâtit le port d'Aigues-Mortes au milieu du XIIIe siècle, afin de s'y embarquer pour la septième croisade. Plus tard, le port fut entouré de remparts, et la cité fortifiée médiévale est restée pratiquement intacte.
Du sommet de la haute tour de Constance se dégage une très belle vue sur l'ensemble de la ville et ses fortifications. La tour de la Mèche fut ainsi nommée parce qu'une lampe y brûlait en permanence, prête à enflammer la poudre des canons. L'église gothique Notre-Dame-des-Sablons, sur la place Saint-Louis abrite un Christ du XVIIe siècle et recèle un retable sculpté par Sabatier.

SAINT-GILLES
La Camargue semble avoir attiré particulièrement les premiers missionnaires chrétiens. Venant de Grèce, saint Gilles y débarqua au VIIIe siècle pour y vivre en ermite et répandre l'Evangile. Il fur enterré dans l'église qu'il avait élevée et qui devint monastère bénédictin.
L'abbaye, sévèrement endommagée pendant la croisade des Albigeois, a été restaurées au XVIIe siècle. C'est un bel édifice dont la façade occidentale, avec ses trois portails, est un chef-d'oeuvre de la sculpture médiévale.


BIOT
Village pittoresque de l'arrière-pays de la Côte d'Azur, renommé pour ses fleurs et associé pour toujours au nom de Fernand Léger, Biot est situé à 5 km au nord d'Antibes.
Colonie grecque il y a plus de deux mille ans, Biot fut renommé jusqu'au XVIIIe siècle pour ses poteries. Sa tradition artisanale perdure, avec une industrie florissante de verrerie et de faïence. L'une et l'autre attirèrent, à la fin des années 50, le peintre Fernand Léger, dont la maison abrite aujourd'hui un musée.
Le coeur du village est la place des Arcades, dont les galeries datent des XIIIe et XIVe siècles. Dans le vieux quartier, le musée d'Histoire local présente l'histoire de Biot.


BONNIEUX

Ce vieux village perché, avec ses belles maisons, est l'un des plus pittoresques du Lubéron, à 26 km à l'est de Cavaillon.
Des ruelles escarpées, coupées d'escaliers, mènent jusqu'à l'église du XIIe siècle, en passant par des terrasses devant de belles vieilles maisons. L'église est fermée, mais on peut en obtenir la clé au syndicat d'initiative. Jusqu'à récemment, elle abritait quatre remarquables tableaux du XVe siècle, peints sur bois, aux couleurs particulièrement vibrantes : ceux-ci se trouvent aujourd'hui dans l'église du nouveau village.


BORMES-LES-MIMOSAS

Dans un décor pittoresque, à la limite occidentale du massif des Maures et près de la côte, ce beau village perché embaume du parfum du mimosas, de la camomille et de l'eucalyptus. Il se situe à 6 km à l'ouest du Lavandou.
Le 'circuit touristique' de Bormes, chemin balisé qui parcourt ses rues étroites et souvent escarpées, est la meilleure façon d'explorer le village. Partant de la mairie, il passe devant les vestiges d'un moulin à vent. Plus loin se dresse une belle chapelle du XVIe siècle consacrée à saint François de Paule, qui aurait délivré Bormes de la peste en 1481.
Après l'église Saint-Trophime, du XVIIIe siècle, des panneaux marqués 'Parcours fleuri' indiquent une jolie promenade autour du château, bâti par les comptes de Marseille au XIIIe siècle. Une rue en escalier descend vers le coeur du village, et se continue par la rue Roumpi-Cuou, la plus longue de Bormes.


COLMARS

C'est un des villages fortifiés les plus beaux de haute Provence, dans un magnifique cadre de montagnes, à 45 km au sud de Barcelonnette.
Au XIVe siècle, le village, fortifié pour garder la frontière provençale avec le duché de Savoie, fut incendié par Raymond de Turenne ; en 1690, quand menaçait la guerre entre la France et la Savoie, Louis XIV ordonna à Vauban de renforcer les fortifications. Colmars fut entouré d'un haut mur, surmonté de meurtrières pour les archers et complété par des tours défensives. Près de chaque tour se trouvait une porte ouverte dans les remparts, menant aujourd'hui encore aux rues pavées et aux défenses intérieures. Le village a de belles maisons Renaissance. L'église, adossée au mur d'enceinte que dépasse son clocher effilé, est des XVIe et XVIIe siècles, délicat mélange de roman et de gothique.


COTIGNAC

Les tours en ruine de son château médiéval et de hautes falaises de tuf creusées de grottes et de galeries dominent ce vieux village pittoresque, à 25 km au nord de Brignoles.
Les premiers habitants de Cotignac vivaient dans les nombreuses grottes et galeries de la falaise, haute de 80 m. Au moyen Age, ils décidèrent de renforcer les défenses naturelles du site, avec un château dont restent deux tours en ruine. Le village, en dessous, bâti en grande partie aux XVIIe et XVIe siècle, donne une sensation d'espace, avec ses fontaines ; la plus décorée d'entre elles, cours Gambetta, est la fontaine des Quatres-Saisons, chaque saison étant représentée par un masque. Au centre du village se trouve la place de la Mairie et, à côté, un beffroi et l'église bâtie au XVIe siècle dans le style roman, avec une façade du XVIIIe siècle. Une des grottes de la falaise possède de très belles concrétions ; elle est ouverte aux visiteurs.

ENTRECASTEAUX

Ce village provençal typique, avec un intéressant château et de beaux jardins est situé à 25 km à l'ouest de Draguignan.
Entrecasteaux s'enorgueillit de son jardin public, attribué à Le Nôtre. L'un des contreforts de l'église gothique fortifiée enjambe une des jolies rues qui l'entourent. Le superbe pont en dos d'âne qui traverse la Bresque est de la même époque que l'église.
Tout le village est dominé par le château, édifice long et étroit du XVIIe siècle, d'un style très simple. Bâti par le compte de Grignan, il devint propriété du village - qui fut incapable de l'entretenir - et il tomba bientôt en ruine. Il fut sauvé à temps par le peintre Ian Mc-Garvie-Munn. Le château est aujourd'hui ouvert au public et abrite d'intéressantes collections de porcelaines, et de mobilier provençal et chinois.


EVENOS

Les vestiges d'un château perché sur le bord d'un volcan éteint dominent ce village à moitié en ruine, à 17 km au nord-ouest de Toulon.
Situé sur une pente escarpée dominant les gorges dominant les gorges d'Ollioules, vallée d'importance stratégique pour contrôler la route de Toulon, Evenos a toujours été destiné, par sa position, à être fortifié. Au-dessus du village se dresse la masse imposante du château du XVIe siècle, construit en pierre basaltique, excepté une tour en calcaire, nommée la tour Blanche. L'église, petit édifice du XIIIe siècle, possède une statue de la Vierge, et plusieurs chandeliers offerts par Napoléon III.
Le village situé sous la triple enceinte du château est fait d'un chaos de maisons pittoresques mais presque toutes en ruines, construites en un mélange de basalte et de calcaire et s'accrochant aux étroites rues escarpées, devant une vue magnifique.


EYGALIERES

Au pied des Alpilles s'étend ce joli vieux village, à 15 km au sud-ouest de Cavaillon.
Le site d'Eygalières fut occupé dès l'époque néolithique, et les sources qui y jaillissent attestent également une présence romaine.
Le village actuel s'étage au flanc d'une colline en terrasses pittoresques, reliées par d'étroites rues sinueuses. Dans le haut du village se trouvent la tour de l'Horloge et les ruines du château médiéval, auquel on accède par la porte de Laure, d'où l'on découvre une vaste vue sur les Alpilles et la vallée de la Durance. L'église du village est du XIIe siècle, mais la chapelle des Pénitents-Blancs, plus ancienne, est également plus intéressante. Des oeuvres d'artistes locaux y sont exposées en été.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Résistance fut très active dans cette région. Dans la partie du village appelée la Lègue se trouve un abri où se cacha Jean Moulin en janvier 1942.


EZE

Sorte de nid d'aigle au'dessus de la mer et des plages à la mode de la Côte d'Azur, Eze est l'un des plus beaux et des plus pittorresques villages perchés provençaux. Il se trouve à 10 km au nord-est de Nice.
Le village, habité depuis le XIe siècle, fut fortifié au XIVe . Au XVIIe siècle, pendant les hostilités entre les royaumes de France et de Savoie, il fur à nouveau fortifié, fortifications qui furent mises à l'épreuve par plusieurs sièges et batailles au cours des deux siècles suivants. Il fallut attendre le plébiscite de 1860 pour que le village devienne français et que la paix s'installe.
Aujourd'hui encore, on y entre seulement par la porte des anciens remparts, que l'on abordait autrefois par un pont-levis. Dans l'enceinte, les vieilles rues sont pittoresques, escarpées, pavées et étroites, souvent couvertes de voûtes et coupées d'escaliers. Elles mènent à la place du Planet où, à côté d'une fontaine, se dresse la chapelle des Pénitents-Blancs, élégant édifice du XIVe siècle, décoré de panneaux émaillés évoquant la vie du Christ. A l'intérieur se trouve un beau crucifix catalan du XIIIe siècle. Quelques mètres plus loin s'élève l'église du village, rebâtie au XVIIIe siècle et abritant une statue de l'Assomption de la même période. A côté, autour des ruines du château, se trouve un remarquable jardin tropical offrant toute une collection de cactées et de plantes grasses, dont certaines sont très rares. Du château, on a une vue superbe sur la Côte d'Azur et, par temps clair, sur la Corse.


GORDES

Ce typique village perché provençal, avec ses jolies maisons en grès blond dominées par l'ancien château et l'église, est à 18 km au nord-est de Cavaillon.
D'étroites rues escarpées grimpent sur la colline gréseuse, bordée de charmantes maisons anciennes, comme le palais Saint-Firmin, du XVIIe siècle, demeure au beau portail de la rue du Four, et qui est peut-être la plus pittoresque maison de Gordes. En haut de la colline se dressent l'église du XVIIIe siècle et transformé au début du XIIe siècle et transformé au début du XVIe pour devenir l'un des rares château de style Renaissance de Provence. Il abrite un musée consacré à l'œuvre de Victor Vasarely, peintre d'origine hongroise qui restaura le château et fit venir de nombreux autres artistes pour aider à reconstruire le village après la guerre. Gordes fut en effet sévèrement endommagé en 1944 par les bombardements des Allemands, qui le considéraient comme un centre de la Résistance locale. Il reçu la croix de guerre en 1948, honneur exceptionnel.



PLAINE DE LA CRAU

Au nord-est de la Camargue s'étend une région à la faune riche, peu connue. La plaine de la Crau, ancienne plaine inondée par la Durance, est traversée par la N568.
La Crau est une plaine de galets et de graviers, couverte d'une végétation basse d'arbustes rabougris qui, avec ses étangs et ses marres, est un repaire idéal pour les batraciens, les reptiles et les insectes. C'est l'un des derniers refuges de la couleuvre de Montpellier, créature inoffensive qui peut atteindre 2,50 m de long. On y trouve quatre autres espèces de reptiles, dont un serpent d'eau.
Les oiseaux de proie sont sembla, à ceux de la Camargue : aigle de Bonelli, busard des marals, busard bleu et busard de Montagu, vautour et petite crécerelle. On peut également voir l'alouette, le traquet, le ganga des sables et l'hirondelle des marais.


GOURDON

Ce petit village fortifié, perché sur un éperon rocheux au-dessus des gorges du Loup, offre un panorama superbe sur la région environnante, à 14 km au nord-est de Grasse.
A cause de sa situation, très haut au-dessus de la vallée, Gourdon a été habité et fortifié depuis des siècles, et l'on y trouve même des traces d'occupation ligurienne et romaine. Plus tard, les Sarrasins occupèrent le site ; le château actuel, imposant édifice du XIIIe siècle, est construit sur les fondations de leur forteresse. L'intérieur abrite un musée historique offrant de belles collections d'armes, de mobiliers et d'art religieux. Une galerie de peintures naïves comprend des oeuvres du Douanier Rousseau. Les jardins en terrasses, conçus par Le Notre, sont aujourd'hui plantés d'espèces typiques de la flore du climat préalpin du sud. Des jardins, on découvre une vue superbe sur la côte autour du cap d'Antibes.
Dans ce village, de la place à côté de l'église, se déploie un panorama encore plus remarquable sur les gorges du Loup et le massif de l'Estérel. L'église du XIIe siècle a été très remaniée au XVIe siècle, et quelques maisons du village sont de la même époque, avec de belles façades.


GRIMAUD

Ce gros bourg médiéval, offrant de jolies vues sur le massif des Maures et la baie de Saint-Tropez, est devenu un centre d'artisanat florissant, à 10 km à l'ouest de Saint-Tropez.
Grimaud doit son nom à la famille Grimaldi de Monaco, qui y exerça la seigneurie au XIe siècle, époque où fut construit le château dont les ruines dominent encore le village. Ayant survécu à deux guerres, il fut démantelé sur ordre de Louis XIII. Aujourd'hui, il offre une merveilleuse vue sur les rues resserrées du village médiéval. Sous le château se dresse la chapelle Saint-Roch, du XIIIe siècle, où l'on bénit traditionnellement les récoltes. L'église du village est un superbe édifice roman du XIe siècle.


COARAZE

CHÂTEAU MAUDIT DE ROCCA-SPARVIERA

Sur le sommet du piton rocheux près du village de Coaraze, au nord de Nice, se dressent les ruines du château de Rocca-Sparviera (moineau-faucon). Bâti au point de rencontre des arêtes, le château dominait autrefois les deux vallées de Coaraze et de Duranus, en contrôlant la vallée de la Vésubie.
La légende raconte qu'au Moyen Age Jeanne, reine de Provence fuyant Avignon, arriva dans cette région isolée pour s'y mettre à l'abri de ceux qui avaient tué son mari. Elle avait emmené avec elle ses deux jeunes fils, une petite escorte et un vieux moine quelque peu aviné. Ils s'installèrent au château déjà plus ou moins en ruine à l'époque, et que l'on disait maudit.
A Noël, la reine alla au village entendre la messe de minuit, mais quand elle remonta elle vit avec horreur que le moine avait tué ses fils sous l'emprise de l'alcool. Désespérée, elle quitta le château et le maudit en annonçant qu'aucun oiseau n'y chanterait jamais plus. On dit que la malédiction règne encore et que même si le château offre de belles vues, il est difficile de supporter longtemps le silence qui l'entoure.


LACOSTE

Ce joli village perché à la limite nord-ouest des montagnes du Lubéron est dominé par les vestiges de son grand château, autrefois demeure du sulfureux marquis de Sade. Il est situé à 21 km à l'est de Cavaillon.
Le château presque en ruine qui domine ce petit village est à l'origine de sa renommée. Au XVIIIe siècle, il devint la propriété de la famille de Sade. Le marquis de Sade, seigneur de Lacoste depuis trente ans, quitta le château pour éviter la prison, mais il finit par passer plus de temps en prison qu'il n'avait vécu à Lacoste. La Révolution le fit sortir de la Bastille, mais elle détruisit aussi le château - qui a été restauré, ainsi que de nombreuses maisons du village, par son propriétaire actuel.
Par l'une des anciennes portes des remparts médiévaux bien conservés, on entre dans le village, typique de la région, avec des passages voûtés entre, et parfois sous, les maisons. Au-dessus de l'hôtel de ville se dresse un élégant beffroi, avec une jolie balustrade en fer forgé, d'où l'on a de belles vues.


LUCERAM

Ce village historique, riche en oeuvres d'art, est situé sur un rocher escarpé entouré par un cirque de montagnes dans un cadre magnifique et sauvage. Il est à 27 km au nord-est de Nice.
Lucéram, qui réussit à éviter les principaux conflits de la France médiévale, possède cependant des remparts et une tour de guet encore intacts. La beauté grandiose de son décor attira les confréries religieuses ; des commanderies de Templiers et de chevaliers hospitaliers s'y installèrent. L'église du village, édifice du XVe siècle remanié au XVIIIe siècle en style rococo italien, abrite des oeuvres d'art magnifiques, entre autres cinq retables dus à des artistes de l'école de Louis Bréa, datant de la fin du XVe siècle et du début du XVIe, et un autre de Jean Canavesio. Le trésor de l'église comprend aussi de belles pièces, comme une statue en argent de sainte Marguerite du XVe siècle, une statue reliquaire du XVIe siècle et une Vierge d'albâtre du XVIe siècle. Le village est de style italien, comme l'église qu'il entoure, avec un dédale de rues escarpées, parfois coupées d'escaliers et de passages voûtés, bordées de maisons médiévales et Renaissance. Le Noël des bergers attire du monde chaque année : c'est une antique cérémonie au cours de laquelle les bergers viennent offrir à l'église des agneaux et des fruits.



Tarascon

LA TARASQUE

Tarascon est au nord d'Arles, sur le Rhône.
La Tarasque, monstre effrayant, mi-lion, mi-crocodile, habitait autrefois dans le fleuve et faisait son ordinaire des femmes qui venaient laver leur linge à la rivière, ainsi que des jeunes filles qu'il attrapait dans la ville à la nuit tombée. Désespérés, les habitants de la ville firent venir Sainte Marthe des Saintes-Marie-de-la Mer. Sainte Marthe apaisa le monstre par un signe de croix et en lui jetant de l'eau bénite. Elle l'entraîna ensuite près des eaux profondes du fleuve, où il plongea pour ne plus jamais reparaître.


LURS

Caché dans la montagne de Lure, dominant la vallée de la Durance, ce village s'est endormi dans son magnifique cadre, à 11km à l'est de Forcalquier.
Au IXe siècle, Charlemagne donna ses terres à l'évêque de Sisteron, qui y établit un palais d'été puis un séminaire. Résidence favorite des évêques, le village prospéra et, au Moyen Age, il comptait 3 000 habitants et un imposant château pour les défendre. Quand le séminaire fut désaffecté, le village déclina et fut finalement abandonné au début de ce siècle. Cependant, en 1945, un groupe d'artistes s'installèrent dans le village et commencèrent à le restaurer, tâche longue et ardue. Au centre se trouve la place des Feignants, au curieux nom. Au-delà se trouvent l'église et une série de charmantes rues étroites et sinueuses, bordées de maisons médiévales. La promenade des Evêques, qui part du vieux château, était la promenade favorite des évêques de Sisteron.


MENERBES

Site d'un siège héroïque de quinze mois pendant les guerres de Religion, ce joli village s'étend sur un promontoire du versant nord du Lubéron, à 18 km à l'est de Cavaillon.
Ménerbes est un village qui se livre peu, sa partie ancienne, avec ses édifices les plus intéressants (château et église), étant difficile d'accès. Cependant, dans les hautes rues, le visiteur peut se faire une idée de la vie qu'on y menait à la fin du XVIe siècle. Les calvinistes résistèrent ici plus de quinze mois aux catholiques pendant les guerres de Religion. Les catholiques, stupéfaits du courage des Ménerbiens, ne trouvèrent jamais le passage secret partant de la mairie, vers le nord, qui permettait aux villageois d'aller nuitamment chercher des provisions. Le passage, effondré par endroits, est devenu dangereux. Il en est de même du château datant du XIIIe siècle, qui reste imposant.


MONTBRUN-LES-BAINS

Situé sur une pente ensoleillée, face au sud, ses hautes maisons bâties sur une série de terrasses dominées par les vestiges de son château médiéval, Montbrun-les-Bains est connu aujourd'hui pour ses sources froides sulfurées. Il se trouve à 12 km au nord de Sault.
Bien que le pittoresque quartier médiéval de Montbrun soit bien conservé, le château du XIVe siècle est presque en ruine. La simplicité de la façade de l'église du XIIe siècle ne trahit guère la richesse de son intérieur, qui présente de nombreuses décorations luxueuses, peintures et boiseries, et un retable élaboré, sculpté par Bernus. Un beffroi à créneaux du XIVe siècle qui formait l'une des quatre entrées fortifiées du village a donné son nom à la place du Beffroi.
Les sources sulfurées, probablement découvertes par les Romains, ne furent exploitées qu'à la fin du XIXe siècle. Elle sont excellentes pour le traitement des affections pulmonaires et des rhumatismes.



MOUGINS

Ce village très pittoresque, perché sur une hauteur dans un site extraordinaire, était jadis une importante place forte. Il est situé à 6 km au nord de Cannes.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce petit village avait autrefois plus d'importance que Cannes, qui n'était alors qu'un port de pêche exposé aux attaques des pirates, importance à la mesure de ses fortifications. Les remparts qui vinrent renforcer, au Moyen Age, l'impressionnante défense naturelle formée par l'éperon rocheux de Mougins en firent une formidable forteresse. Le visiteur entre dans la vallée - où les voitures sont interdites - par une porte fortifiée dite ' sarrasine '. La place de la mairie abonde en cafés, restaurants et boutiques d'artisanat. Le musée expose des oeuvres de nombreux photographes célèbres, ainsi que des photographies de Picasso, qui passa ses dernières années à Mougins.


MOUSTIERS-SAINTE-MARIE

Situé à l'extrémité occidentale des gorges du Verdon, ce village s'étend sur une sorte d'amphithéâtre naturel impressionnant, à l'ouest de Castellane.
La chaîne de fer forgé à laquelle est accrochée une étoile et qui relie les bords d'une brèche derrière le village aurait été installée, au Moyen Age, par un certain chevalier de Blacas, de retour de croisade, après une longue captivité. Le village devint célèbre au XVIIe siècle pour sa faïence avec son camaïeu bleu au bel émail blanc laiteux, qui fit bientôt sa prospérité. L'industrie, qui disparut peu à peu à la fin du XIXe siècle, connaît aujourd'hui un renouveau. On peut voir d'anciennes faïences de Moustiers au musée de la Faïence.
L'église offre un beau clocher à trois étages. De la chapelle Notre-Dame-de-Beauvoir, du XIIe siècle, bâtie sur le site d'une chapelle du Ve siècle, une belle vue s'ouvre sur le village.


OPPEDE-LE-VIEUX

Merveilleusement situé sur un éperon rocheux de la face méridionale du Petit Lubéron, ce village, à demi en ruine, est à 12 km à l'est de Cavaillon.
Au cours des guerres de Religion, les habitants d'Oppède, fervents protestants, s'opposèrent à leur seigneur, catholique fanatique. Le baron Oppède fit alors vendre comme esclaves, à Marseille, plus de 800 villageois. Le village, dépeuplé, à retrouvé vie grâce à l'intervention d'artistes et d'hommes de lettres. Les maisons restaurées se confondes avec l'éperon rocheux sur lequel elles s'étagent. L'église du XIIIe siècle et les ruines imposantes du château couronnent le site.



SOSPEL
Le vieux pont de ce joli village a été bâti au XIe siècle, bien que sa tour centrale soit du XXe , la tour d'origine ayant été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. La fontaine du XVe siècle et les maisons à arcades sur la place de la cathédrale sont ravissantes. L'église Saint-Michel possède un clocher roman et abrite un retable attribué à François Bréa.


MADONE-D'UTELLE
Une route balisée sinueuse, qui part de Saint-Jean-la-Rivière et gravit la montagne, permet d'accéder à la Madone-d'Utelle, petite chapelle de pèlerinage du milieu du IXe siècle, restaurée au XIXe.
Près de la chapelle se trouve une table d'orientation permettant d'identifier les sommets des Alpes-Maritimes.

LA TURBIE
Cet ancien village enjambe la via Julia, voie romaine construite par Jules César pour relier Gènes à Cimiez, à la périphérie nord de Nice. L'église Saint-Michel-Achange a été bâtie au XVIIIe siècle et possède un bel intérieur baroque décoré de fresques et de peintures, ainsi qu'une table de communion en onyx. L'arc de Triomphe appelé Trophée des Alpes, fut érigé par l'empereur Auguste en l'an 6 av.J-C pour célébrer ses victoires dans la région. Utilisé comme forteresse à partir du XIVe siècle, il fut miné en 1705 sur ordre de Louis XIV, qui craignait de le voir tomber entre les mains des Espagnols. Aujourd'hui restauré, il se dresse à côté d'un musée qui abrite une maquette du Trophée reconstitué.

ROQUEBRUNE-CAP-MARTIN
Près de Menton s'étend Roquebrune, petite ville aux ruelles couvertes, en pente raide ou en escalier, dominée par un château médiéval. A environ 200 m derrière la ville, sur la route de Menton, se dresse un olivier millénaire qui passe pour être l'un des plus vieux du monde. Cap Martin offre de belles vues sur Menton et la côte italienne.


RAMATUELLE

Ce merveilleux village provençal, au sud du golfe de Saint-Tropez, est entouré par la végétation luxuriante caractéristique de la région de la chaîne des Maures. Il se trouve à 9 km au sud de Saint-Tropez.
Ramatuelle, situé sur une colline fleurie au milieu des vignobles, a toujours été une ville-marché située sur un site stratégique. Les romains fondèrent une colonie en ces lieux, suivis par les Maures, qui à leur tour laissèrent la place aux moines de l'abbaye de Saint-Victor. Le village n'eut jamais de remparts, mais les maisons extérieures furent disposées de façon à former une ceinture défensive. A l'intérieur, on trouve des ruelles étroites et sinueuses, enjambées de voûtes et d'arceaux, et le chèvrefeuille et le jasmin s'accrochent aux maisons. L'église romane possède un beau portail sculpté en serpentine, daté de 1620, et de très belle boiseries; entre autres deux retables baroques.


ROUSSILLON

Situé au coeur de vastes gisements d'ocre, ce village perché était autrefois réputé pour ses teintures. Au coucher du soleil, le village et les falaises flamboient dans une symphonie d'ocres, de jaunes et de rouges, dont les nuances constituent l'un des plus colorés et des plus beaux spectacles de Provence. Il se trouve à 24 km au nord-est de Cavaillon.
La jolie rue étroite de l'Arcade mène, en passant devant de vieilles maisons de tous les tons d'ocre, à l'église austère du XIIe siècle, très remaniée au XVIIIe. A l'ouest du village, après la tour de l'Horloge, qui faisait partie des anciennes fortifications, se trouve le lieu-dit porte Aurouse, d'où s'ouvre une vue superbe sur les aiguilles du Val-des Fées, entailles verticales dans une falaise d'ocre. A deux heures de marche à l'est du village se trouve la chaussée des Géants, suite d'imposantes falaises déchiquetées sur lesquelles s'accroche une forêt dense.



GARS

UNE CURIEUSE RIVIERE

Gars est situé entre Collongues et Saint-Auban, à l'ouest de Roquesteron.
Dans la rue principale, une source qui fournit le village en eau s'arrête de couler tous les vingt-cinq ans, sans le moindre signe précurseur. Elle disparaît pendant quelques jours ou une semaine, puis se remet à couler. La dernière fois que la source s'est tarie ainsi, c'était au milieu de la nuit, et les villageois furent réveillés par le silence subit.


COLLOBRIERES

CHARTREUSE DE LA VERNE

A 6 km à l'est de Collobrières, une route étroite et cahoteuse mène vers le sud et la chartreuse de la Verne.
Verne était un monastère de chartreux, fondé en 1170, et possédait plusieurs petites cellules pour les moines, chacun d'eux cultivant son propre jardin. On y trouvait aussi des pièces communes, une boulangerie, un réfectoire et un cloître.
L'histoire de Verne est tumultueuse. Rebâtie plusieurs fois, elle fut finalement abandonnée à la Révolution, mais partiellement restaurée depuis.
On y entre par un porche en serpentine. A l'intérieur, l'hôtellerie est remarquablement restaurée. Une cellule de moine parfaitement reconstituée restitue la simplicité de la chartreuse.
La galerie du cloître mène à une poterne romaine, d'où l'on peut gagner les vestiges d'un moulin à vent offrant une belle vue sur les Maures.


SAINT-MARTIN-VESUBIE

Village de montagne dans un décor magnifique, entouré par les plus hauts sommets des Alpes du Sud, Saint-Martin-Vésubie est à 65 km au nord de Nice.
Edifié sur une arête rocheuse séparant les torrents du Boréon et de la Madone-de-Fenestre, Saint-Martin-Vésubie possède un beau quartier rappelant son origine médiévale.
L'architecture du village est déjà alpine, avec de hautes maisons cherchant le soleil, aux façades à plusieurs balcons sur différents niveaux, à côté de maisons gothiques avec de beaux porches et linteaux, dont les plus belles sont dans la rue du Docteur-Cagnoli, voie étroite à caniveau central.
Au milieu de la rue se dresse la chapelle des Pénitents-Blancs, édifice du XVIIIe siècle à façade sculptée et à clocher à bulbe caractéristique. La rue de l'Eglise mène au charmant édifice du XVIIe siècle, de style baroque régional.


SAINT-SATURNIN-D'APT

Ce village fortifié, adossé aux premiers contreforts du plateau du Vaucluse et dominé par les ruines de son château et sa chapelle romane, est à 30 km au sud-est de Carpentras.
On peut encore apprécier l'importance qu'avait autrefois cet ancien village fortifié par les vestiges de ses imposantes fortifications, la porte Ayguier, érigée en 1420, et le château en ruine du XIe siècle.Non loin se trouve la chapelle Saint-Saturnin, bel édifice roman qui desservait le château. Du château et de la chapelle, on découvre une superbe vue sur le plateau et le Lubéron. Le plus joli quartier du village se trouve près de l'église, rebâtie au XIXe siècle dans le style néo-roman. L'intérieur abrite une belle pietà en bois du XVe siècle.
A 11 km au sud-ouest se trouve le Colorado de Rustrel, gigantesque succession de carrières d'ocre.


SAINTES-MARIES-DE-LA-MER

Ce village touristique semble sortir de la mer au cœur de la Camargue ; les gitans du monde entier s'y rassemblent chaque année, en mai. Il se trouve à 40 km au sud-ouest d'Arles.
Selon la légende, en 40 après J-C, Marie Salomé, mère de Jacques et de Jean, et Marie Jacobé, sœur de la Vierge Marie, furent abandonnées en mer par les juifs sur une barque sans voiles ni rames qui accosta dans ce village de Camargue ; les deux Marie décidèrent de s'y installer. Au XIIe siècle, une église fut bâtie sur l'emplacement où l'on avait découvert leurs restes. L'église, avec ses fortifications à créneaux, domine le village.
Le musée Baroncelli expose la flore, la faune et la vie traditionnelle de la Camargue, et offre une très belle vue de sa terrasse.




SAORGE

Forteresse médiévale s'accrochant à un haut rebord dans le décor sauvage et rocheux des gorges de la Roya, à 47 km au nord de Menton.
Il est difficile d'imaginer décor plus spectaculaire que les pentes des gorges rocheuses sur lesquelles s'accrochent les vieilles maisons de Saorge. Importante place forte au Moyen Age, la ville est devenue, au XVIIe siècle une communauté particulièrement florissante.
Les maisons du village, en grande partie des XVe et XVIe siècles, bordent des rues pavées sinueuses, parfois si escarpées qu'elles sont coupées d'escaliers. Rebâtie au XVIe siècle après un incendie qui ravagea le village, l'église, remaniée en style baroque aux XVIIe et XVIIIe siècles, abrite un orgue datant du XIXe et transporté de Gènes à Nice par mer et, de là, à dos de mulet.
Au milieu des oliviers, à l'extrémité sud du village, se dressent les vestiges restaurés du couvent des franciscains, bâti au XVIIe siècle. La terrasse près de l'église du monastère offre une belle vue sur le village et les gorges de la Roya.
Les voitures ne sont pas autorisées à Saorge et doivent être laissées à l'entrée nord du village.


SEGURET

Ce beau village vigneron typiquement provençal, blotti contre une colline escarpée au pied des Dentelles de Montmirail, et très fréquenté par les artistes et les touristes, est à 9 km au sud-ouest de Vaison-la-Romaine.
Trois portes médiévales gardent Séguret, la porte de la Bise au nord, la porte Neuve au sud et la pittoresque porte Reynier du XIIe siècle, vestiges des remparts médiévaux que seule la disposition des rues permet de retracer en imagination.
Les rues pavées escarpées sont bordées de jolies maisons de pierre disparaissant souvent sous la vigne vierge et portant parfois des cadrans solaires. On y découvre des cyprès, des passages voûtés et de petites places, dont l'une des plus jolies abrite la fontaine comtadine des Mascarons, du XVe siècle.
Dans le haut du village se dressent les ruines du vieux château dominant la belle église Saint-Denis, du XIIe siècle, avec un petit clocher carré.



MENTON

LES CITRONS DE MENTON

Selon la légende locale, quand Dieu chassa Adam et Eve du paradis terrestre, Eve emporta avec elle un citron. Adam et Eve finirent par arriver à Menton et décidèrent aussitôt que c'était le paradis sur terre. Eve planta les graines de son citron, et l'on dit que tous les citronniers de la région sont issus de ce fruit magique.
Pendant des siècles, la prospérité de Menton vint de cette culture : les citrons de Menton sont très appréciés des connaisseurs. Aujourd'hui encore, la fête du Citron, qui se tient chaque année la semaine du Mardi gras, est le principal événement de la ville.
Au XIXe siècle, quand Menton faisait partie, avec Roquebrune, de la principauté de Monaco, ses habitants réclamèrent l'appartenance à la France, sachant que ce pays leur offrirait, pour leurs citrons, un marché plus important que l'Italie.



SIMIANE-LA-ROTONDE

L'un des plus pittoresque des villages perchés de haute Provence, couronné par une rotonde unique et dominant les champs de lavande qui s'étendent au loin, se trouve à 32 km à l'ouest de Forcalquier.
Situé entre les monts de Vaucluse et la vallée de la Durance, Simiane associe aux caractéristiques du village perché un décor boisé d'une grande beauté et de merveilleuses vues sur les champs de lavande environnants.
D'étroites rues sinueuses bordées de hautes maisons de pierre, dont beaucoup offrent de beaux portails sculptés des XVIIe et XVIIIe siècles, mènent en pente raide à la célèbre rotonde qui a donné son nom au village. Cet édifice unique est en fait le donjon et le seul vestige du château du XIIe siècle qui se dressait autrefois sur le site. Son extérieur austère contraste fortement avec l'intérieur richement décoré, aux chapiteaux sculptés et aux gracieuses voûtes d'arêtes.
Les vieilles rues du village sont charmantes, convergeant vers la halle couverte et l'église Sainte-Victoire, du XVIe siècle. Du haut du village se déploie une superbe vue sur la campagne environnante, ponctuée de plusieurs moulins à vent.


TENDE

Ce village isolé dans la montagne, au bord de la Roya, près du parc national du Mercantour, resta sous juridiction italienne jusqu'en 1947. Il se situe à 60 km au nord de Menton.
Les vielles rues de Tende, avec leurs portes et leurs escaliers élaborés en fer forgé, sont nettement d'inspiration italienne, mais l'atmosphère du village reste cependant indubitablement française.
Dans ce remarquable site, les hautes maisons, pour la plupart du XVe siècle, paraissent se superposer. Dans le haut du village se dresse un immense mur de 20 m qui protégeait autrefois le château de Lascaris, démantelé en 1692. A côté se trouve un curieux cimetière étagé en terrasses, dominé par l'église, vaste cathédrale de la fin du XVe siècle, bâtie par l'architecte italien Lazzarino et l'un des plus beaux exemples de styles gothique des Alpes-Maritimes.


TOURETTES-SUR-LOUP

Ce village médiéval parfaitement conservé se dresse sur un plateau rocheux tombant à pic ; capitale de la violette et aujourd'hui fréquenté par les artistes et les artisans, Tourettes est à 7 km à l'ouest de Vence.
Avec la lavande et le jasmin, la violette forme la base de l'industrie du parfum en Provence, et Tourettes en est l'un des principaux centres de culture. Du village, la rue sur le paysage en terrasses, avec ses oliviers, ses pins et ses champs de violettes, est inoubliable.
On entre dans le vieux village, qui offre un ensemble médiéval presque intact, par une porte à beffroi. La Grande-Rue forme un arc élégant et la chapelle Saint-Jean est décorée de charmantes fresques.